‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 2 sur 277 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

En juillet 1899, je commençais ce livre à Gérardmer, dans la paix de nos Vosges, parmi ces foréts dont je voudrais qu'il eût la gravité forte et douce. Dès lors, le plan en était tracé entièrement et le détail méme précisé. J'ai mis cinq ans à l'écrire, à la fois par lenteur voulue et retards subis. — En principe, le temps ne fait rien à l'affaire : aussi ai-je un motif particulier pour donner cette indication. Pendant ces cinq ans, la crise à laquelle répondent ces pages n’a fait que devenir plus aiguë et plus manifeste. Certaines questions qui y sont traitées ont élé débattues, non pas seulement par les penseurs — dans des cours, des ouvrages ou des revues, —mais, comme choses de mode, jusque dans les journaux, par des chroniqueurs soucieux d'actualité. — Faut-il s'en réjouir ou le regretter? Il est désirable que les graves problèmes s'imposent à tous: est-il bon qu’on les résolve, à plume courante, dans un coin de salle de rédaction, ou, une coupe de champagne en main, dans un banquet? — Quoi qu'il en Soit, j'étais comme un soldat qui se forgerait une épée près du champ de bataille : le tumulte le géne et en même temps

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