‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 274 sur 277 · SUPER · texte numérisé non relu

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LE RÈGNE DE LA SYNTHÈSE. 507 rieures au niveau des plus élevées : on redouble la misère des sauvages en voulant les « civiliser »; « ils retournent avec délices à leur pirogue »; ou, dans le sentiment de leur incapacité à changer, ils s'abandonnent aux maladies, comme « fatigués de vivre » ‘. De mème, les races les plus plastiques souffriraient étrangement si, du cerveau et du cœur de quelques-uns, un idéal trop déconcertant prétendait s'imposer à elles. Et d’ailleurs cela n’est pas à craindre. La foi nouvelle a pour caractère de comprendre et de respecter l’histoire, d'être hardie comme l'utopie et prudente comme l'expérience : elle aspire à organiser l'avenir sans désorganiser le présent. Elle gagnera de proche en proche, jusqu’à ce qu’elle règne par le triomphe sûr et doux de la vérité.

Ainsi l'humanité n'est pas près de réaliser, dans l'union, ses fins dernières : trop d'intérêts prochains l’absorbent et trop d’antiques erreurs l’en détournent. Elle n'est pas près d'occuper pacifiquement la terre pour accomplir ses destinées : trop d’antagonismes subsistent au sein des sociétés et entre les sociétés’. L'histoire, une fois consciente, peut précipiter son cours; mais elle doit le poursuivre.

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