III Méditation, À. M., p
3. Lettres 20, A. M. (éd. orig., Cx du t. 1), et 95 (vu du t. I).
4, Réponses aux VI* Objections, A. M., p. 224-1. 5. Discours; VI‘ Méditation; Principes, L
Explication, en un sens, moniste, et pourtant qui établit un dualisme entre Dieu et le monde d’une part, de l’autre entre la pensée et l'étendue. Mais Descartes a entrevu un Être, très différent du Dieu de la théologie, qui n’est pas seulement cause de tout, qui est tout, Être absolu, Raison suprême. Aussi la substance Dieu tend-elle, dans sa philosophie, à se simplifier et à absorber en elle les deux autres. Si la substance, en effet, est « une chose qui existe en telle façon qu’elle n’a besoin que de soi-même pour exister! », c’est-àdire qui « existe sans le secours d'aucune autre substance », il est bien évident que le mot n’a pas le même sens « au + regard de Dieu et des créatures ». La pensée et l'étendue ne sont substances qu’en ce qu'elles peuvent exister sans l’aide d'aucune autre chose créée?. Mais il n’y a à proprement parler que Dieu qui soit substance; non seulement c’est lui qui crée, mais c'est lui qui conserve? : rien n'existe qu’il n'ait. produit,
et rien ne subsiste qu'il ne continue à produire. Cette étendue dont l’idée en notre esprit vient de Dieu, dont la réalité n’est assurée que par la véracité divine, mais qui tient de Dieu toute cette réalité, il répugne à la pensée ou, ce qui est le même, il implique contradiction qu’elle soit finie ou terminée ‘. Descartes dit qu’elle est indéfinie, et c'est par une nuance qu’il l'empêche de se perdre manifestement dans l’Étre infini*. En outre, à ce monde indéfini, et qu'il a une tendance à croire éternel°, tout mouvement vient de Dieu; la même quantité de mouvement s’y conserve en vertu de l’immutabilité divine : et ainsi cette perfection de Dieu se trouve communiquée au monde avec le mouvement lui-même.
Quant à la pensée, — bien que créée par Dieu, recevant de