‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 40 sur 277 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. « Ex magna luce in intellectu sequitur magna propensio in voluntate. » Lettre 78, À. M. (éd. orig., cxv dut. I). ;

4. IVe Méditation, À. M., pp. 82-83; Lettres 20 et 78, A. M. (éd. orig., ex et exv du t. I).

5. Discours, III° partie, éd. Rabier, p. 36; cf. Principes, I, 43, et Lettre 20.

6. Principes, I, 41; cf. dans les Réponses aux IIL® Objections, la 12°, A. M., p. 132-1.

toules ses réserves, de quel côté il inclinait par la force des idées’. «... Toutes les raisons qui prouvent l'existence de Dieu, et qu'il est la cause première et immuable de tous les effets qui ne dépendent point du libre arbitre des hommes, prouvent, ce me semble, en même facon qu'il est aussi la cause de toutes les actions qui en dépendent. Car on ne saurait démontrer qu’il existe qu’en le considérant comme un être souverainement parfait, et #/ ne serait point souverainement parfait s'il pouvait arriver quelque chose dans le monde qui ne vint pas entièrement de lui... Il ne saurait entrer la moindre pensée * en l'esprit d’un homme que Dieu ne veuille et n’ait voulu de toute éternité qu’elle y entrât*. » C’est donc lui qui a mis en nous les inclinations de notre volonté; « c'est lui aussi qui a disposé toutes les autres choses qui sont hors de nous pour faire que tels et tels objets se présentassent à nos sens à tel et tel temps, à l’occasion desquels il a su que notre libre arbitre nous déterminerait à telle et telle chose, et il l’a ainsi voulu; maïs il n'a pas voulu pour cela l'y contraindre » — ajoutons : extérieurement. Dieu agit du dedans en l’homme, mais il agit. Si donc la liberté est quelque part, c’est en Dieu même.

Descartes, en effet, la mel entière en ce dernier asile, et il le déclare solennellement. Ce n’est qu’un en Dieu de connaître et de vouloir * : ce qu’il veut est pour toujours le bien et la vérité, car ce qu’il a voulu il ne le change jamais®. Il n'y a « aucune, idée qui représente le bien ou le vrai, ce qu'il faut croire, ce qu’il faut faire ou ce qu'il faut omettre, qu'on puisse feindre avoir été l’objet de l’entendement divin avant que sa nalure ait été constituée par la détermination de sa

1. Lettres 95, 100, 104, A. M. (éd. orig., vin, 1x, x du t. J).

2. 11 s’agit ici de la pensée en général, — action de la volonté comme perception de l’entendement.

3. Lettre 95, À. M., p. 654-2. Quand nous prions, « c’est seulement afin que nous obtenions ce qu’il a voulu de toute éternité être obtenu par nos prières », p. 655.

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