‹ La syphilis du cerveauChapitre 93 sur 151 · FORMES VARIÉES · texte numérisé non relu

FORMES VARIÉES

tologiques qu'est susceptible d’affecter la syphilis cérébrale en raison de la diversité possible de ses localisations anatomiques.

A vrai dire, ces variétés, que constitue simplement l’adjonction aux symptômes morbides usuels d’un ou de plusieurs symptômes insolites, sont moins des formes particulières de syphilis cérébrale que de simples incidents de localisation. Mais peu nous importe. Elles nous présentent la maladie modifiée dans ses expressions habituelles par l'intervention de phénomènes nouveaux, et, à ce titre, elles sont dignes de tout notre intérêt.

En pathologie cérébrale, tout est subordonné à la condition majeure, prédominante, du siége des lésions. Suivant que la lésion affecte tel ou tel département du cerveau, elle devient l’origine de tel ou tel trouble de fonctions. C’est là un fait de notoriété commune, qu'il suffit d'énoncer. Or, la syphilis pouvant porter son action sur les divers districts de l’encéphale, il suit de là qu'elle est naturellement et forcément appelée à exciter des troubles fonctionnels variés, en relation anatomique précise avec le siége qu’elle affecte dans chaque cas particulier. Les expressions cliniques de la syphilis cérébrale, reflet des lésions qui leur servent d’origine, sont donc soumises avant tout aux localisations de la diathèse dans l’encéphale.

C'est ainsi que, dans les cas où elle affecte les résions inférieures du cerveau, la maladie se traduit de préférence par des phénomènes divers de paralysie. Et pourquoi? Parce que là, vers la base du crâne, elle rencontre d'une part les nerfs cérébraux et, d'autre part, l'isthme de l’encéphale.

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