COUP D'ŒIL SUR LA SYPHILIS HÉRÉDITAIRE
loppemeiit; après ils s'atrophient, car la moelle devient grasse et le cartilage se réduit à une couche d'encroûtement.
Il est vrai que ces lésions du tissu conjonctif ne sont pas toujours seules ; mais les autres n'existent jamais sans elles, et leur sont toujours subordonnées. Si les cellules épithéliales des alvéoles du poumon, des tubes rénaux et des testicules, sont altérées ou détruites, c'est parce que le lissu conjonctif a été primitivement et longtemps malade, et qu'il a pris un accroissement démesuré. Leur altération n'est pas dynamique comme la sienne, mais véritablement mécanique; elles meurent par compression, par étranglement.
Ainsi : Dans la syphilis héréditaire, le tissu conjonctif tend à prendre la place de tous les autres, ou à se développer au milieu d'eux, en masses plus ou moins compactes; il est le foyer du travail morbide, et la maladie est une hypersclérose généralisée.
Sur la malformation achondroplasique et le dieu Phtah.
Communication faite à la Société D'ANTHnopoi-OoiE, 1878.
Il est une monstruosité, commune à plusieurs espèces animales, et qui chez l'homme est désignée, mais fort improprement, par la dénomination
de RACHITISME CONGÉNITAL.
J'espère pouvoir bientôt présenter une étude complète de ce point de tératologie. Aujourd'hui je me bornerai à quelques considérations sommaires sur ce qui a trait à l'espèce humaine, à propos d'une petite fille qui se trouve dans mon service de l'hospice des Enfants-Assistés, et que je vais avoir l'honneur de montrer à la Société.
11 n'y a pas de rachitis congénital, et toutes les altérations osseuses du fœtus ou du nouveau-né, qualifiées de la sorte, sont sous la dépendance de la syphilis héréditaire ou de l'affection dont je désire vous entretenir.
D'ailleurs je ne suis pas seul à nier l'existence du rachitis congénital; avant moi, d'autres l'ont également contesté ; par exemple : Boerhaave, Van Swieten, M. Urtel et M. le professeur Depaul, qui vient de publier dans les Archives de tocologie une série d'articles sur cette question.
Comme l'ont établi les travaux de M. J. Guérin, de M. le professeur Broca et ceux plus récents de M. Virchow et de quelques autres anatomopathologistes, ce qui caractérise essentiellement la lésion rachitique, ou, pour mieux dire, le rachitis, c'est un tissu nouveau généralement appelé spongoïde, qui se développe aux dépens de la couche chondroïde du cartilage épiphysaire. A ce phénomène essentiel s'en joignent d'autres accessoires, tels que la méduUisation et la décalcification de la diaphyse.
L'examen des os, dans le prétendu rachitis congénital, montre que non seulement la couche chondroïde n'est pas exubérante et ne donne pas naissance à du tissu spongoïde, comme dans le vrai rachitis, mais que le cartilage, suivant les observations de Lessing, de Henri Mûller et surtout