TROISIÈME PARTIE
PAIULLÉLIS ENTllK LA SYPHILIS ACQUISH DU l'ENFANCE ET LA SYPHILIS UÉnÉUITAinE TAIIUIVE.
], Préjugé consistant à considérer comme absolument rare et exceptionnelle la syphilis acquise de l'enlance. — En réalité, cette syphilis, sans être commune, comporte un degré de fréquence supérieur à celui quon lui attribue généralement 56G
II. — Étiologie. — Deux laits négatifs ; !<> la syphilis acquise de l'enfance ne dérive jamais de ce qu'on a appelé la contagion au passage; — elle ne déi'ive jamais d'une syphilis maternelle antérieure à la grossesse.
Sources de contagion multiples, spéciales ou banales. — Contagions derivaul de l'allaitement. — Dangers de la promiscuité du sein au point de vue do la contagion syphilitique. — Contagions dérivant des circonstances multiples et variées de ïéleuagc. — Contagions d'enfant à enfant.
— Contagions de la vie domestique, du lit commun, etc. — Contagions dérivant d'attentats criminels. — Contagions d'origine médicale (vaccination, circoncision, etc.). — Contagions accidentelles. — Statistique sur la fréquence relative de ces divers ordres de contamination {)69
m. — D'une façon générale, la syphilis acquise de l'enfant se modèle sur la syphilis acquise de l'adulte comme symptômes et comme évolution. — Différence relative au siège de l'accident initial 695
IV. — Pronostic habituellement bénin, devenant grave, voire très grave en certaines circonstances particulières. — Gravité particulière de la syphilis acquise dans le tout jeune âge. — En tout cas, contraste absolu comme pronostic entre la syphilis acquise de l'enfance et la syphilis héréditaire. 599
V. — Comme toute syphilis, la syphilis acquise de l'enfance comporte les
dangers du iertiarisme. — Exemples d'accidents tertiaires dérivant de cette origine. — Pourquoi ces accidents ont-ils toutes chances d'être méconnus comme nature? — Confusions fréquentes de tels accidents avec des manifestations d'ordre scrofuleux. — Conséquences parfois lamentables d'erreurs de ce genre tiOj
VI. — Diagnostic différentiel de la syphilis acquise de l'enfance et de la syphilis héréditaire. • 615
VII. — Cinq caractères différentiels majeurs : l» époque d'invasion; — 2" modalité des symptômes initiaux; — 3° physionomie générale, habitus; — 4° lésions ou symptômes relevant en propre de l'hérédo-syphilis;
b° contraste entre l'âge du malade et la qualité des accidents.
Cas assez communs où aucun de ces signes ne peut être utilisé en pratique 61(
VIII. — Quelles ressources restent au diagnostic dans les cas de ce genre?
— Deux ordres de signes à consulter : 1» symptômes ou lésions qui constituent l'état actuel du malade. — Présomptions établies en faveur de l'hérédo-syphilis par la qualité de certains accidents (kératite interstitielle, surdité profonde sans lésions, affections osseuses de certains types, etc.). — 2" Examen de la personne du sujet. — Deux signes véritablement différentiels : dent d'JIutchinson et certaines di/formitds osseuses (crâne natiforme, malformations natives du nez, tibia en lame de sabre, etc.).
Aucun signe, toutefois, n'est assez probant pour mériter la ()ualilication do pathognomonique. — Rien autre que des présomptions plus ou moins sérieuses à tirer des signes fournis par la clinique.
TABLE DES iMATlÉRES.
Diverses particularités, qu'à, l'origine on avait considérées coniinc des signes révélateurs d'hérédo-sypliilis, peuvent être réalisées par la syphilis acquise de l'enfance. — Exemples : érosions dentaires, retards et arrêts
de développement, infantilisme, etc
IX. — Véritable critérium du diagnostic résidant en ceci : 1» antécédents du malade ; — 2" enquête sur la famille du malade.
A défaut des antécédents, souvent inconnus et impossibles à connaître, c'est Venquête sur la famille qui reste la dernière et suprême ressourcé du diagnostic.
Services scientifiques et pratiques dérivant, on l'espèce, de ce procédé, de cette véritable méthode diagnostique
CoRDBIL. —
Tj'p. et stér. r.RÉTG.