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Moore et Keipez en 1921 abordent la question sous cette forme : Q1l faut montrer que la fréquence de la neuro-syphilis parmi les conjoints et les enfants des neuro-syphilitiques est plus grande que
celle choisie parmi n'importe quelle autre classe
non sélectionnée de neuro-syphilitiques ».
Ils obtiennent les résultats suivants grâce à un examen complet et à des P. L systématiques parnu les 22 partenaires de P. G, 6 sont exempts de syphilis ; des 16 autres, 11 — soit 68,7 % étaient atteints de neuro-syphilis (3 P. G, 1 tabes, 1 syphihis vasculaire, 3 syphilis méningo-vaseculaires, 3 asymptomatiques).
Six des conjoints de tabétiques étaient syphilitiques ;. 4 neuro-syphilitiques (66 9%). (2 tabes, 1 hémiplégie, ! syphilis nerveuse asymptomatique).
Enfin 18 des partenaires des 21 malades atteints de syphilis cérébro-spinale étaient syphilitiques, mais 5 seulement (27,7 %,) présentaient une neuro-syphilis.
Moore et KerpeL concluaient alors que la neurosyphilis était deux fois plus fréquente chez les con- Joints de P. G et de tabétiques que chez ceux de sujets atteints de syphilis cérébro-spinale.
Or, on le voit, une grosse critique peut être faite à cette statistique : c’est de grouper sous le même nom des yphilis nerveuse les lésions parenchymateuses vasculaires et méningées. Si l’on tient compte de cette distinction sur laquelle on a insisté au début de ces pages ; on trouve alors les chiffres suivants
— 16 conjoints syphilitiques de P. G présentent :
3 P. G, 1 tabès, 3 formes asymptomatiques (biolopiques). C'est-à-dire 43 %, de neuro-syphilis conjugale et seulement 25 94 si l’on ne tient compte que des formes diagnostiquées cliniquement ; — chez 6 partenaires syphilitiques de tabétiques, on trouve 2 tabès, 1 forme asymptomatique, soit 50 % de syphilis et 33 % de formes avérées.
Ces chiffres, on le voit, diffèrent singuhèrement de ceux indiqués par Moor et Kerpez qui notent dans leurs conclusions
« Le pourcentage de neuro-syphilis conjugale « chez les partenaires de neuro-syphilitiques est « plus élevé que celui des autres auteurs et ceci « grâce à l’examen systématique du L. C. R.
« Quoique la grande fréquence de la neuro-syphilis « conjugale chez les partenaires de neuro-syphili- « tiques parenchymateux indique l’existence d’une « variété neurotrope spéciale de tréponème, le pour «centage relativement bas trouvé chez les par
tenaires de neuro-syphilitiques cérébro-spinaux,
est un facteur de complication. On ne peut donc « conclure de façon décisive avec la présente série « de malades quant à la dualité du virus. »
En 1923, Moore reprend avec Kemp la même étude suivant la même méthode et ayant obtenu les mêmes chiffres, 1l conclut cette fois d’une façon ferme à l’existence d’un virus neurotrope comme facteur étiologique de la syphilis nerveuse parenchymateuse, cette hypothèse ne s'appliquant pas à la syphilis nerveuse cérébro spinale. |
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: En 1925, Kempe et Poore concluent de leur étude sur la syphilis nerveuse familiale que la neurosyphilis est 8 fois plus fréquente chez les mères et 3 fois plus chez les pères des enfants atteints de neuro-syphilis héréditaire que parmi les parents d'enfants atteints d’hérédo-syphilis sans localisation nerveuse.
Praur et GorING, ScHacnerL, RAVEN SEELERT, dans leurs études sur la P. G conjugale, trouvent de 16 à 40 % de conjoints neuro-syphilitiques et de 26,9 à 33 % en ce qui concerne le tabes.
SUNTHEIM en 1909, note 14 neuro-syphilis conjugales sur 152 couples dont un des conjoints est tabétique, 9 sur 103 couples dont l’un des conjoints est atteint de P. G. — Dans les deux séries, SUNTHEIM constate que l'atteinte conjugale est deux fois plus forte chez les maris de femmes neuro-syphilitiques que chez les épouses d’hommes atteints de neurosyphilis. On a donc d’autant plus l’occasion de retrouver de couples malades qu’on prend comme point de départ les conjoints les plus rarement et les plus tardivement atteints.
En 1910, RavrarT, HannarD et GAvET notent 16 P. G conjugales sur 2429 aliénés, ne comprenant pas exclusivement des P. G, ce qui est bien vague.
Dans le présent travail, les observations de la consultation du soir dirigée par M. Serazy à Laënnec ont été analysées d’une façon toute différente :
Le nombre de malades inscrits est de 2.535.
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Les accidents tertiaires se décomposent en :
Aortites et anévrysmes:......... Action Po do fl LHeuCoplasies MA EE ERERCEEr CRAN ERCE EEE 22 SYPRINISNTELEMOSSEUSES Re PME CIE 41 SDS ILENRTAU TOITS PEACE 11 ACCLJEDTSCUÉANESE VE MERE TRE Eee PAM 7 SYphiiSA er EM ANT MR EE RE ECRECREPEree 4 OrchiteseSvphiTEqQues M AR CRE here RE 1
Les lésions du parenchyme nerveux, au nombre de 178, se répartissent en :
Formes)avérées :fabès- CNT RENE Er. 65
: paralysie générale. .... 17 82 Formes irustes NE NRA EE PRE 82 Formes biologiques ou latentes........... 14
L’infection syphilitique se traduit donc tardivement par des lésions tertiaires dans 11 % des cas, soit moins de 4 %, d’accidents non nerveux et plus de 7 % de nerveux. C’est dire que la neuro-syphilis représente 64 9% des manifestations tardives de la syphilis
Dont 29.5 %, de formes avérées Dont 29.5 % de formes frustes Dont 5 % de formes latentes ou biologiques
Tandis que les accidents non nerveux s'élèvent seulement à 36 %.
Dont 17 % d’'aortites Dont 7 % de leucoplasies
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Les 12 % restants comprenant tous les autres accidents tardifs de la syphilis.
La syphilis ancienne des deux conjoints a été trouvée chez 40 individus formant 20 couples. Parmi eux, 20 étaient neuro-syphilitiques, soit 12 fois chez l’un seulement des conjoints et 8 fois chez les deux. — La neuro-syphilis s’observait donc dans 50 % des cas et l’atteinte des deux partenaires dans 20 %, seulement. \
Que peut-on déduire de ces chiffres ?
19) Que les accidents tertiaires surviennent actuellement dans moins de 10 % des cas : 278 fois sur 2.535 syphilitiques.
20) Que la neuro-syphilitique parenchymateuse constitue à elle seule presque les 2/3 des accidents de la syphilis tertiaire : 178 fois sur 278. Ce chiffre est le même que celui trouvé par M. Sézary sur un autre groupe de malades.
30) Que les formes frustes de la syphilis nerveuse sont donc aussi fréquentes que les formes avérées : 82 dans chaque catégorie.
40) Que les formes biologiques doivent représenter environ 7,8 % de la syphilis nerveuse, parenchymateuse dans cette consultation où les P. L ne peuvent être faites systématiquement. (GRAY trouve 8 %, Moore et Keinez 14 %).
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50) Que la neuro-syphilis chez les couples n’a été trouvée que dans 50 %, des cas, tandis que la fréquence de cette affection chez les individus isolés, atteint 64 %.
Cette discordance peut s'expliquer par le fait que ces chiffres portent sur un petit nombre de malades et qu’ils varient donc dans de fortes proportions.
60) Que la neuro-syphilis des deux partenaires existe dans 20 9% des cas, c’est-à-dire dans la moitié environ.
Ceci pouvait être prévu
a) La syphilis nerveuse se voit une fois au moins sur 2 syphilis tardives, donc sur deux conjoints l’un a les plus grandes chances d’être neuro-syphihtique.
b) Sur 4 conjoints, c’est-à-dire sur deux couples, 2 sujets sont neuro-syphilitiques ; de deux choses l’une : ou ces deux sujets seront deux conjoints, ou bien il y aura un partenaire de chaque couple
c) C’est donc seulement en envisageant 4 couples que l’on obtiendra : 1 couple de neuro-syphilitiques, 2 couples dont l’un des conjoints est neuro-syphilitique, 1 couple exempt de neuro-syphilis.
Dans la présente statistique, le fait ne s’est pas vérifié une fois sur quatre, mais une fois sur six environ (4 sur 25 couples). Le nombre de malades était trop restreint pour obtenir des chiffres précis.
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On ne peut donc s’empêcher de conclure comme le faisait M. Sezary en 4925 que les cas de syphilis nerveuse conjugale s'expliquent tout naturellement par des coïncidences. Il n’y a rien d’étonnant en effet que la syphilis se traduise chez les deux conjoints par sa manifestation tardive la plus fréquente c’est-à-dire par une affection nerveuse.