‹ La Syphilis Nerveuse LatenteChapitre 26 sur 36 · II. Troubles réflexes intenses. Signe d'Argyll-Robertson · texte numérisé non relu

II. Troubles réflexes intenses. Signe d'Argyll-Robertson

Tout au contraire, l'importance capitale du signe = d’Argyll- Robertson, — en dehors du tabes et de la

paralysie générale, — pour le diagnostic de à syphi-

lis, est un fait aujourd hui classique.

Les travaux, que nous avons étudiés plus haut, de

Babinski et de son élève Charpentier, ceux de Ces-

tan et Dupuy-Dutemps , ceux de Widal, Vaquez,

Dufour, Polguère, etc, Sont venus montrer que, à

V exception de cas rarissimes de névrite interstitielle

À hypertrophique (1 e d’atrophie musculaire du type

Charcot-Marie, et peut-être de syringomyélie et de

sclérose en plaques, le signe d'Areyll- Robertson

parait être constamment en relation avec une infec-

tion syphilitique acquise ou héréditaire

Sans doute des observations ont été publiées dans

lesquelles la syphilis était ignorée ou niée par le

- malade; mais ces cas sont, par rapport à ceux dans:

lesquels on à PAPAS lexistence de la syphilis,

en très petite minorité; 2 cas sur 25, dans la statis-

tique de Charpentier; 2 cas sur 13, dans celle de

Dufour. — Soit, en réunissant les deux statistiques,

une proportion de 90 0/0 de syphilitiques avérés

| parmi les malades porteurs du signe d’Argyil. On

sait, d'autre part, combien est fréquente la syphilis

Hionoree.

; (dl 1) DS Société de Neurologie, 3 juillet 1902.

[Il ne nous est donc pas, sans doute, permis de conclure que la syphilis existe foujours dans les anté- “te cédents personnels ou héréditaires de ces sujets, et que le signe d’Argyll en soit (en dehors des maladies nerveuses précitées) un symptôme absolument pathognomonique.

Mais, nous tenant sur le terrain de la pratique, nous pouvons, à l'exemple de M. Widal, considérer tout sujet porteur du signe d’Argyll comme un ancien syphilitique et agir en conséquence. Les chances d'erreur, s’il en existe, seront bien minimes, et, par-

mi les stigmates de la syphilis, acquise ou héréditaire, al n'en est guère qui trompe moins que le signe d'Ar- gyll- “Robertson. s et

. III. — Irrégularité pupillaire ' / L’irrégularité pupillaire serait, d'après les travaux

de MM. Joffroy et Schrameck équivalente au signe d'Argyll-Robertson; ils ne l’ont observée que « dans les affections où la motilité de L'iris va se trouver atteinte, tabes, paralysie générale, syphilis. » Ils l'ont bien rencontrée aussi chez un certain nombre de vésaniques; seulement, ajoutent-ils, d’après nos observalions, il nous a semblé qu'on ne la rencontrait guere que chez les vésaniques syphilitiques. »

M. Dufour, dans son travail, a trouvé de lirrégularité pupillaire à l'état isolé :

Sur 80 syphilitiques avérés, 5 fois.

à 7 EEE | Ba sujets chez qui l on ne pouvait déceler Ja à ph également 5 fois.

dl résulterait dé ces faits que Héeulante. pupil- Cire tout en. étant un symptôme bien plus fréquent se chez les syphilitiques. que chez les non syphilitiques, pourrait exister égalément chez ceux-ci.

La question est «dl ailleurs posée depuis trop peu de “temps pour qu'on puisse lui donner une réponse ferme; des recherches de’ SANS sont pour cela | nécessaires. Tree : ARS E 2 L'une d’ elles s ‘impose; c'est l'étude, chez les sujets à pupilles régulières du liquide céphalo-rachi-

S dien, Fee e Re je " ASE à

SEV Imégalité pupillaire

Sa valeur, nous l'avons vu, est nulle quand elle pa n est pas liée à un trouble réflexe.

Ne Troubles des réflexes tendineux

SLR as — Exagération. - — Il nous faut considérer .

AS

D. successivement es tagér ‘alion précoce et l' exagéralion Ê Las s # A “tardive. * “ a) Exagération pr écoce. — Si le processus Me par Zaroubine était Msoliment constant, il pourrait donner quelque indication diagnostique.

Zaroubine, dans un: cas où il observait chez un

malade une éruption Re douteuse, peu abon-

« avec un rene prodigieux » une augmen- | tation des plus nettes de l’excitabilité réflexe, a consi-

re

déré son malade comme syphilitique, et Pa traité che te

NE

conséquence, L'évolution ultérieure prouva l'exacti- LS £ : RE D

tude du diagnostic. $ MATE =

Mais on conçoit que la technique spéciale et délicate que nécessite ce procédé d'investigation s'oppose, FS d’une facon à peu près absolue, à ce qu'il puisse

entrer dans le domaine de la pratique. Eee | 54 J

8) Exagération tardive. —L'exagération des réflexes, - 5200 y a ": ts sans être un phénomène absolument banal, se ren- Tr RES

contre avee une telle fréquence et dans des états M morbides si. nombreux (alcoolisme, essencisme, - MS intoxications diverses, nervosisme, etc.) qu elle ne a À

saurait avoir la moindre valeur Diet NAN,

B. — Abolition — FR RÉR os des réflexes patel- 4 laires et achilléens nous parait, au contraire, avoir CAR $ une valeur diagnostique assez considérable. RE 2

Et tout d'abord, alors que l'intensité des réflexes 5 est très variable à l’état normal, et peut faire croire SR

. à tort à leur exagération ou à leur diminution, l'existence de ces réflexes est absolument constante chez ‘3

\ Es ere

les individus sains. < C'est là une notion classique; citons à l'appui, le travail récent de Jeno Kollartis (1), qui, chez mille

(1) Sur quelques réflexes chez l’homme sain et dans le tabes, par qe 2 Jeno Kollartis. Deutsche Zeitschrift für Nervenheilkunde 1902, p. 89- # 114 (analysé in Revue Neurologique). #:

S en question. Bus one est Cac sûrement un phénomène pathologiq ue.

Or, dans quels états morbides trouve-t-on cette dis- CES : parition Ver 1° Au cours des poliomyélites antérieures, des poly- névrites, de la chorée, de la sy ringomyélie, des 6 Pis des méningites, c’est-à-dire d’affections nerveuses très caractérisées. | ra Au cours de, certaines infections graves (fièvre Tire 24 ER 3° Au cours du. labos Moyzès (1) a trouvé de l'abolition des réflexes rotuliens chez 40 0/0 et des S ‘achilléens chez 50 0/0 de ses diabétiques. 4° Au cours, enfin, de la paralysie générale et du

tabes. de | F <

L’abolition du réflexe rotulien — signe de West-

__ phall —estun des symptômes cardinaux de ces deux | affections. M. Babinski a récemment montré que l'abolition du réflexe achilléen avait une valeur plus

| grande encore, parce qu’elle est plus constante, plus

précoce, et que sa recherche, enfin, est infiniment plus aisée. Ses CONSILSIONS ont été confirmées par de

nombreux auteurs.

En particulier, Godflam (2) a cité des cas dans les-

(1) Moyzès. __ Recherches sur l’état des réflexes tendineux, des réflexes cutanés, des réflexes pupillaires et de quelques sensibilités viscérales profondes dans le diabète, — Thèse, Bordeaux 1902.

(2) De la disparition du réflexe du tendon d'Achille comme premier symptôme de tabes, et de sa signification. Neurolog. Gentralblatt,

ee pe sept. 1909, p. 786.

ù L RS ; quelé. da disparition ME séficue du tendon d'Acht le:

DR

était le premier symptôme en date d'un tabes naissant, et Von Sarbo a confirmé ses conclusions (1). nr

- Dès lors l'abolition isolée des réflexes achilléens ou patellaires chez les sujets syphilitiques, c'est-à= k dire candidats au tabes et à la paralysie générale, 7 nous apparait avec toute sa valeur. Et, d'autre parts. au cas où, chez un sujet « on trouve, comme tout sympe tôme nerveux, en dehors des grandes infections | (fe evre typhoïde) et du diabète, de l'abolition AERT réflexes patellaires ou achilléens, on doit songer | à

la possibilité d’une infection syphilitique antérieure,

et diriger ses recherches dans ce sens.

Le cyto-diagnostie, s'il donnait un résultat positif,

tou Pre à cette hypothèse un certain appoint.

VI. Signe de Babinski isolé Nous n'avons pu en trouver qu'un, cas; la question de sa valeur diagnostique ne peut. même Pas SENS

poser.

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