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Or, ce phénomène ne se rencontre, — en dehors
du tabes et de la paralysie générale, — qu'au cours
d'un certain nombre d'états morbides bien caracté-
| risés. SANS : Lu -
Ce sont d’ abord les méningites : méningite tuber-
be méningite cérébro-spinale enque à la
période. de régression, les réactions méningées (1), FE
La c’est-à-dire,’ en somme, des méningites atténuées,
au cours d'infections d'origines diverses : intesti=
nales, broncho- -pulmonaires.otitiques; qu’elles soient
= d’ailleurs spécifiques (fièvre typhoïde) ou banales. On
à = > RUN __ le trouve également au cours du zona, de certaines
névralgies du Roms (2), des hémorragies ménin-
OS -gées à anciennes.
. M. René. Monod (3) a Lee que les oreillons
ER ‘accompaguaient régulièrement, en dehors de tout symptème méningitique, d'une lymphocytose cépha-
f lo-rachidienne considérable, alors que des infections
beaucoup plus graves : variole (Roger et Esmonet),
É a “tuberculose, fièvre Loos érysipèle de la face,
(T)Réactions méningées chesT enfant, par René Monod, Thèse, Paris, 1902 (2) Lymphocytose du liquide céphalo-rachidien dans certains cas de - névralgies du trijumeau. Pitres. Societé de Biologie, 20 février 190%. :Névralgie du trijumeau et poueho lombaire. Sicard. Societe de Biologie, 27 février 1904. \
(3) Id. ibid.
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ment be ; A Les recherches entreprises dans la méningite cérébro-spinale et dans le zona (2) ont, enoutre, mon-
tré que la lymphocytose céphalo-rachidienne pouvait persister plusieurs mois après la guérison apparente de l'affection qui l'aurait produite, mais qu’elle finis-
sait par disparaitre (3). RS
d’être un phénomène banal. En dehors des affections si nettement caractérisées que nous venons d'énumérer, on ne l'a rencontrée jusqu'alors (réserves faites pour la blennorrhagie, si de nouvelles obser- vations venaient s'ajouter à celle que nous avons relatée. plus haut) que dans la syphilis.
Si donc un malade présente une éruption dou- ee teuse, une céphalée tenace, une angine suspecte, ou
tout autre symptôme qui fait penser à la spécificité,
Là lymphocytose céphalo- -rachidienne estdobe loin 7
le clinicien sera en droit de pratiquer chez lui 1e GES
diagnostic céphalo- -rachidien.
Pres RUE AS
S'il donne un résultat négatif on n’en pourra rien
conclure ; ; Si, au contraire, la lymphocytose est ReueT
(1) Widal, Sicard et Ravaut. À propos du Hemrste du. 1ébes, Revue Neurologique, 1903, n°6, p. 289.
(2) Nature, évolution et durée de la réaction méningée dans le zona, par MM. Chauffard et Froin. Bulletin de la Soc. Méd., des Hop., 1902, p. 994, | | si +
(3) Labbé et Gastaigne. Examen du liquide céphalo-rachidien dans deux cas de méningite cérébro-spinale terminés pa guérison. Soc. Le Hop., 29 mars 1901.
notre sens, un ‘appoint er able pour
établir É Ciagnostie de syphilis, | Nous avons eu, pour notre part, recours dans deux cas à ce procédé ; il donna dans les deux cas un résul- “tat positif: mais, par une chance malencontreuse, les . malades quittèrent l'hôpital dès le lendemain, en sorte que nous ne pûmes avoir confirmation du
| aiagnostic LEA Eoé
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one AVI
| (Personnelle)
Augustine ( Che, Pre le As 1903, salle Cullerier, n° 35, | Soignée trois mois auparavant pour un «chancre mou », elle souffre depuis cette époque de maux de tête quotidiens, DÉS “4 que continus, sans exacerbation nocturne, avec prédominance au niveau du sinciput. | L'examen reste entièrement négatif.
Ponction lombaire. — Lymphocytose peu abondante, mais k nette ; 8-10 éléments par champ d'immersion. à as \ OBseRvaATION XIX
3 Mas
| Suzanne Ve … 22 ans, entre le 9 juillet 1903, salle Cullerier, en pour une éruption mal caractérisée, qu elle a remarquée Bi ya quelques jours. Cette éruption, qui siège au bas-ventre a sur les cuisses, est formée de macules de la grandeur d’une pièce de 50 centimes, très pâles, à peine rosées, non saillantes, à ‘contours. flous, disparaissant par la pression du doigt : elle fait penser à une eo mais son aspect n'ést pas caracté-
| ristique. ÉE :
En outre, pts accuse üne légère céphalée, datant de
quelques jours, se produisant le matin au fre durant parfois toute la journée, mais ne troublant pas le soinmeil.
Santé habituelle excellente. Pas d’antécédents Horbiies notables. Examen entièrement négatif. Pas de blennorrhagie. Ponction lombaire. — Enorme lymphocytose; on compte une cinquantaine d'éléments par champ d'immersion; ils sont, DS
‘places, agglomérés en RTE & ?
Nous regrettons très vivement de n'avoir pu suivre ces malades. Si quelques doutes pouvaient subsister pour la prernière, en raison de la faible abondance
de la réaction leucocytaire, nous avions posé chez la” seconde, d’une facon tout à fait ferme, le diagnostic
de syphilis. La syphilis, soupconnée en raison d’une à éruption fruste et de céphalées peu typiques, pouvait = seule donner naissance à une lymphocytose méningée
d’une telle intensité.
Nous croyons donc que la ponction lombaire pourra fournir aux syphiligraphes, comme elle fait déjà pour les neurologistes, des indications diagnostiques de | premier ordre. Sans doute, il faudra se tenir à l'abri des causes d'erreur; les neurologistes, qui en font un si large emploi, le savent bien; ils se tiennent en garde contre des associations morbides (1) qui pourraient leur donner le change, et les amener à des. conclusions erronées. Mais la ponction lombaire n’én conserve pas moins, pour eux, toute sa valeur. Le diagnostic de la syphils se fait plus souvent, comme l’a répété tant de fois le professeur Fournier,
{ | Î (1) Méningite aiguë à pneumocoques chez une hérédo-syphilitique die ETES Six semaines, par M, L. Guinon. Soc, med. Hop., 14 juin 1901. «
symptomatique que sur un symp- AE unique. La précocité de son apparition, son | extrême fréquence à la période secondaire, sa rareté % nue én« dehors de la sy philis, et l ‘allure bien caractérisée ne. 4 des affections qui i la déterminent, font 1e la lympho- Tr | cytose céphalo- rachidienne : un signe de premier ordre,
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Re que les syphiligraphes devront s'habituer à Has Do Rae dibiques seul L aura pu suffire à les
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