‹ La Syphilis sans ChancreChapitre 29 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les conclusions qui se dégagent de cette étude sont de plusieurs ordres, et intéressent la pathologie générale, la syphiligraphie, la pratique médicale courante, toutes les fois que celle-ci s’adresse à la transfusion.

19 Au point de vue de la pathologie générale, elle assimile la syphilis à de nombreuses autres maladies, qui, quoique présentant habituellement un chancre d’inoculation au point d’entrée de l’agent pathogène, peuvent dans certains cas bien précis, en particulier l’inoculation strictement vasculaire, évoluer sans lésions au point d’entrée.

Le chancre nous apparaît donc comme une réaction, une réponse cutanée ou muqueuse locale à l’infection, habituelle mais non-obligatoire.

20 Au point de vue proprement syphilitique, notre travail entraine les conclusions suivantes :

a) Il existe des syphilis sans chancre. Ces syphilis se manifestent, soit par une réaction glanglionnaire, soit par l’apparition d’accidents de la série secondaire ou secondo-tertiaire, qui sont alors le premier symptôme. Si donc on conserve pour le chancre l’appellation d’accident primitif consacrée par l'usage, il

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faut savoir que cette appellation comporte quelques réserves.

b) L'hérédo-syphilis mise à part, ces syphilis sans chancre semblent rester exceptionnelles : on ne peut en effet retenir comme probantes que les observations strictement rigoureuses ; et nous n'avons pu en recueillir qu'un nombre restreint.

c) Le praticien néanmoiïns ne doit pas négliger la recherche systématique et minutieuse du chancre ou de sa cicatrice dans tout examen de syphilitique.

3° Au point de vue plus particulier de la transfusion sanguine, l'existence, aujourd'hui incontestable, de cas d’inoculation de donneur à receveur, doit faire multiplier les précautions ayant pourbut des’assurer de la bonne santé du donneur. Aussi, en dehors des cas d’extrème urgence, faut-il procéder à un examen complet du donneur, tant clinique que sérologique. De même, quand on a à sa disposition un donneur professionnel, il ne suffit pas que cet examen ait été effectué une fois : il importe de le renouveler à intervalles assez rapprochés ; tous les mois au moins, et le plus près possible de la date de la transfusion.

Vu : le Président de thèse, GOUGEROT.

Vu : le Doyen, BALTHAZARD.

Vu ei permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

S. CHARLÉTY.

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