LORIE
la pituitaire ; les cornets viennent au contact de la cloison; zones d’érythème vermillon très nettes sur les deux faces de la cloison; ulcération peu profonde, ovoïde, à fond blanchâtre sur l'extrémité antérieure du cornet moyen droit.
27 janvier 1907. — La malade vient d'avoir trois injections intraveines de cyanure de mercure, une-tous les deux jours.
Voix plus claire, moins nasonnée.
Persistance des bourdonnements d’oreilles.
Disparition des épistaxis.
10 février 1907. — Le traitement a été continué.
Amélioration considérable des lésions pharyngo-laryngées.
Persistance de la congestion du cavum et du catarrhe tubo-tympanique. |
La malade n’accuse plus rien d’anormal du côté du nez. La tuméfaction de la muqueuse a disparu. L’érythème vermillon persiste cependant sur la cloison.
24 février 1907. — Rien d’anormal au pharynx ni au larynx.
Persistance des bourdonnements d'oreilles.
Fosses nasales normales.
Obs. 3 (personnelle),
Marthe R..., 27 ans.
8 janvier 1907. — Accident primitif il y a quatre mois.
Plaques hypertrophiques vulvaires volumineuses.
Syphilis du larynx depuis deux mois avec enrouement allant presque jusqu’à l’aphonie, — Plaques amygdaliennes géantes.
Le nez, depuis un mois, présente une sécheresse anormale ; la malade mouche des croûtes sanguinolantes : l'expulsion de ces croûtes est généralement suivie d’une légère épitaxis (quelques gouttes). Gêne dela respiration nasale, d’où sécheresse de la gorge. À gauche : croûtelles sanguinolentes au niveau du vestibule, plaques suintantes typiques empiétant de 5 à 6 millimètres sur la pituitaire de la cloison et du plancher; cloison et cornet inférieur
uniformément rouges, À droite : vestibule recouvert de croûtes ; présentant aussi des « plaques muqueuses cutanées » qui empiètent sur la Pituitaire au niveau de la base des fosses nasales ; zone d’érythèm, vermillon de 1 centimètre de diamètre à la partie antérieure de la cloison,
G février 1907. — La malade à eu des piqüres hebdomadaires d'huile grise.
La dysphagie et l’enrouement se sont améliorés au bout de quinze Jours, mais les plaques persistent, Des bourdonnements, des sifflements d'oreilles sont apparus.
L'obstruction nasale persiste, marquée surtout durant la nuit L'examen montre, à gauche, à la base du vestibule, des plaques hypertrophiques de tout point comparables à celles de la vulve, surélevées, abondamment suintantes, à surface couenneuse, grisjaunâtre, La lumière de l’orifice narinaire est ainsi réduite de moitié. Sur la cloison, érosion recouverte d’une fausse-membrane opaline, très adhérente, du diamètre d'une lentille, rappelant assez nettement les plaques muqueuses de la gorge, séparée des lésions vestibulaires par un intervalle de muqueuse saine. À droite : plaques muqueuses cutanées, hypertrophiques, moins surélevées qu'à gauche, siégeant sur la base et la paroi interne de la narine. Plaque muqueuse typique de la cloison se continuant avec les plaques du vestibule, à limites imprécises, entourée d’un halo rouge sombre, recouverte d’une pellicule très adhérente dont la détersion provoque un suintement sanguin en nappe. — Plaque végétante dans le
sillon naso-jugal droit.
Obs. 4 (personnelle).
Augustine V..., 22 ans.
Dérniers accidents secondaires apparus il y a quatre mois.
11 mai 1907. — Aucun accident pharyngo-laryngé.
Catarrhe tubo-tympanique à droite depuis quatre jours (bourdonnements, hypoacousie, bruit de clapet à la déglutition).
Depuis une huitaine de jours la sécrétion nasale a beaucoup augmenté ; la malade doit se moucher plus souvent; il en résulte très souvent une légère épistaxis (quelques gouttes de sang seulement).
L'examen du nez montre une congestion diffuse, d'aspect banal, de la pituitaire, avec nombreux tractus muqueux allant des cornets à la cloison.
7 juin 1907. — Amygdales volumineuses, recouvertes de plaques,
lésions nasales stationnaires.
Obs. 5 (personnelle).
Maurice R..., 20 ans.
Accident primitifà la verge, il y a deux mois.
21 février 1907. — Enrouement très marqué depuis 15 jours; cordes vocales rouge sombre avec plaques sur leur bord libre.
Plaques amygdaliennes.
Mouche très abondamment depuis 15 jours ; a toujours eu une gêne de la respiration nasale, cette gêne s’est accentuée depuis la même époque. Erythème vermillon sur la cloison à gauche.
7 mars 1907. — Le malade vient d’avoir quatre injections intraveineuses de cyanure de mercure en huit jours.
Enrouement et dysphagie ont disparu, muqueuse pharyngolaryngée moins tuméfiée ; plaques disparues.
L'écoulement nasal a cessé, la gêne respiratoire nasale a diminué. Il persiste un peu d’érythème vermillon.
17 mars 1907. — Les injections intra-veineuses ont été continuées à raison de trois par semaine.
Le larynx etle pharynx ont un aspect normal, la voix est claire, mais un peu nasonnée.
L'examen du cavum montre uneamygdale pharyngée volumineuse, des plaques du cornet volumineuses également non dégénérées.
Le nez est beaucoup plus libre, l'écoulement n’est pas reparu. L'examen ne révèle plus rien d'anormal,
Son
Obs. 6 (personnelle).
Alice M..., 21 ans.
Roséole apparue il y a un mois et demi.
24 février 1907. — Depuis cinq jours, dysphagie, enrouement, bourdonnements et hypoacousie de l'oreille droite. Gêne de la respiration nasale depuis quatre jours, sécheresse des fosses nasales. Rougeur diffuse du pharynx, du larynx, du cavum. Tuméfaction des deux cornets inférieurs. ,
17 mai 1907. — La malade, qui a été rapidement améliorée par les injections intra-veineuses de cyanure de mercure, ne présente plus rien d’anormal du côté de la gorge ni du nez. Mais les bourdonnements d'oreille et l’hypoacousie persistent à droite.
Obs. 7 (personnelle).
Blanche M..., 18 ans.
Accident primitif il y a cinq mois.
28 avril 1907. — Dysphagie, enrouement depuis trois semaines ; rougeur diffuse du larynx, du pharynx, du naso-pharynx; hyperplasie lymphoïde généralisée.
Bourdonnements, hypoacousie surtout marquée à gauche.
Gêne bilatérale de la respiration nasale, contemporaine de l’angine et de la laryngite. Gorge sèche au réveil en raison de la respiration buccale durant la nuit. Sécrétion muco-purulente abondante par les deux narines. À l'examen, on note une tuméfaction et une rougeur générales de la pituitaire; cette rougeur est beaucoup plus marquée sur la tête du cornet inférieur droit.
Muco-pus fluide, très abondant.
3 mai 1907.— La malade a été mise auxinjectionsintra-veineuses. La dysphagie, l'enrouement ont fortement diminué. Les bourdonnements d'oreille et la diminution de l’acuité auditive persistent.
La respiration nasale est améliorée notablement, mais l'hypersé-