‹ La Syphilis Secondaire Acquise: Des Fosses NasalesChapitre 21 sur 32 · NES · texte numérisé non relu

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A l'examen : les amygdales sont volumineuses, recouvertes de plaques ; la muqueuse laryngée est rouge, tuméfiée ; l'examen du cavum montre de volumineuses queues de cornets. La pituitaire présenteune zone tomenteuse, quadrillée, opaline, du diamètre d'une lentille, à la partie tout antérieure de la cloison à droite.

20 janvier 1907, — La malade a eu trois injections intra-voineuses de cyanure de mercure: les troubles se sont améliorés dos la seconde ; la dysphagie, les bourdonnements d'oreilles ont fortement diminué ; l’épiphora persiste ; la même gêne existe pour la respiration nasale mais l'écoulement a beaucoup diminué.

À l'examen : les amvgdales ont diminué de volume ; la muqueuse laryngée est simplement rosée; la muqueuse nasale ne présente plus rien d’anormal.

Obs. 39 (personnelle).

Angèle C.,, 20 ans,

Syphilis depuis trois mois.

23 mai 1907. — Douleur auriculaire depuis un mois ; dysphagie légère, intermittente depuis une quinzaine de jours; la malade a toujours eu la voix voilée, mais elle est véritablement aphone depuis un mois et demi environ ; elle ne se plaint en aucune façon du nez.

A l’examen : rougeur uniforme du pharynx; rougeur et vascularisation anormale de la muqueuse laryngée et en particulier de la muqueuse des cordes vocales; le nez semble ne présenter qu'une rhinite hypertrophique banale.

31. — La dysphagie, l’enrouement ont augmenté ; la malade ne peut plus respirer du nez.

A l’examen ; la pituitaire est fortement injectée et abondamment secrétante. G

7 juin 1907. — L'’enrouement est tel que la malade ne peut plus se faire entendre ; elle peut à peine avaler sa salive ; l’obstruction nasale persiste ; un écoulement abondant irrite le rebord des narines et de la lèvre supérieure. ; A l'examen: des plaques sont apparues sur les aryténoïdes, sur

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les cordes vocales. La pituitaire de la cloison, à gauche, présente une zone exulcérée recouverte d’une croûte large, très adhérente, dont l’ablation a provoqué un saignement assez abondant ; à la périphérie de cette exulcération la muqueuse est d’un rouge vermillon caractéristique. Du côté droit une même zone vermillon existe sur la partie antérieure de la cloison, la muqueuse à ce niveau est sèche et recouverte d’une poudre blanchâtre.

Gabrielle C.., 19 ans.

Accident primitif il y a un mois.

23 mai 1907. — Enrouement léger depuis huit jours; léger coryza depuis la même époque; obstruction nasale, écoulement abondant.

A l'examen : les orifices des narines sont très tuméfiés, rouges, irrités par l’abondante sécrétion des fosses nasales. La pituitaire est tuméfiée, rouge sombre.

7 juin 1907. — La gêne de la respiration nasale persiste ; l’écoulement est moins abondant mais plus épais.

A l'examen : les cornets inférieurs sont uniformément hypertro-

phiés.

Obs. 41 (personnelle).

Henriette GC... 23 ans.

Syphilis datant de huit mois.

21 juin 1907. — Enrouement ; douleur auriculaire à droite; dys- ‘ phagie depuis trois mois. Aucun trouble fonctionnel du côté du nez. A l’examen : les cordes vocales sont rouge cuivré ; elles présentent des nodules vocaux; la muqueuse pharyngée est rouge sombre; les rudiments amygdaliens sont tapissés de plaques. La tête des cornets inférieurs est d’un rouge nettement vermillon, recouverte

d’un vélum facile à enlever ; même érythème vermillon sur la partie antérieure de la cloison des deux côtés.

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Obs. 42 (personnelle),

Virginie GC... 16 ans.

Plaques vulvaires datant de 15 jours.

27 décembre 1906. — Voix enrouée depuis une dizaine de jours ; aucun trouble fonctionnel nasal.

A l'examen : muqueuse pharyngée normale ; tuméfaétion des amygdales tubaires ; rougeur des cordes vocales. La tête du cornet inférieur droit est vermillon.

13 ‘janvier 1907. — La voix devient de plus en plus enrouée ; la sécrétion nasale a augmenté depuis trois ou quatre jours en même temps que survenait l’obstruction nasale. |

A l'examen : hypertrophie amygdalienne; tuméfaction de la muqueuse du cavum ; des bourrelets tubaires. Tache, vermillon sur la tête du cornet inférieur gauche; hypertrophie et érythème vermillon de la tête du cornet moyen gauche ; des mucosités abondantes recouvrent les parois de cette fosse nasale, À droite la pituitaire présente une rougeur diffuse.

Obs. 43 (personnelle).

Georgette CG... 24 ans.

Syphilis datant de six mois.

24 février 1907. — Maux de gorge répétés depuis la maladie ; déglutition particulièrement douloureuse depuis huit jours; enrouement, bourdonnements d'oreilles ; aucun trouble nasal.

A l'examen: les muqueuses laryngée et pharyngée présentent une

rougeur diffuse. La pituitaire est rouge et tuméfiée sur toute son

étendue.

Obs. 44 (personnelle).

Joséphine C..., 34 ans. : Syphilis datant de cinq mois.

20 janvier 1907. — Dysphagie depuis six semaines ; lésions croû-

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teuses du vestibule narinaire droit depuis deux mois et demi environ; les croûtes se reforment très rapidement après l'ablation, sur un fond rouge, saignotant et surélevé; elles acquièrent un développement tel que la respiration est impossible de ce côté; des fissures profondes et douloureuses sont apparues depuis une quinzaine; elles saignent très facilement; les ailes du nez, la lobule, la lèvre supérieure sont le siège d'un œdème dur, rouge sombre, absolument indolent ; on peut pincer impunément la lèvre supérieure sans provoquer de douleur.

A l’examen : rougeur uniforme de la pituitaire.

Obs. 45 (personnelle).

Marie C..., 18 ans.

Syphilis remontant à deux mois.

21 mars 1907. — Dysphagie ; bourdonnements ; enrouement, depuis quinze jours. Aucun trouble du côté du nez.

À l'examen : amygdales énormes, sans plaques, rougeur de l’épiglotte, des aryténoïdes, des cordes vocales ; érythème vermillon de la partie antérieure de la cloison à droite, immédiatement en arrière du revêtement cutané, occupant ure étendue du diamètre d’une pièce de vingt centimes.

Obs. 46 (personnelle),

Antoinette B..., 24 ans.

Syphilis datant de trois mois; grossesse de sept mois et demi.

18 décembre 1906. — Dysphagie violente depuis quinze jours; secrétion abondante venue du cavum nécessitant des renâclements incessants; douleur auriculaire à gauche; gêne de la respiration nasale du côté droit, contemporaine de la dysphagie.

À l'examen : plaques amygdaliennes ; tuméfaction de la muqueuse du cavum qui est recouverte d’une sécrétion muco-purulente très abondante ; les fosses nasales sont tapissées d’un enduit épais; à

droite, zone d’érythème vermillon sur la partie antérieure de la cloison et sur la tête du cornet inférieur.

24 février 1907. — La malade a été mise aux injections intra-veineuses ; elle en a eu quatre depuis le dernier examen ; la dysphagie, la douleur auriculaire ont complètement disparu ; la respiration nasale est maintenant facile,

A l'examen : la pituitaire ne présente plus qu'une rougeur banale,

3 mars 1907. -— Les injections intra-veineuses ont été continuées ; la respiration nasale est absolument libre du côté droit,

10. — Malgré l'interruption du traitement, les troubles que nous avions notés au début ne sont pas reparus,

Obs. 47 (personnelle).

Jeanne B..., 19 ans.

Syphilis datant de trois mois.

10 mars 1907. — Dysphagie depuis trois semaines; enrouement léger ; bourdonnements d'oreilles ; la malade n'accuse aucun trouble fonctionnel du côté du nez.

A l'examen : hypertrophie considérable des amygdales ; rougeur de l’épiglotte et des aryténoïdes ; érythème vermillon sur la cloison à gauche ; cornets inférieurs normaux.

Henriette W..., 24 ans.

Syphilis datant de cinq mois.

9 janvier 1907. — Il y a quinze Jours on a fait une amygdalectomie pour hypertrophie des amygdales ; cette hypertrophie était fonetion de syphilis secondaire; enrouement depuis un mois; coryza à répétition depuis la maladie; sécrétion abondante des fosses nasales.

A l'examen: rougeur des muqueuses pharyngée et laryngée. Aspect dépoli, granité des parties antérieures des deux cornets

inférieurs ; à la limite de cette zone dépolie, existe une sorte de

soulèvement épithélial.

Obs. 49 (personnelle).

Pauline V..., 36 ans.

Syphilis datant de cinq mois.

4% février 1907. — Enrouement; dysphagie ; bourdonnements d'oreilles intermittents depuis trois mois; gêne de la respiration nasale du côté gauche, augmentation de l'écoulement des deux côtés, mais plus particulièrement à gauche.

A l'examen : congestion des muqueuses pharyngée et laryngée; hypertrophie des amygdales tubaires. Ulcération fissuraire saignotante du vestibule gauche, au niveau de l’angle postérieur; la malade enlève sans cesse les croûtes qui tapissent le vestibule, mais leur reproduction de ce côté est rapide; elles arrivent à gêner la respiration nasale. Au niveau des ulcérations sous-jacentes à ces croûtes existe une infiltration des téguments qui contribue elle-même à rétrécir l'orifice vestibulaire. De ce même côté gauche le cornet inférieur est très augmenté de volume; la tête en particulier atteint la grosseur d’une noisette. À droite, on note seulement une hypertrophie de la tête du cornet inférieur.

17. — Les lésions persistent en leur état; les troubles fonctionnels n’ont pas varié davantage.

La malade a été mise au traitement par l'huile grise: la dysphagie, l'enrouement ont diminué; les croûtes du vestibule se reproduisent avec moins d'abondance; la respiration nasale est plus facile, cependant le côté gauche ne livre encore passage à l’air qu'avec quelque difficulté.

10 mars 1907. — La malade a eu trois injections intra-veineuses de cyanure de mercure ; l'amélioration a été évidente dès la seconde injection; la voix est claire; la respiration nasale, même du côté gauche, est presque normale, l’infiltration de la narine a disparu.

17. — On continue les injections intra-veineuses qui sont très

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bien supportées par la malade; toute trace de lésions vestibulaires, d’hypertrophie des cornets, toute gêne de respiration nasale ont disparu.

3 avril 1907, — Le même traitement a été continué ; la même amélioration persiste,

Obs. 50 (personnelle).

Marthe S..., 19 ans,

Syphilis datant de trois mois,

7 janvier 1907. — Dysphagie; gêne de la respiration nasale, écoulement abondant; bourdonnements d'oreille à droite, depuis quinze jours.

A l'examen : plaques muqueuses sur les moignons des amygdales

: (la malade a subi une amygdalectomie, il y a deux ans). Le cornet inférieur gauche est très volumineux dans sa totalité, il est d’un rouge violacé; la cloison correspondante est uniformément rouge foncé ; une sécrétion filante et claire tapisse les parois de cette fosse nasale ; la fosse nasale gauche est uniformément rouge et tapissée du même exsudat filant.

14. — Dysphagie; enrouement. La respiration nasale est absolument supprimée : la nuit, la salive s’écoule par la bouche; un pus jaune verdâtre sort des fosses nasales.

A l'examen : les orifices des narines présentent un érythème inflammatoire ; le cornet inférieur gauche vient, au contact de la cloison, aussi loin qu’on peut l’examiner; à droite, le cornet inférieur est également hypertrophié; la cloison est uniformément rouge, la tête du cornet moyen très augmentée de volume, La rhinoscopie postérieure montre des queues de cornets volumineuses, surtout à droite,

Obs. 51 (personnelle),

Marguerite S..., 18 ans.

Syphilis datant de trois mois.

27 janvier 1907. — Elancements auriculaires depuis six jours,

bourdonnements d'oreilles, hypoacousie; aucun trouble du côté du

larynx ou du pharynx. Depuis quinze jours, l’air ne pénètre plus

par la fosse nasale gauche; il n’y a pas d'augmentation de la secrétion nasale.

A l'examen : les amygdales sont volumineuses, recouvertes de plaques; l’épiglotte est rouge; la pituitaire est rouge clair, un peu tuméfiée, mais les cornets inférieur et moyen du côté gauche, sont très volumineux.

20 février 1907. — Dysphagie, dont l'intensité varie suivant les jours; bourdonnements d'oreille; énrouement. Respiration: nasale absolument impossible depuis huit à dix jours; augmentation considérable des secrétions : la malade est obligée de moucher à chaque instant.

A lPexamen : rougeur et épaississement de l’épiglotte ; rougeur de la muqueuse laryngée; rougeur de la muqueuse pharyngée; tuméfaction de l’'amygdale pharyngée, des amygdales tubaires ; queues de cornet très marquées: douleur à la pression de la mastoïde. Du côté gauche, on note, sur un éperon de la cloison, une tache ovalaire du diamètre d’une lentille, d’un roùge vermillon caractéristique qui se fond insensiblement avec la rougeur anormale de la muqueuse voisine; au centre de cette tache, est une exulcération du diamètre d’un grain de chènevis, recouverte d’un enduit opalin impossible à déterger au porte-coton! cet éperon vient au contact du cornet inférieur qui, au point correspondant, présente une même zone de rougeur. La narine droite est uniformément tuméfiée rose clair,

Obs. 52 (personnelle).

Adrienne R..., 15 ans.

Syphilis datant de deux mois.

24 janvier 1907. — Enrouement très marqué depuis quinze Jours; malgré que la malade ait toujours été sujette aux enrouements, elle est frappée de la persistance et de l’intensité de celui-ci ;

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dysphagie très légère; gêne de la respiration nasale depuis huit jours du côté droit.

À l'examen : rougeur de l’épiglotte, des aryténoides et des cordes vocales; quelques plaques discrètes sur les amygdales; déviation de la cloison à convexité droite; rougeur très marquée ét piqueté, hémorragique sur une vaste étendue de cette même convexité: le moindre attouchement provoque un suintement sanguin; rougeur de la tête du cornet inférieur : tractus muqueux nombreux allant de la paroi externe à la paroi interne, À gauche, hypertrophie de la tête du éornetinférieur.

Obs. 53 (personnelle).

Jeanne P..., 20 ans.

Eruption syphilitique, varicelliforme, datant de 4 ou 5 jours.

27 janvier 1907. — Angine depuis dix Jours; gêne légère de la respiration nasale depuis la même époque; cette gêne s’accompagne d’une sécrétion très abondante; c’est tout à fait l'allure d’un coryza banal

A l'examen : rougeur du pharynx; une plaque sur le pilier antérieur du côté droit ; rougeur de l’épiglotte ; rougeur diffuse banale de la pituitaire du côté gauche ; tractus muqueux allant du cornet inférieur à la cloison. Du côté droit on note une tache vermillon coiffant la tête du cornet inférieur ; le reste de la muqueuse présente une rougeur banale et est tapissé de mucosités.

13 mars. — Dysphagie très marquée; enrouement et bourdonnements d'oreilles légers; persistance de la gêne de la respiration nasale; voix nasonnée.

A l'examen : plaques muqueuses multiples du pharÿynx, confluentes au niveau des piliers. Rougeur diffuse de la pituitaire du côté droit; rougeur ecchymotique de la tête du cornet inférieur

gauche.

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