‹ La Syphilis Secondaire Acquise: Des Fosses NasalesChapitre 24 sur 32 · BORD · texte numérisé non relu

BORD

la respiration nasale, surtout marquée du côté gauche; dysphagie ; léger enrouement,.

A l’examen : à gauche, le cornet inférieur semble obstruer complètement la fosse nasale ; la cloison, dans ses 2 cm. antérieurs, est: d'un rouge vermillon caractéristique; au niveau du vestibule, sur un fond érythémateux surélevé, se trouvent des croûtelles miliaires jaunâtres ou noirâtres adhérentes, occupant toute la périphérie à l'exception de la face externe. A droite, même érythème surélevé ; mêmes croûtelles adhérentes au niveau du vestibule. La pituitaire

demeure telle qu'au dernier examen.

Obs. 57 (personnelle).

Marie L..., 21 ans,

Syphilis remontant à deux mois.

17 janvier 1906. — Dysphagie, mais très atténuée depuis un mois, aucun trouble du côté du larynx; gêne relative de la respiration nasale, surtout nette à droite.

À l’examen: plaques amygdaliennes discrètes. Fosses nasales : à gauche, zone rouge cuivré, lenticulaire, nettement circonserite, à la partie tout antérieure de la cloison ; cornet inférieur normal. A droite, zone d'érythème vermillon du diamètre d’une pièce de vingt centimes sur la cloison; hypertrophie du cornet inférieur; teinte rouge sombre de la tête de ce cornet.

Obs. 58 (personnelle),

Léonie L..., 24 ans.

Syphilis datant de trois mois. Priseuse.

24 janvier 1907. — Dysphagie; voix nasonnée; impossibilité de la respiration nasale depuis un mois; sécrétion muco-purulente, parfois nettement purulente, des deux fosses nasales, et plus particulièrement de la gauche.

PME.

A l'examen : la lèvre supérieure, les replis naso-jugaux, le vestibule des fosses nasales sont recouverts de plaques hypertrophiques saillantes, suintantes, croûteuses ; il est difficile d'introduire le spéculum dans les fosses nasales; il permet de se rendre compte que les mêmes formations pathologiques existent dans l’intérieur des fosses nasales: ce sont des sortes de tumeurs d'aspect blanc rosé, recouvertes d’un enduit couenneux, mollasse, friable, se détachant par froissement au stylet, saignantes, Du côté gauche, depuis trois semaines, existe de l’épiphora.

15 février. — La malade a été mise aux injections intra-veineuses de cyanure de mercure; les plaques des lèvres, du sillon naso- Jugal, du vestibule se sont considérablement affaissées ; Les papules hypertrophiques de la cavité des fosses nasales, persistent moins volumineuses.

22. — Le traitement par les injections intra-veineuses a été continué; les plaques hypertrophiques ont été touchées au nitrate acide de mercure ; elles sont presque disparues maintenant; la perméabilité nasale est rétablie.

Obs. 59 (personnelle).

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Syphilis datant d'un mois.

3 janvier 1907. — Depuis huit jours, la malade qui est en pleine roséole se plaint d’un léger enrouement, de bourdonnements de l'oreille droite, d’un peu d’angine et de gêne marquée de la respiration nasale ; son nez, d'ailleurs, est plus sec, dit-elle.

A l’examen : le larynx, le pharynx, le cavum, présentent une rougeur un peu anormale. Du côté du nez, on note des lésions érythématosquameuses recouvertes de croûtelles dont l’ablation provoque un léger suintement sanguin : la cloison, le cornet inférieur présentent une rougeur diffuse, À droite seulement, à la base de la cloison, à deux ou trois millimètres du revêtement cutané, se trouve une pellicule adhérente, d’un blanc-jaunâtre, du diamètre d’une lentille.

Obs. 60 (personnelle).

Jeanne L..., 22 ans.

Syphilis datant de huit jours ; chancres multiples.

23 janvier 1907. — Rien d’anormal du côté du nez ni de la gorge.

27 février 1907. — La malade, depuis trois semaines, se plaint

d'un coryza qu'elle attribue à l'ouverture permanente d’une fenêtre en face de son lit; elle présente un peu d’enrouement.

A l’examen : rougeur banale de la gorge et du larynx; tuméfaction etrougeur banale de la pituitaire.

13 mars 1907. — La malade se plaint d’une gêne marquée de la respiration nasale; elle mouche énormément; les sécrétions sont épaisses, adhérentes au mouchoir ; loin de diminuer d'abondance, elles semblent augmenter chaque jour davantage ; une voisine lui a même dit qu’elle sentait mauvais du nez ; la malade ne s’en rend pas compte.

A l'examen : les cornets inférieurs des deux côtés sont fortement hypertrophiés; un enduit muco-purulent tapisse les parois des deux fosses nasales, mais cette sécrétion ne semble pas, aujourd’hui au moins, présenter une odeur très marquée.

Mathilde L...., 18 ans.

Syphilis datant de six mois.

1°° février 1908. — Dysphagie; enrouement depuis un mois; douleurs et élancements d'oreilles, bourdonnements depuis deux mois ; sécheresse du nez extrêmement marquée depuis quatre mois ; gêne de la respiration nasale depuis la même époque : la malade ne respire pas de la narine gauche, la narine droite est simplement obstruée.

À l'examen : rougeur banale de la gorge, du larynx; réaction

douloureuse à la pression des deux apophyses mastoïdes, Hypertrophie du cornetinférieur droit, rougeur diffuse du reste de la pituitaire. Hypertrophie considérable du cornet inférieur gauche ; hypertrophie de la tête du cornet moyen gauche.

Obs. 62 (personnelle).

Georgette K..., 19 ans.

Syphilis remontant à sept mois.

27 janvier 1907. — Angine avec plaques ; enrouement très léger actuellement, mais beaucoup plus marqué il y a cinq mois; géne de la respiration nasale des deux côtés depuis la maladie; les sécrétions n'ont été modifiées ni en quantité ni en qualité.

À l'examen : les cornets inférieurs sont très hypertrophiés; la cloison présenteun aspect irrégulier, grenu, du côté gauche, sur une étendue d’une pièce de 20 cm. ; il est difficile cependant de con-

sidérer cette lésion comme spécifique.

Obs. 63 (personnelle).

Célestine J..., 24 ans.

Plaques muqueuses datant de quinze jours.

1° février 1907. — Depuis quinzejourslamalade se plainthorriblement de la tête : elle a des bourdonnements, de l’enrouement, mais pas de dysphagie. Elle mouche beaucoup plus qu'autrefois, mais la respiration nasale est libre.

A l'examen : le pharynx est rouge, on note quelques plaques sur les amygdales ; les bourrelets tubaires sont un peu tuméfiés, un enduit abondant tapissele cavum. L’examen des fosses nasales montre, à gauche, un cornet inférieur un peu tuméfié, rose bleuté, une cloison de même coloration dans toute son étendue; à droite, la tête du cornet inférieur et la partie antérieure de la cloison présentent une

rougeur anormale.

RAT, | | RETe

Obs. 64 (personnelle).

Berthe H..., 28 ans.

Syphilis datant de trois mois. |

3 janvier 1906.— Angine, céphalalgie, bourdonnements d'oreilles depuis quinze jours. Depuis la même époque, le malade, qui ne mou-, chait jamais auparavant, mouche beaucoup, parfois même elle mouche un peu de sang; la respiration se fait très mal par la fosse nasale droite.

A l'examen : hypertrophie du cornet inférieur droit, rougeur vermillon d’un point circonscrit sur la partie antérieure de la cloison. Rougeur des cordes vocales et de la muqueuse laryngée; tuméfaction du pavillon tubaire, sccrétion muco-purulente abondante du cavum; pas de queues de cornets.

Obs. 65 (personnelle).

Renée H..., 27 ans.

Syphilis datant de trois mois.

31 janvier 1907. — À très mal à la gorge depuis deux mois : sa voix est presque toujours voilée; un écoulement très abondant irrite le rebord des narines depuis deux mois environ; la parole est nasonnée.

À l'examen : plaques muqueuses des amygdales et des piliers, rougeur de la muqueuse laryngée et de la muqueuse du cavum, A l'examen du nez on note une rougeur foncée de la cloison dans sa parlie antérieure ; cette rougeur est surtout marquée à gauche ; les cornets inférieurs sont légèrement congestionnés; une sécrétion muco-purulente très ahondante emplit le méat inférieur des deux côtés ; la rhinoscopie postérieure montre une tuméfaction énorme des bourrelets tubaires, et des queues de cornets de dimensions considérables.

11° Jévrier 1907. — La malade n'entend plus de l'oreille gauche ;

DR et Va

des syphilides squameuses sont apparues au niveau du vestibule des fosses nasales et dans les sillons naso-jugaux; en ces derniers points, elles sont demi-circulaires (syphilides élégantes de la face de Brocq). L'examen de l’intérieur des fosses nasales montre qu'elles sont demeurées en l'état,

Obs. 66 (personnelle).

Jeanne H..., 29 ans.

Syphilis datant de trois mois et demi.

11 janvier 1907. — Bourdonnements d’oreilles, hypoacousie, enrouement, coryza avec gêne de la respiration nasale : écoulement anormal depuis trois semaines. i

À l'examen : Plaques muqueuses discrètes des amygdales; rougeur légère de la muqueuse laryngée; aspect tomenteux de la muqueuse du cavum avec production d’une secrétion très abondante. Le vestibule des fosses nasales est recouvert de croûtes très abondantes qui saignent à l'ablation. Une sorte de pellicule opaline épaisse recouvre la partie antérieure de la muqueuse de la cloison, des deux côtés ; on dirait une fausse membrane; elle se prolonge en avant au niveau du revêtement cutané avec les productions croû teuses du vestibule; hypertrophie du cornet inférieur gauche, c'est de ce côté d’ailleurs que l’obstruction nasale est la plus

marquée, Obs. 67 (personnelle).

Yvonne H..., 15 ans etdemi.

Accidents secondaires apparus il y a trois semaines.

3 janvier 1907. — Dysphagic : gêne de la respiration nasale unilatérale gauche,

A l'examen : erythème vermillon du pharynx. Hypertrophie du cornet inférieur gauche; tache d’érythème vermillon sur la partie

antérieure de la cloison à gauche.

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