AIR, RE
G février 1907, — Dysphagie très marquée; gêne de la respiration nasale bilatérale mais plus marquée à gauche.
A l'examen : les amygdales ont augmenté de volume ; la luette, les piliers sont tuméfiés ; il en résulte un rétrécissement de l’isthme oropharyngé rendant impossible l'examen du cavum. Sur les ailes du nez, dans les sillons naso-jugaux, sur la partie voisine de la lèvre supérieure, lésions secondaires circinées polycycliques à rebord surélevé, à centre rose cuivré (syphilides élégantes de la face de Brocq). Au speculum on constate que les lésions de la cloison du côté droit sont en voie de régression; l'érosion s’est détergée ; la pellicule a disparu; il demeure une surface rougeâtre, dépolie, de teinte plus foncée que la muqueuse voisine qui est simplement rose. La malade a été soignée à l'huile grise.
17. — L'érosion est complètement guérie ; il demeure à gauche une hypertrophie de la tête du cornet inférieur.
Obs. ‘70 (personnelle),
Marie G..., 33 ans.
Syphilis datant de six mois, plaques constantes de la gorge depuis. |
9 mars 1907. — Dysphagie ; enrouement surtout marqué depuis cinq mois. La malade étaitsujette aux maux de gorge et aux enrouements mais Jjama's elle n’en avait souffert aussi longtemps. C’est ainsi que parfois elle demeure aphone durant une ou deux semaines, Il y a trois mois, elle a présenté durant trois semaines des papules suintantes du vestibule des fosses nasales; elle prétend que très profondément son doigt sentait des deux côtés des sortes d'excroissance de chair qui l'empêchaient de respirer par moment; la respiration nasale est toujours gênée; la malade est sans cesse prise de coryza, avec écoulement muqueux très abondant et larmoiement.
A l'examen : plaques nombreuses du pharynx, des aryténoïdes, du bord libre des cordes vocales. Le vestibule des fosses nasales
présente des vestiges de papules antérieures, une rougeur anor-
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male des téguments à ce niveau; on ne constate aucune papule à l'intérieur des fosses nasales, mais les cornets inférieurs sont hypertrophiés et la tête du cornet moyen droit est rouge vermillon, augmentée de volume : une sécrétion muco-purulente recouvre les cornets inférieurs et s'accumule dans les méats inférieurs.
Obs. ‘71 (personnelle).
Eglantine G...,23 ans.
Plaques muqueuses hypertrophiques vulvaires depuis quinze jours.
3 janvier 1907. — Aucun trouble du côté des muqueuses du nez, de la gorge ou du larynx.
À l'examen : hypertrophie des Poe palatines; hypertrophie de l’amygdale linguale ; rougeur un peu anormale mais non caractéristique de la pituitaire.
10 février 1907. — Céphalée atroce ; dysphagie : la malade ne peut même plus avaler sa salive, le maximum de la douleur est à droite ; enrouement intermittent (il y a quinze jours est survenue une aphonie qui a duré une semaine); bourdonnements d'oreilles, diminution de l’acuité auditive. Depuis trois semaines, coryza et obstruction nasale à gauche ; perméabilité diminuée à droite.
À l'examen : érythème vermillon du pharynx; rougeur universelle du larynx ; rougeur, tuméfaction, exsudat muco-purulent très abondant du cavum ; hypertrophie des cornets inférieurs ; cette hypertrophie est telle, à gauche, que la cavité nasale est absolument supprimée ; la tête du cornet inférieur droit est seule hypertrophiée ; la muqueuse présente une rougeur cuivrée dans toute la
partie accessible à la vue; un exsudat muco-purulent tapisse la tête des cornets.