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OUVRAGES ASTRONOMIQUES COMPOSÉS A OXFORD

Toutefois, si la méfiance paraît avoir été le sentiment unanime des Parisiens à l'égard des divers systèmes proposés pour expliquer la précession des équinoxes, la confiance en la valeur approximative des déterminations fournies par les Tables Alphonsines semble avoir été moins générale ; à ces tables, des critiques sévères ont été adressées par plus d'un astronome.

Geoffroi de Meaux, par exemple, est l'auteur d'un Calendrier des planètes dont un manuscrit de la Bibliothèque Nationale nous a conservé 1 une partie sous ce titre : Kalendarium Gaufredi de

i. Bibliothèque Nationale, fonds latin, ms. no 7281, fol. 160, v°, inc. : Cunctis Solis et Lune scire desiderantibus vera loca. . . Fol. 162, r° : quo habita alia /esta mobilia de facili possunt sciri. En bas de la p., cette note du copiste : Déficit hic 2& pars, scilicet inventarium solis et lune. Une autre copie, également réduite à la première partie, de ce Kalendarium Gaufredi de Meldis se trouve au ms. n° 1 5 1 1 8 du fonds latin de la Bibliothèque Nationale ; il y occupe les deux fol. 74 et 76 ; il se termine par cette note du copiste :

Ad honorent illustris astronomi qui solus numéral multitudinem stellarum, propriis nominibus vocans eas. illius scilicet qui creavit eas, non ociosas nec vanas, sed signi/icationibus et virtutibus dotans eas, sicut sacra eloquia canunt, cunctis catholicis in eis stndentibus G. de Meldis presentem. cedulam, cum salute karissimo, sicut apparuit hiis diebus circa festum beati Johannis baptisfe. anno domini M° cccu 3j.

L'ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

Meldis anno christi 13W. L'exactitude du nom de l'auteur et de la date ne saurait, d'ailleurs, faire l'objet d'un doute, car, dès les premières phrases du Calendrier, nous lisons 1 :

« ln principio hujus operù, scilicet anno Domini M°C0C0C0XX° completo inmeridie ultimi diei Decembris . . .

» Et sciant omnes ad quod presens opus perveniet quod ego, Gaufridus de Meldis,... »

Le 10 février 1310, ce Geoffroi de Meaux se trouvait parmi les quarante maîtres et bacheliers ès-arts et en Médecine commis par l'officialité de Paris pour examiner l'^lr.s brevisàe Raymond Lull 2. De sa vie, c'est le seul trait qui nous soit connu.

Ce que Geoffroi de Meaux veut porter à la connaissance de tous ceux qui liront son ouvrage, le voici : « Que tous ceux auxquels le présent ouvrage parviendra sachent que moi, Geoffroi de Meaux, je n'ai pas admis les principes d'Alphonse, à cause de certaines raisons insolubles que j'ai proposées publiquement alors que j'enseignais ; j'ai admis les principes qu'ont approuvés les anciens savants, principes conformes à ceux qu'Azarchel a posés dans les Tables de Tolède. »

Le recueil où nous avons lu le Calendrier de Geoffroi de Meaux renferme également 3 un traité intitulé : Expositio tabularnm Alfonsii^vel motiva probantia falsitatem car uni. La date de cet écrit nous est connue, car il se termine par cette indication : Explicit faction anno Domini 1341 , 20* die Aprilis ; mais le nom de Fauteur n'est point incliqué. La personne qui, au xvc siècle, a copié cet opuscule, à écrit à la fin : Credo per Gaufredum de Meldis; à qui a entendu les déclarations de Geoffroi de Meaux contre les Tables Alphonsines, cette attribution ne paraîtra pas invraisemblable. On n'en saurait dire autant de celle qu'a proposée un autre annotateur qui, plus tard, à la note précédente a joint ces mots : « Vel potins per Henricum Bat cm Mechliniensem, ni circa finem tractatus kujus a Domino de Cusa sibi ascripti scriptum invenitur. » Très certainement, Henri Date de Malines n'écrivait plus en 1347 ; il aurait eu alors cent-trois ans ! Et d'ailleurs, le fragment que nous connaissons de son traité contre les Tables Alphonsines ne se retrouve pas dans l'écrit qui nous occupe.

Nous venons d'entendre notre annotateur accuser Dominas de ('usa de s'être approprié cet écrit ; la même accusation, et de la

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