‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 24 sur 84 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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étaient vastes, puisqu'elles pouvaient servir à la glandée d'un troupeau de 5,500 porcs environ i. Le monastère avait encore des troupeaux de bœufs et surtout des moutons''. Le pacage devait lui fournir d'importantes ressources.

L'Apennin ligure fut, de tout temps, une terre de pâture. Les montagnes voisines de Modène et de Parme nourrissaient dans l'Antiquité des moutons renommés. A la foire des Campi Macri, aux environs de l'ère chrétienne, on faisait grand commerce de ceux de la région de la Secchia^. Les saltus parmesans comptaient d'innombrables troupeaux dont s'enorgueillissaient les parvenus et les affranchis. Pour les contemporains de Trajan, c'était par excellence le pays du mouton^. Celui-ci se continuait sur le territoire de Veleia au delà du Taro. Bien des noms de lieux y conservent le souvenir du bétail qui paissait jadis en ces parages 5. Dans l'inscription, un propriétaire déclare avec un fonds les bergeries qui y sont annexées^.

Or, la terre qu'on laisse en pâture au mouton est toujours une des plus pauvres qui puisse être. Si le fonds veleiate, à valeur égale, est beaucoup plus étendu que celui de la plaine padane, que sera-ce donc du saltus? On a pu, d'après Columelle, calculer le prix d'un arpent de terre cultivable à 1,000 sesterces 7. Mais le champ que décrit l'agronome latin est de fécondité moyenne. Ce n'est pas à sa valeur qu'il faut mesurer la superficie des fonds et surtout des saltus veleiates. A cette estimation pourtant, la terre engagée aurait 13,500 arpents ou 3,400 hectares environ de surface. Mais c'est à peine si les biens déclarés sont pour 2,000,000 de sesterces dans les pagi de Plaisance et de Parme. Les autres, dont le prix dépasse 10,000,000, appartiennent à la cité de Veleia.

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