‹ La table hypothécaire de VeleiaChapitre 26 sur 84 · fund. Covanias et ovilia · texte numérisé non relu

fund. Covanias et ovilia

7. Mommsen, Die Ital. Bodentheilung, Hist. Schriften, II, p. 128.

Rien qu'en saltus, les propriétaires font profession pour 5,000,000 de sesterces. Qu'on suppose un moment qu'en ces. saltus le sol vaille, comme dans le cadastre d'aujourd'hui, de dix à quinze fois moins que dans la plaine, alors ils ne s'étendent pas, comme un fonds cultivé de 5,000,000 de sesterces, sur 5,000 arpents, mais peut-être sur 50,000 ou 75,000 (12,500 ou 18,750 hectares). Qu'on suppose encore que les fonds de montagne aient seulement cinq fois moins de prix que la terre padane, et c'est au moins à 25,000 arpents (6,250 hectares) qu'on évaluera leur superficie. Les chiffres qu'on produit ici n'ont pas la prétention d'être exacts. Du moins permettent-ils d'avoir quelque idée de la surface des biens engagés dans l'Apennin de Plaisance. Qu'elle soit de 20,000 à 25,000 hectares seulement, c'est une très forte partie de la propriété veleiate qui a été déclarée. On conçoit qu'à la simple lecture de l'inscription des saltus apparaissent comme de véritables régions. On s'expliquera qu'en certains pagi de montagne, où les propriétaires rivalisèrent d'empressement dans leurs professions, les fonds engagés se touchent les uns les autres de si près qu'on peut reconstituer, pièce par pièce, presque tout le territoire du pagus et comprendre la nature de cette unité territoriale.

Situation et individualité des « pagi ».

Parmi les biens qui font l'objet d'engagements, la plupart relèvent d'un seul pagus, mais il en est quelques-uns qui, dans la même cité, appartiennent à deuxpagi; d'autres qui dépendent d'un seul pagus et de deux cités; d'autres enfin, sis en deux ou même trois pagi, qui sont du ressort de deux cités. L'inscription offre ainsi spontanément quelques renseignements explicites sur la proximité et la position relative des pagi. C'est donc de cette matière qu'il faut tirer parti d abord.

Aux confins des deux territoires de Veleia et de Lucques, un immense domaine s'étale, d'un seul tenant, sur les trois pagi Albensis, Statielliis et MinefviusK II semble que la frontière des cités passe à l'intérieur de chacun d'eux. Pourtant, comme les biens nombreux qui sont situés dans les premiers sont aussi des champs de Veleia, le pagus Alinerçius doit s'étendre surtout en terrain lucquois, tandis que les deux autres sont desy.'a^'i veleiates. On sait fort heureusement du pagus Albensis- qu'il touchait au pagus Martius vers Libarna, On est donc amené à le placer normalement à la fois au sud de Veleia, vers Lucques, et à l'ouest, vers Libarna, à l'angle sud-ouest de la cité. Quant à son voisin Statiellus, il n'est dit nulle part limitrophe de Libarna. C'est donc à l'est et au sud-est à' Albensis qu'il le faut chercher.

Outre Albensis, les pagi frontières de Veleia vers Libarna sont Domitius^, Moninas'^ et Bagiennus^. Mais Domitius confine aussi au pagus Albensis et le sépare du pagus Ambitrebius, auquel il

1. 3, 33 : In Veleiate et in Liicensi, pagis Albensi et Minervio et Statiello; 3, 76 : In Veleiate et Lucense, pagis Albense et Minervio et Statielo.

2. 4, 86 : In Veleiate et in Libarnensi pagis Martio et Albense.

/ 3. 5, 22 : In Veleiate et in Libarnensi pag{is) Domitio [etl Eboreo.

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