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Les « PAGI » ET LA PROPRIETE.
rages (?) [debeli), les saltus Vehiae Leucuiyielius^ forment un épais rideau entre les àeny^pagi.
Le vicus Blondeliae, autour duquel se groupent les biens principaux des Antonii, et surtout de Fun d'eux, M. Antonius Priscus, possède un territoire qui s'étend, en Albensis, jusqu'aux confins de Domitiiis. En cette région, il semble que le sol se soit accommodé de la colonisation romaine des funcW^. Mais ceux-ci ont encore leurs forêts qui sont terres communes^ et le fonds n'est pas encore si bien défriché qu'on ne puisse le qualifier encore de saltns'*^.
Ainsi, les vieilles possessions auxquelles les colons romains appliquèrent la culture sont sises de préférence au centre du pagus Albensis. Aux limites, il n'y a pas que des saltus; la forêt a pu céder ici et là devant le fonds et les essarts se rejoindre. Mais tous les saltus sont à la lisière du pagus.
III. DOMITIUS. — Il est un indice de la facilité du passage entre Albensis et Domitius, c'est qu'un des membres de la famille des Antonii, conservant à peine quelque terre en Albensis, a émigré dans lcy;(r/i,'7<s voisin, où il est devenu grand propriétaire. Cn. Antonius Priscus est en Domitius ce que sont en Albensis ses parents. Il possède le fonds de la partie centrale du territoire. Mais il s'avance jusqu'aux limites. Il est voisin de P. Albius Sccundus pour le fundus ou saltus Betutianus, sis dans le vicus Caturniacus, tout près des frontières d' Albensis . Aux confins de Domitius et d'Eboreus, il possède encore le f'undus Vorminianus Precele, avec des droits diisagc sur la montagne qui sépare les deuxpagi, l'Apennin Areliascus et Caudalascus , territoire de pacages communs. Cette terre doit toucher aux biens des deux Cornelii et de T. Naevius Tituliiis ', encore à peine aménagés à la culture du fonds romain.