‹ La taille du rosier, sa culture, ses belles variétésChapitre 18 sur 69 · ÉPOQUE DB LA TAILLE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE DB LA TAILLE

froids^ et^ le plus souvent^ les jeunes pousses qui en proviennent périssent en hiver.

La taille faite en hiver^ immédiatement avant les grands froids^ expose les plaies aux effets destructeurs des gelées. Aussi voit-on souvent certains rosiers., taillés avant les froids^ perdre une portion de Textrémité de chaque rameau^ ce qui nuit nécessairement à la végétation et couvre le rosier de ^ chicots desséchés d*un aspect désagréable.

On doit tailler cet arbrisseau à la fin de l'hiver, en février, après les fortes gelées; mais comme il entre de bonne heure en végétation, on ne doit pas faire cette taille trop tardivement, pour ne pas troubler la sève dans son mouvement d'ascension.

La serpette (fig. 24) est un bon instrument pour la taille du rosier, mais elle est moins usitée que le sécateur (fig. 21), ce dernier fonctionnant plus rapidement, et les mains de ropérateur étant moins exposées aux piqûres des aiguillons; seulement il est bon de se servir simultanément de ces deux outils. Le sécateur est parfait pour la taille des jeunes rameaux, mais c'est avec la serpette seule qu'on peut enlever convenablement le vieux bois, unir les plaies et dégager les branches trop serrées.

Le sécateur a l'inconvénient d'agir par écrasement, inconvénient peu sensible sur les jeunes rameaux, les plaies du rosier se desséchant sur une certaine longueur; mais les plaies faites sur le vieux bois avec cet instrument se désorganisent et forment des chicots chancreux.

La taille doit toujours être faite à quelques millimètres de l'œil, pour qu'il ne soit pas oblitéré.

Le vieux bois sera supprimé avec la scie à main dite égohine (fig. 2o); la scie agissant par arrachement, les plaies qu'elle fait deviennent chancreuses ; on doit toujours parer la plaie avec la serpette, qui fait une coupe fort unie.

Ces instruments doivent toujours couper parfaitement; on se sert d'une pierre du levant, à l'eau ; on frotte les deux côtés de la lame de la serpette, en l'appuyant à plat sur le coin d'une table.

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