FORME
8oumis à une forme raisonnée^ le rosier se conserve sain et vigoureux, il est d'un aspect plus élégant^ et sa floraison est parfaite et régulière.
Une forme est mauvaise si, à Tëpoque de la floraison^ les roses ne se trouvent pas placées naturellement à un même niveau^ pour qu'elles puissent s'épanouir également au pour-» tour de la touife, et que l'ensemble de la floraison puisse être jugé d'un seul coupni'œii;
La fbrme arrondie donnée à une toulfe de rosier remplit parfaitement ces conditions.
Les roses produisent de l'effet individuellement ou ^t leui* ensemble* Les fleurs de collection^ qui se font remarquer par leur forme et leur coloris, et qui n'atteignent toute leur perfection que si elles sont en nombre modéré Sur un stijei, doivent se développer sur des rosiers de dimensions réduites, comme sont les rosiers greffés sur tige, communément plantés dans les jardins.
Une autre série d'espèces se fait plutôt remarquer par sa forte végétation et son abondante floraison que par le mérite individuel de chaque fleur. L'effet est alors produit par Tensemble de la floraison. Ëtemple : on admire une fleur isolée de la rose de la reine, à cause de sa grandeur exceptionnelle et de sa beauté, quand même elle se trouverait placée sur Un laible rosier-tige, tandis que le rosier multiflore iie produit de l'effet que lorsqu'il se couvjre de milliers de fleurs qui, si elles étaient vues isolément, seraient loin d'égaler la moins méritante de nos roses de collection.
La conduite du rosier a donc un double but : obtenir des roses parfaites et en nombre modéré, ou bien une masse de fleurs d'un bel effet ornemental par leur ensemble, quoique parfois insignifiantes, prises séparément.
Pour obtenir ce résultat, on donnera aux rosiers à fleurs de collection une forme réduite, sur tige ou touffe arrondie, pour obtenir un nombre modéré de belles roses également réparties sur le pourtour de cette touffe arrondie.
S'il B*agit de rosiei^s palissés contre une muraille^ les branches seront réparties également sur toute la façade^ pour
CHOU DSa SUJBTS* I3S
que toute la surface recouverte soit conveui^ileinent gai^nio fie feuilldge et de fleurs.
Le rosier franc de pied et le rosier greffé.
Il est inutile de discuter lequel de ces deux sujets doit être préféré, puisquMls ont chacun des inconvénients et des avan^ tages. En général, on recherche le rosier grefTé, car il forme plus vite une tête plus développée, sa végétation est moins emportée, et il a le mérite, apprécié des jardiniers, de ne pas gêner la culture des plates sbandes, comme les rosiers francs de pieds à toutfe rapprochée du sol. De plus, le rosier greffé sur églantier végète dans certains sols médiocres, où les ro-* siers francs de pieds réussissent mal; il convient surtout pour les variétés de vigueur moyenne, de végétation régulière et à rameaux courts, tels que les portlands et hybrides remontants. Quelques hybrides non remontants atteignent, étant greffés, un développement considérable ; mais le rosier greffé est généralement moins vigoureux et durable, sa plantation est plus coûteuse, il n'a pas la ressource de se rajeunir par des drageons sortis de la touffe, lorsque les branches dépérissent, et il présente à un certain âge une tête formée de chicots desséchés et chan creux, d'un aspect désagréable.
Une plantation de rosiers sur églantiers n'est belle et régulière que les premières années ; il faut ensuite remplacer sucr cessivement un certain nombre de sujets qui ont péri, remplacement qui finit par être coûteux.
Le rosier franc de pied est d'une longue durée dans un sol convenable, et forme une belle touffe toujours saine, vigoureuse et facilement rajeunie, puisqu'elle a la faculté de repousser du pied.
Le rosier franc de pied est seul convenable pour les centfeuilles et les rosiers grimpants; il est préféré pour les pompons, les provins et, en général, pour les espèces des Indes. Certaines de ces espèces étant susceptibles de perdre leurs rameauT par les gejées un peu fortes, il est possible de ra-