B. N. Clairambault, 794, p. 156 (analyse
paroisses, fit supprimer le droit de prendre des aides « à peine de punitions corporelles », et les élections furent invitées à l'appliquer soigneusement; mais on ne voit pas qu'il ait changé grand'chose. En 1685 encore. l'intendant de Rouen écrit que le nombre des collecteurs est trop grand’ et en 1713 le Mémorial alphabétique observe que « les règlements sur la quantité des collecteurs ne sont nullement suivis et les habitants en nomment tel nombre qu'il leur plaît, suivant l'usage des lieux? ».
Vs =LÉSIPRCHELLES
Le mode de nomination des collecteurs n’est pas le même en Normandie que dans le reste du royaume : on use du procédé des « échelles », qui consiste à rangér les habitants sujets à la collecte en trois groupes égaux, suivant leur fortune, les plus riches étant dans le premier*; du dernier groupe sont exclus les
insolvables, et même, dans les grosses paroisses, ceux qui paient
moins de 5 1. de taille: chaque groupe s'appelle une échelle ou classe. Si la paroisse ne doit avoir que trois collecteurs, on en prend un dans chaque échelle; si elle en a 5, ou 7, ou plus, on en prend généralement un de la première échelle‘ et deux ou trois de chacune des autres. Le collecteur de la première échelle a le titre de principal collecteur, de « haut-assis », ou de « portebourse » (c’est lui qui tiehdra la caisse lors de la perception)ÿ. A l’intérieur de chaque échelle est suivi un roulement. de facon qu'un contribuable ne repasse pas à la collecte avant que tous les autres n'y soient passés. Les nouveaux arrivants dans la paroisse prennent rang à la suite de la listef. On trouve de