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Un certain nombre identifient taille personnelle et taille mixte ; par exemple de Merville : « La taille est personnelle, ou du moins mixte, presque dans tout le royaume ! ». Moreau de Beaumont : «Il est vrai que dans les pays d'élections, la taille est considérée comme un impôt personnel, mais elle s'impose et se départit sur le pied et à proportion des biens, facultés, et industrie, ce qui la rend mixte, c'est-à-dire partie réelle et partie personnelle ?. » Guénois : « En Languedoc les tailles sont réelles, mais en France elles sont mixtes, ou bien selon l'avis d’aucuns personnelles ?. »
La majorité des auteurs qui distinguent la taille personnelle de la taille mixte sont fort embarrassés pour préciser dans quelles régions de la France elles existent. Seul un Traité des matières de la Chambre des Comptes, contemporain de Colbert, est catégorique : Nous distinguons, dit-il, en fait de tailles, « une réelle qui se lève en quelques provinces sur les héritages roturiers, l'autre personnelle qui se lève dans le pais et provinces voisines sur les personnes taillables, et l’autre mixte qui se lève en quelques provinces selon la profession des particuliers et sur les personnes taillables * ». Mais les autres, moins hardis; s’abstiennent de nommer les pays où la taille serait purement personnelle. Aussi se bornent-ils, en général, à ne mentionner que l'une ou l’autre de ces deux espèces, tel Ducange dans son Glossaire (art. Tailles) : « talliarum præterea aliæ sunt reales, aliæ personales ». Ducrot admet la triple distinetion des tailles personnelle, réelle et mixte, mais, ajoute-t-1l, « en France elles sont toutes personnelles ». Ragueau ne définit que la taille personnelle et la taille réelle f; au contraire La Barre, Gauret, d'Espeisses ne distinguent que la taille réelle et la taille mixte’. L'abbé Fleury n’admet également que la taille personnelle, mais il est gèné par le mot et éprouve le besoin d'en corriger le sens habituel. Il en est de même de Corbin. Loisel de Boismare, sans se préoccuper de ce qui