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LES PAROISSES REFUSANT DE FAIRE LEURS ROLES

des punitions particulièrement sévères contre les habitants « comme rebelles et criminels de lèze-majesté!, et le délit était assez commun pour que le président Labarre en fit un chapitre particulier de son Formulaire, précisant la procédure à suivre dans chaque cas particulier?. Une commission délivrée aux intendants le 31 mars 1637 leur signalait encore des localités dont les habitants « abbusant de la licence que la guerre introduit, n’eslisent aucuns asseeurs ny collecteurs, et ne procèdent a aucuns rôles ny assiettes desdites tailles, dont par ce moien la levée ne peut être faicte, autant par malice que par impuissance? »; ils avaient ordre d'épuiser tous les moyens de contrainte pour faire payer ces paroisses tombées « en régale ».

Le cas, devenu plus rare après la paix, se rencontre encore à notre époque *. En 1677 dans l'élection de Pont-de-l'Arche, les trois paroisses de Saint-Cvr-la-Campagne, Saint-Martin-la-Corneille et Saint-Ouen-du-Poncheuil refusent de dresser leurs rôles « soubs prétexte d’espérances qui leur sont faictes par quelque personne de crédit qu'ils les rendront en non-valleurs et les exempteront de la taille. les retirant mesmes dans leurs maisons et recélant leurs meubles ». L'intendant Leblanc rend une ordonnance le 22 mars enjoignant à ceux qui ont quitté ces paroisses pour éviter les contraintes d'y revenir, et aux huissiers de saisir tous les meubles qu'ils trouveront, sans autre forme de procès, jusqu'à concurrence du montant de l'impôt *.

Dans la même généralité en 1679, les habitants de Pontl'Evèque menacent de ne pas faire de rôle à cause des désordres qui se produisent chaque année dans limposition par les intrigues des coqs de paroisse °. La même année, l'intendant signale 7 ou 8 paroisses de l'élection de Pont-Audemer qu'il ne peut obliger à faire des rôles « quelles que diminutions que je leur aye données », dit-il, et bien qu'il les ait autorisées à « payer leur taille des précédentes années des revenans bons des fourages ? ».

Deux ans après, Leblanc trouve encore dans les prisons de Dieppe deux misérables détenus parce que leurs paroisses

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