Lettre du 7 juin 1679, Clém., IE
8. Cf, cependant un procès-verbal de visite des prisons d’Alencon, du 6 mars 1666 : sur 26 détenus, il y en a 8 pour la taille, 9 pour amendes de bois ou fauxsaunage, un pour la chambre de justice; les motifs des 8 autres ne sont pas indiqués. (B. N. fr. 18423, f® 21-25.) D’après ces chiffres, la taille aurait fourni à elle soule environ le tiers de la population des prisons.
trois, les Andelys, Gournay, et Vernon, n'ont pas de prisonniers!; celle de Rouen en a deux, mais tous deux pour avoir dissipé les deniers de la taille?; celle d'Evreux, trois*; dans celle de Gisors, les emprisonnements sont « fréquens, les receveurs s’excusant sur ce que les collecteurs n'ont pas de meubles“ ». Dans la généralité de Caen, à la mème date, 1l n'y a pas de prisonniers « présentement », car on les a tous mis en liberté pour faire les travaux de la moisson; mais nous ne savons combien ont été ainsi libérés’. En mars 1671, le receveur général de Rouen déclare que, les recouvrements étant « de plus en plus difficiles », il a « esté obligé depuis deux mois de faire emprisonner plus de cinquante collecteurs® ». Dans la même généralité, le 1° avril 1674, l'intendant écrit qu'il a trouvé « un grand nombre de collecteurs dans les prisons d'Evreux' »; en juillet 1676, « il y a très peu de collecteurs dans les prisons, et on prend des mesures pour les mettre en liberté; » en janvier 1678, « il y a très peu de prisonniers, sy ce n’est au Ponteaudemer, ou le commis a la recepte de 1676 en a fait arrester 15, et celuy de 1677, 14 », soit au total 27°. L'année suivante, les receveurs s'engagent à n'emprisonner que très peu de collecteurs'°, et l’intendant, ayant trouvé à Chaumont « beaucoup de collecteurs dans les prisons », les libère conditionnellement!!. En 1680, Leblanc obtient pareillement des trois receveurs d'Evreux, Vernon et Les Andelys, qu'ils ne fassent plus emprisonner de collecteurs ; à Eu, il y a deux prisonniers, et deux également à Pont-Audemer?.En 1681, dans les prisons de Montivilliers, « il n'y a qu'un collecteur, qui, au lieu de payer en recepte, consommoit les deniers a plaider‘ »; à Dieppe, « il n'y à que quatre
4. Lettre de Barin de la Galissonnière à Colbert, 4 août 1670, B. N. Clairamb. 792, p. 153.