‹ La Taille en Normandie au temps de ColbertChapitre 442 sur 466 · Let. au même, 23 février 1676, Clém.. p · texte numérisé non relu

Let. au même, 23 février 1676, Clém.. p

. Let. à Foucault, 1° juin 1674, ibid., I, 341.

. Circulaire du 24 avril 1676, tbid., 371.

. Let, à De Sève, 5 octobre 1674, ibid., 352.

. Let, à son frère Croissy, 18 octobre 1674, tbid., p. 353.

Cu

voit blâmé pour avoir agi trop précipitamment'; maintenant les financiers sont soutenus, même contre les intendants.

Dans les commissions des tailles, le roi s’efforçait de justifier ses armements et de promettre chaque année la paix prochaine. Ilse vantait de n'avoir pas augmenté les impôts, et d’avoir recouru aux affaires extraordinaires » pour se procurer des fonds :

« Quoyque les grandes et prodigieuses despences que nous sommes obligez de soustenir pour la conservation des places que nous avons conquizes et pour l'entretenement de toutes les armées que nous sommes obligez de tenir sur pied nous deussent obliger d'augmenter considerablement les impositions sur nos peuples, neanmoingt nous avons mieux aymé nous servir des propositions qui nous ont esté faictes de quelques moiens extraordinaires pour n'imposer que les sommes contenues en la presente ? ».

Il prônait les règlements faits pour soulager les contri-

buables :

Nous espérons « qu'après les prises de Dinan, Huys et Limbourg, Dieu bénira nos armes et nous donnera d’autres avantages dans le

reste de cette campaigne pour le soulagement de nos peuples, travail-

lant presentement a faire des reglemens capables de faire subsister nos

trouppes sans opprimer leurs hostes, a l'observation desquels nous tiendrons la main ».

Cependant la taille était montée de 33795797 1. en 1671 à 40512666 I. en 1678. Les affaires extraordinaires, comme l'impôt du tabac (1674) et du papier timbré (1675) s'étaient ajoutées aux autres contributions, et les logements de troupes

avaient été une charge écrasante pour toutes les généralités du

nord, de l’est et du centre. Aussi partout, on l'a déjà vu‘, les recouvrements étaient devenus très difficiles. Les intendants de Normandie, dans toutes leurs lettres, écrivent que toutes leurs diligences sont impuissantes contre la misère : « ceux qui sont chargez du recouvrement des deniers y trouvent la mesme facilité que s'il n'y avait point de trouppes, et ils ne se peuvent plaindre que de la misère du peuple » : telle est la réponse la

1. Clém., Il, 347, « Le bon ordre veut, dit-il, que, lorsque les intendants trouvent quelque désordre de cette qualité dans la généralité dans laquelle ils servent, ils m'en donnent avis pour en rendre compte au roy; ensuite, si S. M. estime qu'il y ayt lieu de faire un exemple, Elle leur envoye l’ordre de faire arrester celuy qui est accusé, d'informer et de luy faire son procès ». Cf. aussi sa let. du 24 juillet, p. 348, note.

2. Commissions pour la taille de 1674, montant à 36 667 404 L, (A. D. Calv., Election de Caen). Of. la lettre de Colbert à De Sève, 26 avril 1674, Clém., IF 335.

3. Commissions pour 1676, A. D. Calv., Election de Caen. La taille monte à 40 230 350 I.

4. Gi-dessus, p. 74-77. En 1675, dans l'élection de Caen, l'imposition de l’ustensile, levée en argent, s'élève à 31 875 1. (A. D. Calv., Election de Caen, ordonnance du 20 novembre 1675).

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