VALEUR SÉMÉIOLOGIQUE
Il est certain que la lalalgie peut relever d’autres causes que la blennorragie, mais il est non moins cerlain que la blennorragie est la cause la plus fréquente de la talalgie. Et si l’on examine avec soin les observations de talalgie publiées, on retrouvera la blennorragie
avec une fréquence inusitée, soit actuelle soit anté-
Ms, ui
rieure de peu de temps. Mais, pour que la proportion exacte füt déterminée, il serait nécessaire que les observations fussent prises avec une très grande minutie. C’est que la blennorragie est très souvent difficile à dépister : l’interrogatoire du malade est souvent muet à cet égard, soit que celui-ci cache sa maladie qu’il n'ose avouer, soit qu’il ignore les termes usuels et pense qu’un petit « échauffement » n’est pas une maladie vénérienne.
Le canal doit être examiné le matin au réveil et ramoné depuis la racine de la verge jusqu'au gland, de manière à ne pas laisser la moindre trace de pus. La plus petite goutte, même séreuse d'apparence, devra être recueillie sur une lame, et examinée soigneusement au microscope au double point de vue des globules de pus et du gonocoque. |
Les urines devront aussi être examinées et l’on constatera si elles présentent ou non des filaments. On devra même tenter l'épreuve de la bière, pour être tout à fait sûr, avant de nier la possibilité d’une blennorragie chez un sujet atteint de talalgie.
En prenant ces précautions, on constalera certainement que presque toujours la talalgie relève de la blennorragie. | |
EU inversement la talalgie’ devient ainsi le plus souvent un signe révélateur de la blennorragie.
C’est en s'appuyant sur ce fait que M. Miran a pu soupçonner l'origine blennorragique d’une hydarthrose chronique des petites jointures, de forme singulière dont le type n’était pas décrit, à part une observation antécédente de M. Garcia», d’ailleurs muette sur l’étiologie. Nous reproduisons plus loin cette observation in extenso.