ESQUISSE POUR UNE TAPISSERIE
Fac similé d’un dessin de F. Salviati (Musee des Offices.)
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-Pancienne minutie, cédérent-ils sans scrupules au courant. On pourra juger de lV’abaissement de la manufacture florentine pendant le dernier tiers du xvi° siécle ~~ par les Chasses qui déshonorent plusieurs des palais — royaux de la Toscane.
Considérée dans son ensemble, la tapisserie florentine — et la responsabilité de ces résultats incombe uniquement aux peintres chargés de l’exécution des cartons —se distingue par ses prétentions au style, par son ~ manque de liberté et de fantaisie. A l’exception des Mois et des Grotesques du Bachiacca, il est difficile dy trouver des tentures concues dans un esprit décoratif vraiment désintéressé; on s’attache avant tout aux grandes compositions historiques : scénes de Vhistoire sainte, scenes de la mythologie, fastes de la maison de Médicis. On dirait que dans le despotisme savant inauguré par Cosme I* il n’y avait point de place pour les qualités qui avaient si longtemps fait la gloire de Ecole florentine : la grace, l’enjouement, la réverie.
Nous pouvons passer rapidement sur les autres ateliers italiens du xvi siécle. Ceux qui prirent naissance a cette époque a Venise et & Génes n’eurent qu’une importance secondaire : ces deux villes étant avant tout, comme Anvers pour les Flandres, des entrepdts, non des centres de production. Aussi y voit-on les métiers de haute lisse se dresser et disparaitre avec une égale facilité. Ce quil fallait avant tout, étant donnée Vimmense accumulation de tapisseries des Flandres, c’étaient des rentrayeurs chargés de les conserver, de les réparer, non des tapissiers occupés a en créer de nouvelles.