‹ La tapisserieChapitre 142 sur 182 · Somme qui représenterait aujourd’hui une valeur cing a · texte numérisé non relu

Somme qui représenterait aujourd’hui une valeur cing a

six fois plus considérable : 450 livres par aune équivalent a environ 1,925 francs par métre carré.

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basse lisse mesurant 4,294 aunes carrées et revenant a 623,601 livres. .

Les principales’ de ces tentures sont: les Actes des Apotres et les Stances du Vatican, d’aprés Raphaél; ! Histoire de Moise, daprés Le Poussin et Le Brun; V Histoire du Roi, @apres Le Brun et Van der Meulen; les Mois ou les Résidences royales, d’aprés les mémes; ‘) Histoire a’ Alexandre, les Eléments, les Saisons, daprés Le Brun; les tableaux de la galerie de Saint-Cloud, d@aprés Mignard; les Triomphes des dieux, imitations libres de Noél Coypel d’aprés des tentures anciennes, attribuées a Mantegna; le Zriomphe de la Philosophie et le Triomphe de la Foi, également d’aprés Coypel. Plusieurs de ces suites furent répétées jusqu’a cing ou six fois. Vers la fin du régne de Louis XIV, la Tenture des Indes, en huit pieces, les Arabesques de Raphaél, également en huit piéces (arrangées par Noél Coypel), vinrent s’ajouter aux tentures précédentes.

Nous avons essayé, au début de ce chapitre, de définir Pinfluence que le directeur des Gobelins, Le Brun, a exercée sur la tapisserie, prise dans son ensemble; il nous reste a rechercher quels ont été les éléments constitutifs du style personnifié par le maitre, qui, ne l’oublions pas, avait sous ses ordres une véritable armée de peintres (on en compte quarante-neuf employés pour les seules manufactures royales, de 1663 a 1690).

Si nous examinons la plus belle de ses tentures, \’ Histoire du Rot, nous sommes a la fois frappés de la

1. Un exemplaire de la Tenture des Indes (antérieur a 1725) se trouve au palais de:Malte. Voy. Darcel, Rapport a Son Excellence le gouverneur de Vile de Malte. Malte, 1881. ;

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vérité et de Vabondance des portraits, qui donneni toute cette suite un caractére de vérité si saisissant, d. richesse des costumes et du mobilier, de Ventente groupement, et de je ne sais quelle gravité qui n’ ext l ee pay le naturel. Ce sont des pages < douse

la majesté du cee roi, a respect qu’il ‘inspire cour priment tout autre sentiment, il y a une sorte grandeur rustique dans ces braves ambassadeurs treize cantons venant renouveler le serment d’allianc

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entre la. France et la Suisse; dans la visite du roi au:

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un count de tapisserie. Ces aailigs genous su tout Oe Yon compare celles des Pie de P Histoire

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Ji increta de quelque cérémonie contemporaine en lui donnant ‘I? ‘importance d'un événement historique. L'imagination, ‘la noblesse du style, telles sont les qualités qui ici doi- | vent éclipser toutes les autres. Je me hate d@ajouter que | cette nouvelle suite se distingue par une abondance, un mouvement, pour ne pas dire une verve, qui fap, pellent plus d’une fois Rubens. — ee Je ne parlerai pas de l’entente iactretiogee aoe effets décoratifs : pour apprécier lceuvre de Le Brun a sa juste valeur, il ve de le comparer au Moise exposé sur les eaux, a l’Adoration du veau dor, da Poussin, ou a Latone changeant les paysans en grenouilles, de Mignard, piéces que l’on a souvent vues aux expositions du palais de I’Industrie. a Dans les tentures purement décoratives ou, comme les appelle un contemporain, les « sujets indifférents », qui alternent avec ses compositions historiques, Le Brun ra montre une liberté d’esprit, un amour de la nature, une’ fantaisie vraiment faits pour nous surprendre dans c siecle de l’étiquette et de la pompe. I] n’hésite pas a re Iéguer Pobjet principal a Varriére-plan, pour peu qu'il. trouve le moyen de garnir le devant de la compositio de motifs plus pittoresques; dans les Résidences royales, il installe au premier rang un singe qui fait des gri- — ‘maces, un chat qui se prélasse, un second chat s ‘approee a pas de RaUP dun hérisson, qui se redresse a son

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sorte de portique garni de tapis de la. " Sivennet’ a vases Vor et d’argent, de guirlandes, qui n’ont d’autre © destination que de charmer la vue; le roi etla reineen —

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