‹ La tapisserieChapitre 17 sur 182 · Pline, Hist. nat., liv. VIII · texte numérisé non relu

Pline, Hist. nat., liv. VIII

fait affluer dans la Ville éternelle les trésors de nations civilisées et raffinges entre toutes, que les scrupules disparurent, que la convoitise naquit. Au m® siecle avant notre ére, Caton le Censeur (+ 235) se crut encore moralement obligé de vendre sur-le-champ une tapisserie de Babylone quw’il venait de recueillir dans un héritage?. Mais nous savons par Plaute (-+ 183) que, dés le 1° siécle, la Campanie produisait des tentures jouissant d’une certaine réputation :

... Peristromata... picta... Campaniz 2.

L’importation étrangére faisait le reste.

Au début de l’Empire, la tapisserie regne en souves raine dans les monuments publics aussi bien que dans les palais ou les villas des particuliers*. Ici, nous rencontrons, tissues dans le rideau de pourpre d’un théatre, les figures des Bretons vaincus 4; ailleurs, nous voyons flotter, entre les colonnes du portique de Pompée, les riches tentures attaliques*. Agrippine écoute, cachée derriére une portiére, les délibérations des sénateurs appelés dans le palais de son fils ®. Néron fait étendre,

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