‹ La tapisserieChapitre 68 sur 182 · SEIGNEUR ET DAME JOUANT AUX CARTES · texte numérisé non relu

SEIGNEUR ET DAME JOUANT AUX CARTES

(Musée national de Munich.)

est ornée de banderoles 4 inscriptions allemandest. Nous retrouvons les mémes préoccupations dans une tapisserie autrefois conservée a l’hétel de ville de Ratisbonne, aujourd’hui au musée national de Munich (seigneur et dame jouant aux cartes), ainsi que dans d’autres tentures de l’hétel de ville de Ratisbonne, qui nous montrent des hommes et des femmes sauvages se livrant a diverses distractions. Cette derniére suite, dont on place .l’exécution entre les années 1350 et 1400, porte les armoiries des Ruederer de Kolmberg et des Stain de Rechtenstain, familles-qui existent aujourd’hui encore en Souabe : elle se compose de douze piéces, A fond rouge.

Pour VItalie, il nous a été impossible de trouver, pendant la période qui nous occupe, la moindre trace d’une fabrication indigéne.. Nos voisins d’outre-monts se contentaient de faire venir A grands frais des tapisseries de Paris ou: des centres manufacturiers flamands. C’est ainsi qu’en 1376 on voit le comte Amédée de Savoie confier une commande importante a Nicolas Bataille (p. 115); en 1389, le chroniqueur Jean de Mussis reproche aux habitants de Plaisance leur gott pour les « banderiz de Arassa »; en 1399, Francois Gonzague, capitaine de Mantoue, envoie a Paris, ou il avait déja fait exécuter un travail analogue, une tenture sur laquelle il désirait faire substituer les armoiries de la Bohéme a celles des Visconti. Ce sont 1a des aveux

1. Wauters, les Tapisseries historiées, dans l’Art ancien a l’Exposition nationale belge, p. 212.

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