SCÈNE XII
MADAME D’H AR VILLE, ISIDORE, caché.
madame d’harville.
Oui... tout ce qu’il m’a dit était très-bien !... de la réserve d’abord, et puis il s’est animé, et alors quelle expression de tendresse contenue... dans ses regards, dans ses paroles!
ISIDORE; entr’ouvrant la porte du cabinet, à part.
J’en suis pour ce que j’ai dit, c’est une bien belle femme !
madame d’harville.
Pauvre jeune homme !
ISIDORE; à part*
Elle parle d’un jeune homme?
Relisons sa lettre.
ISIDORE, à part.
Une lettre!... soyons discret!... écoutons!
MADAME D’HARVILLE, lisant.
« Je ne puis vous cacher plus longtemps ce qui se passe dans mon âme... »
ISIDORE, à part.
Ah ! mon Dieu !
MADAME D’HARVILLE
« Dès le premier instant que je vous ai vue, j’ai éprouvé un sentiment qui ne s’éteindra qu’avec ma’ vie. . . »
ISIDORE, à part.
Ma lettre!... Je m’en vas!... Est-ce heureux que je sois... resté !...
MADAME* D’HARVILLE
« Entendre de votre bouche que cet aveu ne vous déplaît pas. » (Parlé.) Non, il ne me déplaît pas !
ISIDORE; à part.
Je suis aimé !
MADAME D’HARVILLE
Oh ! oui! ce serait un mari charmant!
'ISIDORE, à part.
Un mari!... ma destinée s’accomplit!
Il n’est pas riche peut-être !
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