SCÈNE XVI
LUCIEN, MADAME D’HAHVILLE, eutraut <k gauche.
LUCIEN
J’ai lu ces papiers, Madame.
MADAME D’HARVILLE, les reprenant.
Je vous remercie de votre zèle... Et quelle est votre opinion sur ce procès ?
Mais... votre cause était bonne.
MADAME D’HARVILLE
C’est-à-dire que j’ai mal fait d’accepter un arrangement ?
LUCIEN, froidement.
Peut-être !.... Un mauvais procès est encore préférable à un mariage mal assorti.
MADAME D’HARVILLE
Et vous pensez que M. Roland...
LUCIEN, de même.
Ne vous convient en aucune façon !
madame d’harville.
Pourtant si mon cœur est libre?
LUCIEN
Libre aujourd’hui peut-être; mais qui vous répond qu’il le sera demain?... Tant que le cœur peut parler, c’est sa voix seule qu’il faut écouter, avant de former des liens éternels.
MADAME D’HARVILLE
Mais la voix de la raison, Monsieur? (Elle va poser le dossier sur le bureau.)
LUCIEN
La raison ne peut-elle s’accorder avec un tendre sentiment?... Et encore, vaudrait-il mieux se laisser égarer par le cœur, que d’être dupe d’un calcul... Quant à moi. Madame, je n’épouserai jamais qu’une femme qui aura tout mon amour, parce que là seulement est le bonb»ur!"*