SCÈNE XVIII
MADAME D’HARVILLE, ROLAND”
MADAME D’HARVILLE, à part.
Quelle indigne faiblesse ! (Elle pose le bouquet sur la table à gauche.) ROLAND, à part.
Avouez que vous avez voulu m’éprouver?...
MADAME d’HARVILI-Ê.
Oui... c’était une épreuve... une épreuve bien cruelle.
ROLAND
Qui vous a donné la mesure de mon amour et de mon courage... Et maintenant, ne lixerez-vous pas le jour de mon bonheur, pour prix de ma noble et courageuse conduite?
Madame d’Harville, Roland.
MADAME d’HARVILCE.
Votre conduite?... elle est odieuse !
Comment!., quand je viens d’exposer mes jours pour vous!
MADAME d’hARVILLE.
Eh ! Monsieur, ce sont vos ridicules fanfaronades, dont je ne suis pas dupe, qui font que je ne puis vous souffrir... Oui, Monsieur, si je vous épousais, ce ne serait que par contrainte, parce que, jusqu’ici, vous ne m’étiez qu’indifférent, mais à présent je vous déteste... et si cela ne vous suffit pas, j’ajouterai que j’en aime un autre. (Elle sort à gauche.)