SCÈNE XI
FLORINE
Parlez avec plu* de respect de quelqu’un qui va devenir mon maître, puisqu’il (luit épouser nia maîtresse.
' ISIDORE
Quoi ! votre maîtresse, une femme numéro un, épouserait ce... je maintiens le mot roquentin.
FLORINE
Que vous importe?
ISIDORE
Au fait, s’il a de quoi!... (Montrant le bouquet.) Mademoiselle Florine, daignerez-vous accepter ces fleurs, parmi lesquelles vous trouverez votre image? (a part.) Encore une phrase que j’ai pillée à un maréchal de lettres.
FLORINE, passant à droite, et posant le bouquet sur le guéridon *.
Voilà une attention...
Délicate... j’ose le dire. Mes intentions ne le sont pas moins... puisque j’aspire à l’hyménée... j’ai peut-être tort !...
FLORINE
Comment'”’ ?
ISIDORE
C’est que je me suis fait dire ma bonne aventure, on m’a prédit que j'épouserais une grande dame... voyez ce que je vous sacrifie I... à moins que vous ne soyez une princesse déguisée... ce qui m’étonnerait beaucoup.
FLORINE
Hein?
ISIDORE
Mais ce qui me suprendrait nullement...
FLORINE
On vient!... c’est Madame...
ISIDORE
Je m’esquive, (il fait un pas Yers le fond.)
FLORINE
Mais non! elle va nous voir!.,,
ISIDORE
Oh! là !... (il se jette dans le cabinet à droite.)
Je suis perdue!,,.
MADAME D’hARVILLE.
M. Roland est enfin parti?
FLORINE
Oui, Madame.
MADAME D’üARVILLK.
Laissez-moi. C’est bon !
* Florine, Isidore.
** Isidore, Florine.
FLORINE
Madame... c’est que... (a part.) Gomment faire?...
MADAME d'HARVILLE.
M’avez- vous entendue?
FLORIN E
Oui, Madame... je sors. (Florin* son.)