‹ La technique de la radiotélégraphieChapitre 22 sur 61 · AP TU PT I LT · texte numérisé non relu

AP TU PT I LT

avec un ondemètre étalonné, comme l'indique la figure 55. On a alors

3. Mesure de l’oscillation propre ainsi que de la capacité et de la self effectives d’une antenne. — Évaluons par exemple l'onde propre d'une antenne excitée à l’aide du montage Marconi, et les grandeurs caractéristiques qui en résultent (fig. 56). La méthode indiquée

= ra ? He

ti

par la figure, et facile à comprendre sans autre explication, permet de mesurer la longueur d’onde À 5 A

cm cm Cm ÀX — 27H VIS CA .

Pour évaluer la capacité effective C on intercale dans l’antenne un condensateur C. Elle vibre alors avec une longueur d’onde

Ca C ct MP c ep rs manf/1 A\ Cet

moindre À.

De ces deux équalions on déduit la capacité de l’antenne

MN SL eme

S; l’on introduit au lieu des longueurs d’onde, les capacités C, et C3 employées chaque fois à l’ondemètre, on obtient | | Ci — Co

CARS Ce

Ce résultat est d'autant plus approché que la capacité C, répartie le long de l'antenne agit davantage à la facon d’un condensateur ordinaire. Le cas limite serait celui où l'antenne aurait les mêmes propriétés qu'un circuit oscillant fermé. Dans ce cas, pour Ü= 0 on auraitaussi he == 0. SL au contraire LimniEnnéeesE constituée par. un simple fil tendu verticalement dans l'air, on obtient, pour la valeur limite C = o, la longueur d’onde

On est dès lors en mesure, à l’aide de la courbe trouvée expéri-

mentalement

Àc JG)

de juger si P’antenne étudiée doit être considérée plutôt comme un système fermé ou comme un système ouvert. Gela est très important, comme on le verra plus loin, pour se rendre compte de son pouvoir rayonnant. Il faut remarquer, au sujet de la valeur mesurée Cie) que, plus la capacité intercalée Gest petite, plus la répartition du courant dans l'antenne diffère de celle qui correspond à l’onde propre À,

de sorte que la formule RREHNE Xe

Giceo:0

donne une valeur de la capacité d'autant plus inexacte que le condensateur G est plus petit. On ne peut pas dire d’une façon générale jusqu’à quel point on à le droit de raccourcir l’onde dans l’antenne; cela dépend de la forme particulière de celle-cr. | On obtient des relations analogues lorsque, au lieu du condensateur C, on introduit dans l'antenne une bobine de self L. L’onde

LONGUEURS D’OXDE. 69

propre À, subit de ce fait un accroissement, et l'ondemètre donne la nouvelle longueur d'onde À. La capacité effective G,, se tire alors de

À — À . Cr = Aa)AL

Car — ru 20 L

Ici encore, si, au lieu des longueurs, on lit à l’ondemètre les capacités GC et C,, l'expression précédente se simplifie et devient

Lo(C: — Ci) ANT PAiE à dt

Ca L

où L, est la self de l’ondemètre. Si en outre on choisit L — L,; on a Ca — Co TE Gi.

Ce qui a été dit pour les condensateurs au sujet de la modification de la répartition du courant dans l’antenne est également vrai dans le cas présent. Plus la longueur d’onde À, est grande, plus la capacilé de l’antenne se rapproche de sa capacité statique, celle qu’on mesurerait par exemple au pont à courant alternatif. Des valeurs ainsi obtenues de la capacité C, et de la longueur d’onde À,, on déduit la self-induction L, de l'antenne par

hi

Rae 47? Ga

Pour se rendre compte de la manière dont la self propre L, de l’antenne intervient vis-à-vis de la valeur L de la self introduite, on étudie d’abord les longueurs d’onde des oscillations qui y prennent naissance pour différentes valeurs de L. Ensuite on constitue, avec la bobine dont on s’est servi et un condensateur à variation continue, un circuit dont on amène chaque fois la longueur d’onde à être égale à celle qu’on a mesurée à Pantenne pour le montage correspondant. La capacité G, de ce condensateur ne remplace pas seulement la capacité de l'antenne, mais aussi sa self-induction. Si l’on établit la courbe

Cr = f(À).

on a immédiatement un aperçu sur la mesure dans laquelle la self L, Joue un rôle pour les différentes longueurs d'onde. Des valeurs ainsi

obtenues, on déduit la capacité de l'antenne par

ÀË — À Le Co Gi UPS Ce La signification des différents symboles ressort de ce qui précède. On emploie encore souvent la méthode suivante pour évaluer la capacité effective d’une antenne. Après avoir mesuré l’onde propre À4, on allonge l’antenne, de préférence avec un variomètre,

jusqu’à ce que sa période propre atteigne Vol ture V2ha = 2 TC V2 La Ca.

On introduit ensuite un condensateur C à variation continue, à l’aide duquel on diminue la longueur d'onde 1,41 À, jusqu’à ce qu'on atteigne de nouveau la valeur initiale À,. On tire alors la capacité effective CO, de |

NU r(/ 21 pe = Dors MATOS

d’où Ca Cr

On peut encore combiner de nombreuses méthodes en se basant sur les équations données dans ce Chapitre.

Signalons enfin que si l’on connaît l'amortissement S, de l’antenne, les grandeurs cherchées se tirent des relations

ane CZ 150 À, WA Qm EN XX Ee— 1,69 S, ,

où w, représente la résistance effective de l’antenne.

En résumé, 1l résulte de toutes ces considérations que la capacité et la self effectives mesurées C, et L, ne dépendent pas seulement des dimensions extérieures de l’antenne, mais qu’elles sont déterminées avant tout par la manière dont le courant et la tension sont répartis, et que cette répartition dépend à son tour de la longueur d'onde. Ce fait est également à observer au sujet de la méthode indiquée au Chapitre [ pour la mesure des capacités des fils d’antennes.

» 4 cit Ë d'UNNRAUTR A CT VV VU

LONGUEURS D'ONDE. mL

4. Etalonnage d’un poste récepteur. — Un poste récepteur complet comprend les appareils d'appel, ceux qui servent pour la réception, soit à l’oreille, soit écrite, et les dispositifs (bobines, variomètres, condensateurs fixes ou variables) qui sont nécessaires pour s’accorder sur une longueur d’onde voulue. On peut fixer de la façon suivante la suite des opérations à effectuer, depuis la recherche initiale de l’onde envoyée jusqu’au bon réglage final.

a. Comme :1l s’agit tout d’abord de régler le plus rapidement possible l’antenne sur toutes les longueurs d'ondes usuelles, il faut chercher la manière Ja plus commode d’atteindre ce but à l’aide de variomètres et de condensateurs variables. Le plus simple est de relier mécaniquement un condensateur variable et un variomètre, montés entre eux de telle sorte qu’on puisse, par un mouvement continu, faire croître l’onde propre de l’antenne des petites longueurs d'onde aux grandes. On obtient ainsi les montages fondamentaux de la figure 57, qui se comprennent d’eux-mêmes et

peuvent, bien entendu, être diversement modifiés par l’introduction d’un plus grand nombre d'éléments. Nous supposons l’indicateur de réception placé dans un cireuit apériodique qui est excité par les oscillations de l’antenne. La figure 58 montre Ja forme sous laquelle on peut réaliser un tel système de réception.

b. Lorsque, en parcourant rapidement l'échelle des ondes, on a trouvé l’accord sur la vibration incidente, on abandonne la réception au circuit apériodique, et, pour éliminer autant que possible

nn 6 2

les perturbations parasites, on introduit un secondaire accordé sur la même période que l’antenne, et par lequel on fait exciter le détecteur. Ceci peut se faire de nouveau apériodiquement, ou bien

Fig. 58.

Poste de réception d’après Adelmann (C. Lorenz A.-G., Berlin).

à l'aide d’un couplage galvanique ou par condensateur : le choix dépend de la nature de l'indicateur employé.

On est alors conduit à effectuer deux mesures : 1° étalonner le système de l'antenne pour les différents montages possibles et les différentes valeurs des variables; 2° déterminer les périodes propres du secondaire en fonction de sa capacité et de sa self. La première mesure se fait à l’aide d’un oscillateur étalonné qui induit dans le circuit de l’antenne un courant d’une certaine fréquence, et dont on fait varier la self ou la capacité jusqu’à avoir le son maximum au téléphone. L’oscillation induite est alors d'accord avec l’onde

propre de l'antenne et l’on a (fig. 59) Âr Xn-

nf

LONGUEURS D'ONDE, Done

La deuxième chose à faire est l’étalonnage du secondaire, auquel on peut encore, pour obtenir un accord plus aigu, ajouter un Sys-

tème tertiaire. Les mesures à effectuer sur ces circuits fermés afin d’avoir leur longueur d’onde pour chaque valeur de la capacité

Fig. Go.

variable peuvent se faire avec le montage pour essais de postes de Eichhorn, comme le montre la figure 60. Avec les courbes d’éta-

lonnage obtenues ee Na À

on pourra graduer le condensateur secondaire en longueurs d’onde pour les différentes bobines.

S. Mesure de la longueur d’onde d’un générateur à arc par la méthode indirecte. — Cette mesure peut se faire à l’aide du montage de la figure 61. Des indications # de l’ampèremètre thermique

ood

Fig. 61.

et e, de l’électromètre, on déduit la longueur d’onde cherchée du circuit, en supposant que l’oscillation de haute fréquence est sinusoïdale, par

L'évaluation de la longueur d’onde est ainsi ramenée à la lecture de l’ampèremètre et de l’électromètre. On peut évidemment réunir ces deux opérations dans un seul appareil, en faisant, suivant le procédé de Ferrié, déplacer les aiguilles de ces deux instruments

devant une graduation constituée par une famille de courbes pour chacune desquelles À—f(i, e) garde une valeur constante. Le principe d’un tel ondemètre, donnant directement la longueur d'onde, ressort de la figure 62, dans laquelle æ, et #2 désignent

les résistances de deux fils thermiques dont l’allongement provoque le déplacement du point de croisement de deux aiguilles mobiles. En admettant, ce qui est facile à réaliser, que la résistance

L2 , . C2 Lt - \ L , | ohmique #, est négligeable vis-à-vis de celle due à la capacité , 2 Try C on à, d’après les lois générales du courant alternatif, Li I

UE ns 0).

La 2RVC wi+r

Au lieu du condensateur, on peut naturellement employer aussi une bobine de self L. l'équation précédente prend alors la forme

Li any L

FAR Wi+r FA

On peut enfin introduire dans l’une des branches une self L, dans l’autre une capacité C, et l’on obtient, pour le rapport des intensités,

. —=(anv) LC = f(v?).

6. Analyse au miroir tournant des oscillations de haute fréquence [Oscillographe à effluves (!), fg. 63]. — En observant, suivant le

Oscillographe à effluves (Hans Boas, Elektr. Fabrik, Berlin).

procédé de Feddersen, un phénomène lumineux dû à des oscilla-

(7) Appelé aussi oscillographe à lueur. (Note du Traducteur.)

tions de haute fréquence, à l’aide d’un miroir tournant rapidement, on obtient, d’une manière très simple, un aperçu sur les phénomènes électriques qui se passent dans le circuit étudié. L'image qu’on apercoit au miroir Lournant donne immédiatement l'explication physique de phénomènes qui sont en général purement expérimentaux. La valeur d’un tel appareil pour les mesures en haute fréquence résulte de là sans autre explication.

Deux cas se présentent pour l'exécution des mesures. Ou bien on observe directement l’étincelle ou l'arc existant dans le circuit oscillant: ou bien on associe au circuit qui est le siège d’oscillations de haute fréquence, à l’aide d’un couplage galvanique, d’un couplage par induction ou d'un couplage par condensateur, un tube de Geissler, une lampe à incandescence, un éclateur ou un tube à effluves : on obtient alors, dans ces appareils, des phénomènes lumineux dont les caractères remarquables sont rendus visibles par le miroir tournant. Parmi les indicateurs qu’on peut employer, le tube à effluves de Gehrke a une importance particulière, parce que le développement de l’effluve sur l’électrode est proportionnel à l'intensité, ce qui permet de comparer entre elles les amplitudes des oscillations. Les oscillogrammes ainsi obtenus photographiquement permettent d'apprécier non seulement la forme des oscillations, mais aussi les longueurs d'onde. Soient en effet : |

n le nombre de tours à la minute du moteur qui entraîne le miroir; H la longueur d'image en millimètres;

R la distance en millimètres entre la plaque photographique et Île

miroir.

Le temps + pendant lequel la longueur d'image H a été éclairée, est donné en secondes par

Si dans la longueur H, il y a 3 oscillations complètes, on en déduit le nombre de périodes à la seconde, et par suite la longueur d'onde, par

Page 1