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ET DE RÉCEPTION

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Côté transmission d'une station Poulsen transportable (Telephon-Fabrik A.-G, vorm. J. Berliner, Vienne).

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du premier cas, applicable à tout système qui produit des oscillations entretenues, pour lequel les conditions électriques de la transmission restent à peu près les mêmes qu’en radiotélégraphie, et qui consiste à produire les sons dans le téléphone récepteur par une varialion rythmée de lénergie émise, la longueur d’onde restant toujours la même. Le problème de la téléphonie sans fil est alors de provoquer avec un système microphonique, des variations d'énergie suffisantes dans le primaire. En supposant constante la lorce électromotrice d’excitation dans l’antenne d'émission, la condition précédente sera le mieux remplie quand le microphone

Fig. 166.

pourra supporter le plus d'énergie possible. D’après la théorie de Seibt, 1l faut néanmoins, pour avoir une bonne action à distance, réaliser sensiblement la condition suivante : la résistance équivalente totale w, de l’antenne doit être à peu près égale à celle #, du microphone. Dès lors, deux conditions soi.2 imposées au microphone : en premier lieu, il faut que sa résistance ohmique soit proporuonnée à celle de l’antenne; ea second lieu, il doit pouvoir supporter les intensités élevées qui sont nécessaires sans que son fonctionnement soit troublé. Si l’on continue à se servir du microphone usuel à charbons, pour n'avoir qu’une petite résistance, on est conduit à shunter ces microphones par une résistance ohmique ou inductive (fig. 166) en les réglant de telle sorte que la résis-

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tance effective de cette combinaison soit proportionnée à l’ordre de srandeur de la résistance dû rayonnement w, de l'oscillateur. L'avantage qui en résulte est que l'intensité du courant dans l’antenne peut grandir sans affecter outre mesure le microphone. La théorie montre que ce n’est qu’en augmentant l'intensité du courant fondamental qu’on peut accroître l'énergie efficace à la réception.

Cependant, on pourra agir sur le courant dans l'antenne d’une manière bien meilleure si l’on arrive à construire des microphones pour fortes intensités, capables de supporter de forts courants. Bien qu’on ait fait beaucoup de recherches dans ce sens, on n’a pas encore

trouvé une solution satisfaisante : en effet, pour obtenir des variations de courant importantes, il faut que la membrane soit mise fortement en vibration, et cela est très difficile à réaliser si l’on ne veut pas que le timbre soit affecté.

Aussi la Compagnie C. Lorenz a-t-elle proposé un autre moyen grâce auquel, sans avoir besoin d’un microphone à courants intenses, on obtenait des résultats équivalents. Avec les microphones dont on se serl pour les courants faibles, 1l est évidemment possible de mettre en jeu de grandes intensités en montant plusieurs éléments en parallèle, de telle sorte qu'ils travaillent toujours tous de la même manière. Les figures 167 et 168 donnent des exemples de la

à 160 VAR CHAPITRE VIL

façon dont on peut réaliser de tels montages de transmission radiotéléphonique. La manière dont agit le premier dispositif repose sur ce fait que, en faisant débiter également sur tous les éléments à

l'ig. 168.

travers des bobines S, et S, convenablement réglées, on arrive à ce que les actions magnétisantes s’annulent. Si alors, le courant à tendance à ne pas être uniforme et à devenir plus intense dans l’une

Fig. 169.

des branches, la bobine couplée inductivement avec cette partie du circuit produit un effet de réaction qui s'oppose à ce que l’appareil soit affecté, Le même effet est obtenu avec le montage de la figure 168 :

ici c’est la résistance de capacité des condensateurs intercalés C qui s'oppose à ce que le débit ne soit pas uniforme dans toutes les branches.

Enfin, au lieu de monter le microphone directement dans l’antenne, on peut le coupler à l’antenve à l’aide d’un transformateur eu ou d’un circuit intermédiaire. Le dispositif de la figure 169 est particulièrement désigné pour cela; il faut que les microphones soient installés de manière que leur résistance effective résultante y, reportée sur l'antenne, soit égale au reste de la résistance w, de cette antenne, c’est-à-dire qu'on ait

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wu à) 2cm

Dans cette équation, M représente le coefficient d’induction mutuelle du circuit intermédiaire et de l'antenne. On peut ainsi, en

Fig 20:

Système microphonique (C. Lorenz A.-G., Berlin).

choisissant convenablement les constantes du circuit, monter, comme cas limite, tous les microphones en série, comme |’ ee la fi figure.

D’ après tous ces montages, on voit comment on peul permettre à

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de grandes quantités d'énergie de passer dans le microphone, en supposant que l’énergie du son est suffisante pour communiquer à la membrane de vives oscillations. Mais, comme la force de la voix est limitée, le nombre des microphones ne peut pas être multiplié à volonté, si l’on veut obtenir toujours la variation de résistance la plus favorable. On ne peut agir fortement sur des systèmes microphoniques importants (fig. 170) que par l'intermédiaire d’un organe qui renforce la voix et l’on a alors deux moyens, cet organe pouvant agir en commun sur lous les éléments, ou chaque microphone pouvant être affecté à part par la parole.

L’audition de la voix à la réception s’obtient la plupart du temps à l’aide d’un détecteur à contact, qui doit être couplé apériodiquement avec un circuit secondaire, lequel permet, grâce à un accord aigu, d'éliminer autant que possible les perturbations étrangères.

Si intéressant que soit, en soi, le problème de la téléphonie sans fil, on ne peut compter lui donner une application assez étendue que si l’on arrive à constituer les appareils de façon à pouvoir converser commodément comme dans la téléphonie avec fil. La solution satisfaisante de cette condition étant réservée à l’avenir, indiquons seulement ici le sens dans lequel il semble qu’on puisse y arriver.

Dans chaque station sont établies deux antennes. l’une sert pour l'émission : elle doit par suite être reliée au générateur d’oscillations el au système microphonique; l’autre contient le système récepteur. Si alors les deux stations travaillent avec des ondes différentes et si l’on a soin, à l'aide de montages de compensation appropriés, que les dispositifs de réception ne conduisent au détecteur que les oseillations sur lesquelles l’antenne est accordée, on pourra arriver à parler et à entendre en même temps. |

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