‹ La technique de la radiotélégraphieChapitre 9 sur 61 · HR: | I · texte numérisé non relu

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s’en libérer : le besoin a fait naître une technique nouvelle, celle de la construction des appareils de haute fréquence.

A ce sujet, signalons encore un aulre point, relauf à la valeur des différents systèmes. Dans aucune partie de la technique, les connaissances scientifiques ne sont aussi intimement liées avec les considérations commerciales, ce qui amène souvent à faire disparaître complètement la différence entre les espérances et les résultats qu'on peut réellement obtenir. Aussi il faut bien dire tout d’abord, d’une facon générale, qu'il n'y a aucun système supérieur aux autres à tous égards. Bien plus, chaque système de transmission et de réception possède ses avantages el ses inconvénients particuliers, dont on ne peut apprécier l'importance que pour l’ensemble de linstallation. Il ne faut pas non plus vouloir juger la valeur d’un système au nombre des stations réalisées d’après lui, car cela ne tient souvent qu’à des considérations purement commerciales. Si néanmoins, dans ce qui suit, on parle assez souvent de certains systèmes, il ne faut pas oublier qu'on n’a eu en vue aucune limitation, mais qu’on s’est arrêté, pour rendre les choses sensibles, à certains dispositifs de stations. Parmi ces dispositifs, on a donné la préférence à ceux qui sont usités en Allemagne, parce que cela permettait de faciliter la

compréhension grace à de nombreuses illustrations.

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1. Système Braun-Slaby-Arko. — Dans le premier dispositif de Marconi, la vibration de l'antenne était obtenue à l’aide d’un éclateur intercalé dans cette antenne: En s’efforçcant d’accroître la portée et la facilité de l'accord à la réception, on a été conduit à employer pour exciter l'antenne un circuit fermé, que nous appellerons circuit d'énergie : par ce moyen, on peut augmenter l'énergie mise en jeu et diminuer l'amortissement des oscillations à la transnission. Mais ce dispositif est loin d’être sans reproches : en particulier, par suite du couplage de ces deux circuits en résonance, deux ondes prennent naissance, dont une seule peut être utilisée pour la réception. L’onde rayonnée n’élant plus unique, et des échanges périodiques d'énergie se produisant entre l'antenne et le circuit excitateur, il en résulte que le rayonnement et l’acuité de

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sède alors les défauts suivants : d’abord l'amplitude des ondes utlisables par un poste d'émission est très limitée, à cause des tensions maxima dans l'antenne; ensuite, s’il se produit des perturbations atmosphériques, on ne peut plus percevoir les signaux à la réception. Les inconvénients inhérents à ce système, aujourd’hui encore très répandu, doivent être évités avec soin. C’est pourquoi les progrès se sont opérés dans deux sens. Tout d’abord, on augmenta le nombre d’étincelles et par suite l'énergie émise, ce qui nécessita à la réception l'emploi d’un détecteur intégrant. En même temps, on essaya de s'arranger de façon que Île nombre de décharges par seconde réponde à la période d’un son facile à entendre, dont la fréquence doit, par conséquent, être comprise entre 200 et 2000. Cela donne, avec un bon fonctionnement, la possibilité de percevoir les signaux du poste d'émission comme des sons musicaux et de les distinguer des impulsions perturbatrices dues à l'atmosphère.

9. Système Telefunken. — Tous ces progrès sont réunis dans le système à étincelles éteintes (!) musicales (Gesellschaft für drahtlosen Telegraphie m. b. H., Berlin) qui emploie en même temps l'excitation par choc de Wien, ce qui supprime la production de deux ondes inhérente à l’ancien système. L'énergie totale étant répartie sur un grand nombre de décharges, 1l en résulte une diminution des tensions maxima entre l’antenne et le sol, ce qui permet d'augmenter l’amplitude des ondes. Pour éviter les pertes dans le circuit d'énergie, on est amené à une transformation convenable de l’énergie primaire, qui est avantageuse au point de vue de l’espace occupé par les machines et de leur poids. Naturellement, le principe de lexcitation par choc de Wien supprime la nécessité d’avoir deux circuits rigoureusement accordés; par suite, si l’on veut obtenir une longueur d'onde variable d’une façon continue, le service du poste exige plus de manipulations ou nécessite une construction compliquée.

3. Système à arc Poulsen. — Le dispositif le plus simple dans cet ordre d'idées est le système à arc Poulsen (Telephon-Fabrik A°,-Cx3

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