‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contreChapitre 33 sur 55 · Chute de tension dans les transformateurs. — On · texte numérisé non relu

Chute de tension dans les transformateurs. — On

a déjà longuement expliqué, dans le paragraphe 79, et clairement démontré que la tension dans le circuit secondaire ne pouvait rester constante lorsque la charge venait à augmenter. Eu admettant que la dispersion du flux soit négligeable, il y a à considérer l'affaiblissement du flux résultant, affaiblissement qui permet à l'intensité du courant de prendre une valeur plus grande. dans le circuit primaire, mais qui induit dans le secondaire une force électromotrice plus faible. Du reste la dispersion existe toujours, ce qui produit une plus forte chute de tension. Cet effet est d'autant plus accentué que la charge du circuit secondaire est plus inductive (page 211). Il y a, en outre, une autre cause qui augmente la chute de tension, c'est la résistance ohmique du circuit secondaire du transformateur à sa température normale de fonctionnement. Si pourtant on maintient constante la différence de poten-

tiel du réseau d'alimentation aux bornes du circuit primaire, pendant que la charge dans le circuit secondaire passe de zéro au maximum, la tension aux bornes de ce dernier est toujours plus faible de quelques pour cent, surtout si la charge effective est inférieure à la charge apparente, c'est-àdire si la charge est inductive.

Dans les transformateurs bien établis, cette chute de tension est assez faible, environ de 1,5 à 3 0/0, et n'atteint 5 à 6 0/0 qu'avec une charge inductive. Dans la pratique, cette chute de tension peut être plus considérable si la tension du . circuit d'alimentation diminue avec la charge ; mais, dans ce cas, la plus grande partie de cette baisse de tension n'est pas imputable au transformateur, mais bien à la canalisation principale ou au type d'alternateur employé.

On comprend facilement que, dans les transformateurs de faible puissance, cette chute de tension soit plus considérable, parce que la dispersion du flux est plus grande relativement que dans les transformateurs de grande puissance. Cela tient à ce qu'il serait trop coûteux, dans les petits transformateurs, de fractionner en plusieurs bobines chacun des circuits primaire et secondaire, disposition qui permet d'éviter les dispersions de flux ; généralement les transformateurs de faible puissance n'ont qu'une bobine pour chacun des deux circuits primaire et secondaire, ces deux bobines étant superposées.

On donnera, dans le paragraphe 86, les moyens à employer pour faire varier la différence de potentiel aux bornes d'un circuit lorsque la tension du circuit d'alimentation reste constante.

83. Choix des transformateurs. — Dans le choix d'un type de transformateur il y a lieu de se préoccuper du service qu'il doit effectuer : éclairage, force motrice ou les deux réunis.

Si le transformateur ne doit alimenter que des lampes, il est indispensable de maintenir constante, autant que possible, la différence de potentiel aux bornes du circuit. Le but à atteindre serait d'obtenir que la tension augmentât légèrement de valeur en même temps que la charge croîtrait, afin de com-

penser de cette manière la majeure partie des chutes de tension qui se produisent dans les conducteurs du réseau d'alimentation ; mais, pour arriver à ce résultat, il faudrait que la. tension augmentât de quelques pour cent dans le circuit primaire et, par suite, dans, ralternateur. Dans un réseau de distribution, il n'est pas possible d'obtenir que la charge augmente proportionnellement et simultanément dans chacun des transformateurs alimentés, surtout si chacun d eux est de faible puissance; il arrive que quelques-uns sont au maximum de charge, tandis que les autres ont une charge nulle ou insignifiante et réciproquement. Dans ces conditions, on ne peut que maintenir constante la différence de potentiel du circuit primaire au point où aboutissent les conducteurs principaux venant de la station centrale et d'où partent les conducteurs dérivés alimentant les divers, transformateurs, qui doivent être choisis d'un type approprié, capable de maintenir une tension pratiquement constante.

Lorsque les transformateurs ne doivent alimenter que des moteurs, si" la tension vient à baisser quelquefois lorsqu'ils fonctionnent à pleine charge, au moment de la mise en route par exemple, cela ne présente aucun inconvénient.

Enfin, si les transformateurs doivent assurer en même temps un service d'éclairage et un service de force motrice, leur puissance doit être largement prévue et il faut alors employer un transformateur de puissance supérieure à celle qui est strictement nécessafre, afin que les variations de tension ne dépassent p^as 2 à 3 0/0, quelles que soient les variations de charge, sf l'on veut que les lampes produisent un éclairement pratiquement fixe.

Lorsqu'on examine la question de savoir si un transformateur déterminé convient au service qu'il a à assurer, il ne suffit pas seulement de tenir compte de sa chute de tension suivant que la charge est inductive ou non, il faut encore savoir comment il se comporte au point de vue du refroidissement.

Dans les transformateurs, il se produit des pertes dans le

fer, dues presque en totalité à l'hystérésis et, pour une faible partie, aux courants parasites, ainsi que des perles dans le cuivre par effet Joule, pertes qui se traduisent par un développement de chaleur; quant aux pertes qui se produisent dans les conducteurs sous forme de courants parasites, on peut les considérer comme négligeables. Mais, tandis que les pertes dans le fer sont pratiquement constantes, quelle que soit la charge, puisque le flux est lui-même constant, il n'en est pas de même pour les pertes par effet Joule dans le cuivre, car elles augmentent proportionnellement au carré de la charge. A pleine charge, les pertes dans le fer et dans le €uivre d'un transformateur bien établi sont presque égales.

La température d'un transformateur en fonctionnement augmente très lentement et cette élévation de température est d'autant plus lente que le transformateur est de plus grandes dimensions ; la température normale de régime n'est quelquefois atteinte qu'après un jour et plus de marche.

Ici se pose une question .analogue à celle du choix d'un moteur à courant continu pour déterminer quel est le type qui convient le mieux pour un travail donné. Ainsi, par exemple, on veut obtenir un travail correspondant à une puissance de 20 chevaux, mais avec un fonctionnement intermittent. Dans ces conditions, un moteur pouvant donner 10 à 15 chevaux en marche continue sera largement suffisant.

Dans le transformateur qui est toujours soumis à la tension du réseau, les perles dans le fer, comme on l'a déjà dit, restent constantes. Si ce transformateur alimente des lampes, il ne fonctionne à pleine charge qu'environ trois heures sur vingtquatre et, en négligeant lachutede tension, il peut supporter une surcharge notable sans courir le risque d'être détérioré ; il en est de même si le transformateur alimente un moteur à fonctionnement intermittent. Mais il en est tout autrement si le moteur doit fonctionner d'une manière continue ou si l'appareil desservi, tel un four électrique, fonctionne sans arrêt, c'est-àdire vingt-quatre heures par jour; dans ces conditions, il n'est pas possible que le transformateur supporte une surcharge

et il faut le choisir de puissance siirfisante pour qu*il puisse assurer le service sans inconvénients.

84. Refroidissement des transformateurs. — Indépendamment de la chute de tension, la charge que peut supporter un transformateur dépend aussi de son échauffement; il est facile de comprendre qu'en employant un dispositif de refroidissement on puisse augmenter la charge. Comme dans le transformateur tous les organes sont fixes, rien n'est plus facile que de le refroidir artificiellement. On pourrait avoir l'idée de diminuer réchauffement en augmentant les dimensions du transformateur, afin de limiter la perte en watts par centimètre carré de la surface exposée à l'air ; mais le simple bon sens montre qu'on obtiendrait ainsi un transformateur de dimensions exagérées, lourd et très coûteux. Dans ces conditions, on ne peut songer à utiliser pareille disposition pour des transformateurs de grande puissance ; tout au plus, pourrait-on Tutiliser pour de petits transformateurs de faible puissance.

Les transformateurs de faible puissance présentent toujours une surface libre suffisante pour qu'ils se refroidissent naturellement. Il n'y a pas évidemment de limite précise qui indique qu'il est opportun d'abandonner le refroidissement naturel pour employer un dispositif de refroidissement artificiel, dispositif qui comporte tpujours une dépense supplémentaire qui peut parfois être exactement compensée par l'achat d'un transformateur à refroidissement naturel de plus grandes dimensions. Mais, dans les transformateurs de grande puissance, 200 kilowatts et au-dessus, l'emploi de dispositifs de refroidissement artificiel est toujours à recommander, parce que la dépense supplémentaire qui en résulte, quoique importante, est peu de chose par rapport à l'économie de matière nécessitée par la construction du transformateur.

Trois systèmes peuvent être employés pour refroidir artificiellement un transformateur; i^ La ventilation;

2° L'immersion dans l'huile;

3° L'immersion dans Thuile maintenue à basse température par une circulation d'eau froide.

En pratique, chacun de ces Irois modes de refroidissement est largement employé; mais, dans le cas de tensions très élevées, les deux derniers systèmes doivent être préférés pour les motifs qui ont été indiqués dans le paragraphe 81.

Pour refroidir un transformateur par ventilation, on le place dans une enveloppe métallique, à rintérieur de laquelle on produit un courant d'air énergique.

La figure 161 représente un transformateur de la General Electric Company refroidi par ce procédé.

Le transformateur Ganz (^(7. 155), cité précédemment, est également refroidi par une circulation d'air, f les deux colonnes qui le constituent étant, à cet effet, recouvertes d'une enveloppe métallique.

Le courant d'air peut être obtenu, à volonté, soit par tirage

naturel, soit par tirage forcé ou enfin par insufflation. L'air doit être débarrassé des poussières avant de pénétrer dans le transformateur, car ces poussières, se déposant sur les organes du transformateur, peuvent donner lieu, principalement lorsqu'il est alimenté par des courants à haute tension, à des décharges, sous forme d'étincelles, qui endommageraient rapidement ses organes.

Le refroidissement par immersion dans l'huile s'obtient en plaçant le transformateur dans un récipient cylindrique {fig. 160), ou parallélipipédiqueà surface lisse ou mieux ondulée [fig. 158) que l'on remplit d'huile. Avant de placer le couvercle, il faut s'assurer qu'il reste un certain espace libre ou

Fio. ICI.

ménager une ouverture, afin de permettre à l'huile de se dilater librement, car le coefficient de dilatation de certaines huiles est parfois assez élevé. En négligeant cette précaution, on s'exposerait à détériorer L'enveloppe par suite de la pression exercée à l'intérieur par l'effet de la dilatation.

Le coefficient de conductibilité calorifique de l'huile étant plus grand que celui de l'air, la chaleur développée dans le transformateur se transmet plus facilement à l'enveloppe extérieure, qui est en contact direct avec l'air. Par suite de la différence de température entre l'enveloppe du transformateur -et Tair ambiant, la chaleur se dissipe en partie par radiation ■et en partie par convection. Le refroidissement est naturellement d'autant plus énergique que la surface extérieure de l'enveloppe du transformateur est plus grande; c'est pour cela que ces enveloppes sont généralement ondulées ou bien munie de nsrvures lorsqu'elles sont en fonte.

Lorsqu'il est nécessaire d'obtenir un refroidissement encore plus énergique, on établit une circulation d'huile à Taide •d'une pompe et d'un réservoir disposé de manière que l'huile V qu'il reçoit chaude en ressorte froide.

On peut aussi opérer le refroidissement en disposant dans l'huile un serpentin dans lequel circule un courant d'eau froide. Ce système est très efficace, mais exige de grandes précautions. Il faut d'abord prendre les dispositions nécessaires pour -éviter qu'il se produise une fuite d'eau à l'intérieur du transformateur, car cela pourrait avoir des conséquences désastreuses ; si la circulation de l'eau est obtenue à l'aide d'une pompe, il est préférable d'aspireit l'eau que de la refouler dans le serpentin. En second lieu, le serpentin doit être disposé de manière à être complètement entouré par le courant d'huile qui se produit à Tintérieur de l'enveloppe ; le mieux consiste à le placer dans le haut, mais de façon à ce qu'il soit toujours recouvert par l'huile, afin d'éviter toute condensation d'humidité sur sa surface. Dans la figure 162, qui représente un transformateur Brown-Boveri à refroidissement par circulation •d'eau, on voit le transformateur et son enveloppe, la partie

supérieure de cette dernière étant élargie aPm de recevoir le serpentin.

On a remarqué qu'autour de la paroi extérieure du tube de refroidissement il se forme une couche d'huile, d'environ 5 mm d'épaisseur, qui reste immobile et que le calorique doit traverser avant de se répandre dans la masse d'huile en mouvement. La résistance thermique de cette couche d'huile,

FiG. 1G2.

comparée à celle du tube du serpentin, est telle qu'il n'y a aucun avantage à établir ce tube en cuivre plutôt qu'en fer.

Le refroidissement par circulation d'eau a permis d'apporter des améliorations très importantes aux transformateurs; il a permis en effet de porter l'induction dans le fer à une limite très élevée (environ 13000 gauss par centimètre carré) et d'augmenter la densité du courant dans les conducteurs. Dans ces conditions, on a pu réaliser des transformateurs moins lourds, peu encombrants, ayant un excellent rendement et capables de supporter des tensions très élevées à cause des

propriétés isolantes de l'huile, qui, pénétrant dans tous les interstices, remédie en quelque sorte à tous les petits défauts d'isolement qui peuvent se produire avec le temps.

85. Rendement des transformateurs. — D'après ce qui a été déjà exposé précédemment relativement aux transformateurs, on a pu prévoir que cet appareil devait avoir un rendement très élevé. Du fait que pendant le fonctionnement à vide les seules pertes sont celles qui se produisent dans le fer, on peut en déduire que Ton obtiendra encore un bon rendement lorsque le transformateur fonctionnera à charge très réduite. Ainsi un transformateur triphasé Brown-Boveri de 250 kilowatts, avec refroidissement par Thuile et circulation d'eau et à la température du régime normal de fonctionnement, présente les rendements suivants pour diverses charges :

1 /8 de la charge '. 87 0/0

Pleine charge '. 98

1,25 de la pleine charge 98,15

Dans les petits transformateurs n'ayant que quelqueskilowatts de puissance, le rendement n'atteint pas un chiffre aussi élevé; mais, lorsqu'ils sont bien construits, on atteint facilement un rendement de 94 à 95 0/0.

Lorsque le transformateur doit rester toujours en circuit, quoique le circuit secondaire reste ouvert, cas qui se présente très fréquemment dans les installations d'éclairage, et si, de plus, l'énergie électrique revient à un prix assez élevé, la question du rendement présente alors une grande importance, car 1 0/0 seulement de gain sur le rendement moyen d'un transformateur constitue à la fin de l'année une somme importante. Cette question sera du reste examinée de plus près dans une autre partie de l'ouvrage. Il est à remarquer que Ton peut démontrer que le rendement maximum d'un transforma-

teur est obtenu avec la charge pour laquelle les pertes dans le fer et dans le cuivre sont sensiblement égales. Par suite, si un transformateur ne doit servir que pour alimenter des lampes, il convient de choisir un type dans lequel les pertes dans le fer sont un peu inférieures, à pleine charge, à celles qui se produisent dans le cuivre, afin de tenir compte de cette condition que le transformateur n'a qu'une faible charge pendant la plus grande partie du temps. Si, au contraire, le transformateur alimente les moteurs d'une distribution d'énergie et reste, par conséquent, en charge pendant la totalité de la journée, il est préférable de choisir un type dans lequel les pertes dans le fer soient plus grandes que les pertes dans le cuivre, parce qu'il est établi plus économiquement en ce qui concerne la construction et, par suite, est d'un prix moins élevé.

85, Applications des transformateurs. — L'application la plus fréquente des transformateurs est, ainsi que cela a été indiqué au commencement de ce chapitre, de transmettre l'énergie électrique d'un circuit à haute tension à un autre circuit à basse tension et réciproquement. Le transformateur a reçu bien d'autres applications dont quelques-unes ne seront que signalées, tandis que les autres seront exposées à mesure que l'occasion se présentera.

Lorsque le transformateur est utilisé pour élever la tension, il peut comporter des circuits fixes ou des circuits mobiles.

Un exemple emprunté à la pratique va permettre de fixer les idées à ce sujet.

Dans une installation à courant alternatif, avec une canalisation principale de longueur considérable, il peut se présenter le cas où, pour satisfaire à de nouvelles demandes d'énergie, il devienne nécessaire d'abaisser la tension dans le réseau de distribution, parce que les alternateurs ne peuvent plus augmenter leur force éleclromotrice et qu'ils fonctionnent avec pleine saturation du fer. D'autre part, la perte en ligne a atteint la limite maximum acceptable pour la tension de distribution admise. En augmentant la charge et en admettant que la ten-

sion reste constante au départ, la perte de charge en ligne augmente. Pour éviter dans le circuit secondaire la chute de tension qui est la conséquence de ce fait, il n'y a que deux moyens à employer :

1* Remplacer tous les appareils récepteurs par d*autres exigeant une différence de potentiel moindre à leurs bornes;

2** Renforcer, la ligne.

Pourtant, il y a un autre procédé plus simple qui consiste à créer dans le circuit de ligne une force électromotrice supplémentaire qui s'ajoute à la force électro motrice principale. A

Fio. 163.

cet effet, dans la station génératrice même, on monte en série sur la canalisation principale le circuit secondaire d'un transformateur et Ton alimente directement le circuit primaire avec Talternateur [fig, 163), ou encore par une dérivation établie sur les barres principales du tableau de distribution où sont amenés les conducteurs venant des bornes des alternateurs. Les connexions sont établies de manière que la force électromotrice induite dans le circuit secondaire s'ajoute à celle que produit ralternateur. La puissance du transformateur à installer dans ces conditions est généralement assez faible; elle est donnée approximativement, exprimée en watts, par le produit obtenu en multipliant la valeur de la force électromotrice supplémentaire par la valeur de l'intensité maximum du courant sur la ligne.

Lorsqu'on veut faire varier graduellement la valeur de la force électromotrice supplémentaire, il faut utiliser un transformateur construit spécialement, dans lequel le circuit secon^

daire est rendu mobile par rapport au circuit primaire, alin de pouvoir faire varier à volonté le flux utile auquel est soumisle circuit secondaire ou, ce qui est encore préférable et permet d'arriver au môme résultat, de rendre mobile une partie du circuit magnétique de façon à faire varier le flux dans le circuit secondaire. La figure 164 représente un transformateur à rapport de transformation variable construit par la General Electric Company,

Pour élever graduellement la tension dans un circuit d'alimentation triphasé, on peut aussi utiliser un moteur asynchrone dont Tinduit est rendu fixe (Voir chap. xvi).

Dans la plupart des cas, le transformateur est construit jde manière à présenter le moins de dispersion possible du flux, afin d'obtenir une tension constante aux bornes du circuit secondaire ; mais, en construisant le transformateur de manière à augmenter notablement la dispersion, on peut obtenir un

Fio. 164.

• — pi

li:

Fio. 165.

transformateur atitorégtdatciir pour intensité constante. Ainsi, lorsque le noyau magnétique présente des saillies ,S5, comme on le voit sur la figure 165, tant que le courant a une intensité nulle dans le secondaire, la dispersion est nulle ou presque nulle, parce qu'il ne se produit pas de flijx secondaire de réaction et que le fluxdû au circuit primaire suit alors son parcours

naturel dans le fer. Si, au contraire, le circuit secondaire est fermé el, par conséquent, est parcouru par un courant, le flux auquel ce dernier donne naissance oblige une partie du flux primaire à passer à travers Tair par ss. Plus l'intensité du courant est grande dans le secondaire et plus nombreuses sont les lignes de force passant en ss^ ce qui a pour conséquence d'afl'aiblir la valeur de la force électromotrice induite dans le circuit secondaire.

Si, d'abord, toutes les laïnpes en série alimentées par le transformateur sont en fonctionnement et si Ton vient à en retirer une en la mettant, par exemple, en court-circuit, la résistance de la canalisation diminuant, l'intensité doit augmenter ; elle prendrait, en efl'et, une valeur plus grande, si la force électromotrice induite ne diminuait pas proportionnellement par suite de la dispersion qui est plus forte à mesure que

l'intensité augmente.

Il s'établit, par snilo, une sorte d'équilibre et l'intensité dans le circuit reste constante.

Ce dispositif de régulation de l'intensité n'est efficace que dans des limites assez restreintes. Afin de pouvoir obtenir une autorégulation de l'intensité dans des limites plus étendues, la General Electric Cornpan;/ a réalisé un transformateur dont la dispersion peut être rendue assez considérable en déplaçant automatiquement le <:ircuit secondaire. A cet efl'et, la bobine secondaire est suspendue à une des extrémités d'un levier, dont l'extrémité opposée porte un poids réglable {fig. 166). Les bobines, primaire et secondaire, sont enfilées sur le noyau central du circuit magnétique cuirassé. La bobine primaire est fixe, tandis que la bobine secondaire peut glisser le long du noyau.

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Fi«. 166.

^on poids étant équilibré, comme on Ta déjà dit, par un poids suspendu à l'autre extrémité du levier qui la supporte.

Lorsque le circuit secondaire est fermé, il se produit une répulsion entre les deux bobines primaire et secondaire et le poids P est réglé de manière à équilibrer exactement la bobine secondaire lorsque l'intensité <lu courant a une valeur déterminée. Si, dans ces conditions, •on retire une lampe du circuit, la résistance de ce dernier diminue et le courant prenant alors une intensité plus grande augmente l'action de répulsion •qui s'exerce entre les deux bobines et, par conséquent, la distance qui les sépare. Par suite, les fuites magnétiques sont rplus grandes, la force électro- TOotrice induite dans la bobine secondaire diminue et l'intensité du courant est automatiquement ramenée à sa valeur primitive.

La figure 167 représente le type de transformateur construit par la General Electric Company pour alimenter des lampes à incandescence dans un circuit à intensité constante.

Les bobines de réactance, dont il a été longuement question dans le chapitre viii, peuvent être considérées comme un transformateur dont le rapport de transformation est égal à Tunité.

Soit, par exemple, le cas^dans lequel une bobine de réactance est montée constamment ^*n dérivation sur une lampe placée dans un circuit de distribution en série [fîg, 168 a). Ce cas est identique à celui de la disposition montrée en g [fig, 168) où la lampe est alimentée par le circuit secondaire CD d'un

Fi«. 167.

FiG. 16«.

transformateur dont le rapport de transformation est égal h 1, tous les circuits primaires AB étant montés en série. Lorsque la lampe ne fonctionne pas, il est facile de voir que les deux dispositions sont identiques; lorsque, au contraire, la lampe fonctionne, la disposition ^ montre que le courant utile passe

dans AB et que l'intensité de V ^ ^ -4/YYYXYVV\ -^ ^^ courant a une valeur égale,

mais qu'il est de sens contraire

à celui qui passe dans DC et qui

alimente la lampe. Ce couraDt

r n \ T''<'^^^W0''5r actif pourrait être envoyé di-

rVtRï3f2ÏTnrt>i rectement dans la lampe sans

qu^il soit nécessaire de le faire passer dans les bobines. En effet, la tension entre A et B étant égale à la tension existant entre C et D, on pourrait réunir entre eux les points AC et BD des deux enroulements. D'autre part, le nombre de spires dans chacun d'eux étant le môme, on peut se demander, puisque les deux circuits sont montés en parallèle, pourquoi on n*emploie pas un seul enroulement et, dans ce cas, il y a à examiner quel est le courant qui le parcourrait. Evidemment, le courant doit ôtre la somme de ceux qui passaient d'abord dans les spires : le courant actif en AB étant d'intensité égale et de sens contraire à celui qui circule en CD, ces deux courants s'annulent dans l'enroulement unique: il va donc directement de A à la lampe et de la lampe à la ligne par B. Dans ces conditions, la bobine n'est plus parcourue que par le courant magnétisant.

Cette disposition est donc identique à celle qui est donnée en a [fig, 168), comme on l'a déjà expliqué dans le. paragraphe 49.

La bobine de réactance peut également être utilisée comnae auto-transformateur pour diviser la tension; c'est pourquoi elle est largement employée pour rendre indépendantes les lampes à arc montées en série sur un circuit à intensité constante.

Soit une bobine de réactance aox bornes de laquelle agit une différence de potentiel alternative de 70 volts. Si au milieu de Tenroulement, au point G, on établit une dérivation, on peut disposer entre les points A et G et entre les points C et B d'une tension de 35 volts [fig. 169). En intercalant entre les points B et C une lampe à arc de 10 ampères, on voit que la bobine n'est parcourue que par un courant actif de 5 ampères seulement, en dehors naturellement du courant

Fig. U\\).

magnétisant préexistant. G'est pourquoi le courant venant du circuit d'alimentation, arrivant en G, passe de préférence par la lampe plutôt que par la partie CB de la bobine, à cause de la self-induction que présente cette dernière, et retourne à la canalisation par le point B. Si ce courant a une intensité de 5 ampères, il donne naissance, dans la partie BG de la bobine, à un courant induit de même valeur, mais de sens opposé, et les deux courants, s'ajoutant en C, alimentent la lampe, qui, pfa/ conséquent, reçoit le courant de la canalisation et le courant induit développé en BG.

Dans ces conditions, la bobine de réactance remplit le rôle d'un transformateur dont le rapport de transformation serait %al à 2. En négligeant les pertes, la puissance fournie par la canalisation est égale à celle que consomme la lampe.

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