‹ La technique des courants alternatifs a l'usage des Belectriciens, contre maîtres, monteurs etcChapitre 124 sur 153 · II · texte numérisé non relu

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dérivée de l'espace parcouru (Voir § 4), parce que w ==-7^«

Pratiquement, on note le temps employé par la machine pour effectuer successivement un certain nombre de tours déterminé, nombre qui doit fttre plus ou moins grand suivant que la machine tourne normalement h faible ou à grande vitesse. Sur Taxe des ordonnées, on porte Tespace parcouru par un point placé à distance unitaire du centre à partir de Torigine des temps. Dans ces conditions, la ligne dérivée, tracée comme on Ta indiqué au paragraphe 4, donne la courbe (,) = /(/).

Comme on le voit, la détermination du rendement d'un alternateur par la méthode chronométrique peut se faire à Taide d'un seul des instruments du tableau, d'un, compteur de tours et d'un chronographe.

234. Détermination du rendement d'un transformateur statique. — L'emploi de la méthode directe pour la détermination du rendement d'un transformateur, surtout s'il est de grande puissance, n'est guère applicable, car elle donne des résultats très inexacts, ainsi qu'onl'aexpliqué au paragraphe 132 du tome I ; en outre, elle exige l'emploi de wattmètres de précision très soigneusement étalonnés. Il est plus simple et plus pratique de mesurer les pertes à vide de préférence dans l'enroulement à basse tension et, considérant ces pertes comme constantes, d'y ajouter les perles par effet Joule dans les enroulements, pertes qu'il est facile de calculer lorsqu'on connaît la résistance à chaud de ces enroulements et l'intensité des courants qui y passent. On a ainsi la totalité des pertes et on peut en déduire le rendement aux différentes charges.

Pratiquement, on peut considérer comme négligeable l'erreur que l'on commet en admettant que les pertes à vide sont constantes; en réalité elles tendent à diminuer à mesure que la charge augmente, la tension aux bornes restant invariable, et cela parce que l'induction résultante dans le noyau diminue (Voir S 132)..

MÉTHODES INDUSTRIELLES DE MESURE DU RENDEMENT 5i7

Lorsqu'on veut mesurer les pertes dans les conditions normales de fonctionnement, on peut utiliser deux transforma^ teurs identiques disposés de manière que le courant de Tun alimente l'autre, c'est-à-dire en établissant entre eux une circulation d'énergie, Ténergie nécessaire pour compenser les pertes étant fournie par un troisième transformateur auxiliaire: de faible puissance préalablement étaloniié et dont an mesura la charge. Cette méthode, décrite par M. Kapp, dans son ou-; vrage déjà cité^ donne certainement des résultats plus exacts que la précédente ; mais on ne dispose pas toujours de deux transformateurs identiques et d'un troisième de faible puissance (environ 10 ^/q de la puissance de ceux que Ton veut essayer), préalablement étalonné avec la plus grande exactitude.

Dans les essais de transformateurs, il est absolument nécessaire de les amener préalablement à la température de régime, température que Ton mesure en plaçant la boule d'un thermomètre sur l'un des enroulements, boule que l'on a le soin de couvrir d'une couche de colon et de maintenir en place à l'aide d'une ligature. Le thermomètre doit être à l'alcool et non au mercure, parce que les courants parasites qui pourraient prendre naissance dans le mercure fausseraient les indications.

Pour amener un transformateur à sa température de régime normal, il faut le faire fonctionner sous charge assez longtemps, pendant môme plusieurs jours consécutifs et sans interruption, s'il a une puissance supérieure à 500 kilowatts. On peut aussi, si ses dimensions le permettent, le réchauffer artificiellement en le plaçant dans une étuve. Lorsqu'on utilise le courant, on peut accélérer réchauffement du transformateur en l'enfermant dans une caisse en bois ou bien en l'entourant d'étoffes de laine.

On peut déterminer directement les pertes par hystérésis d'un transformateur de grande puissance en appliquant la

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