‹ La technique des rayons XChapitre 4 sur 62 · I . — LE FACTEUR P II 0 T O G R A P II I Q U E · texte numérisé non relu

I . — LE FACTEUR P II 0 T O G R A P II I Q U E

En 18.I9, le monde scientifique était mis en rumeur par la découverte de Daguerre, qu’Arago faisait connaître à l’Académie des Sciences dans la séance publique du 10 août. Un homme s’était trouvé qui, mettant à profit les idées de son précurseur Nicéphore Niepee, était parvenu à fixer d’une façon à peu près indélébile sur une surface solide l’image île tous les objets présentés devant une chambre noire convenablement disposée.

Celle découverte ne tarda pas à se répandre et, peu a peu, de nombreux perfectionnements furent introduits, tant dans l'appareil optique que dans les surfaces des-

liix'os à recevoir l'impression lumineuse. C’esl ainsi (pie ces dernières, qui étaient primitivement formées d’une lame de cuivre argenté soumise aux vapeurs d’iode, puis, après exposition, aux vapeurs de mercure, devinrent des plaques de verre recouvertes de collodion renfermant une certaine quantité d iodurc d’argent ; le progrès a été continu, si bien qu’actuellement, toutes les plaques photographiques sont faites au gélatino-bromure d’argent sec, ce qui en rend l’emploi très facile. De nombreux fabricants, — au premier rang desquels on doit citer MM. Lumière, de Lyon, - — ont porté celle industrie à un haut degré de perfection.

Depuis plusieurs années, le grand public avait à son tour mis à profit les progrès de la photographie et avait ] ) iis goût à cette science, qui était devenue un art. Grâce aux bons appareils commodes et portatifs cpie l’on construit aujourd’hui, grâce au bon marché des plaques photographiques, même de première marque, les amateurs sont devenus légion et beaucoup d’entre eux ont acquis une adresse remarquable cl a us la production des clichés. Bon nombre de ces clichés méritent pleinement la qualification d’artistiques.

En môme temps, les appareils photographiques se sont perfectionnés, et la rapidité d’impression des plaques sensibles a été poussée à sa dernière limite. On peut obtenir, maintenant, de bons clichés avec une pose d une fraction très minime de seconde, et cela permet de saisir au passage une phase quelconque d une scène animée.

Enfin, en 1892, M. Lippmann est venu combler une des plus importantes lacunes (pie Ion reprochait a la photographie, si perfectionnée pourtant. Si jolies que lussent les éprouves obtenues jusqu alors, il loin manquait la gamme des couleurs. L’éminent physicien, pai sa magnifique découverte de la reproduction photo-

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