‹ La technique du ballonChapitre 59 sur 95 · LONGUEUR MINIMA DE LA MANCHE · texte numérisé non relu

LONGUEUR MINIMA DE LA MANCHE

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Forme de construction de la manche d’appendice. — La manche d’appendice joue le rôle de clapet de sûreté. Elle s’ouvre naturellement lorsque la pression du gaz est supérieure à celle de d’air extérieur; elle s’aplatit au contraire et so ferme si cette dernière pression est prédominante ; mais cet applatissement ne se produit que si la longueur de la partie cylindrique est assez grande. C’est cette longueur rectiligne que nous avons désignée par l dans le tableau précédent. Si le rapport du diamètre à la longueur était trop grand, il en résulterait une trop grande résistance à l’aplatissement ; il est donc bon de donner la forme cylindrique à la manche sur la plus grande longueur possible, et Ton n’aurait, par conséquent,

1 Commandant Hirschauer, p. 169 et 172.

aucun avantage à prendre pour l’enveloppe une forme en poire telle qu’elle était usitée dans les premiers temps de l’aérostation, la capacité sphérique se raccordant à la manche par une partie conique. Cette disposition était aggravée par la grande section que l’on donnait à l’orifice, afin de pouvoir retourner l’enve-

loppe, en la faisant passer par cet orifice, lorsqu’on veut réparer ou revernir la surface intérieure.

On satisfait à ces diverses nécessités en rendant la manche d’appendice indépendante de l’enveloppe proprement dite. Celle-ci est complètement sphérique, avec une ouverture suffisante pour permettre de retourner le ballon ^t même d’y pénétrer pour le visiter, lorsqu’il est gonflé à l’air, ce qui oblige à lui donner un diamètre un peu plus grand que celui de l’appendice. La manche est cylindrique, terminée à sa partie supérieure par un cône très court, se ïQCCOrdant à l’orifice du ballon. La

SOUPAPES ET APPENDICES

jonction se fait an moyen d’un double cercle d’appendice en bois dur. Chacune des parties en étoffe qu’il s’agit de réunir est pourvue d’une collerette qui s’engage entre les deux cerceaux ; on opère alors un serrage énergicjue au moyen d’un lacet passé alternativement autour des boutons vissés sur la périphérie des deux

cerceaux , à la manière du serrage d’une caisse de tambour.

Manche de ballon captif. — Les ballons captifs ne sont point placés dans des conditions aussi favorables que les ballons libres. Tandis c|ue ceux-ci font en quelque sorte partie du milieu et obéissent passivement aux mouvements de l’atmosphère, ce qui a fait dire c[u’il n’y avait pas de vent pour eux, les ballons captifs, au contraire, ont à subir l’assaut des rafales qui, s’attaquant violemment à une partie de l’enveloppe, la refoulent^ creusent des poches, diminuent brusquement le volume intérieur et provoquent ainsi l’expulsion sans cesse renouvelée de nouvelles quantités de gaz.

Pour atténuer cet inconvénient , il convient d’augmenter la pression intérieure, et l’on sait qu’on y par-

Fig. 71.

vient en allongeant la manche d’appendice. La pression apparente à la soupape est alors = X [D h) , si h est la longueur de la manche.

On ne saurait donner de règle absolue pour cet allongement ; car on ne peut avoir la prétention de lutter contre les rafales, quelle que soit leur violence. On serait d’ailleurs vite arrêté dans cette voie par les limites de résistance de l’étoffe.

Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’étant donnée la longueur de la manche destinée aux ascensions libres, il convient de la doubler lorsque l’aérostat est équipé à l’état captif. C’est ainsi que, pour les ballons normaux des parcs militaires, en France, la manche du ballon libre a i m. 5o, et qu’on lui donne 3 mètres dans le même ballon à l’état captif.

Clapet de sûreté. — Souvent on préfère assurer au gaz la tension intérieure conA^enable par un autre procédé permettant de réduire la longueur de la manche à sa plus simple expression ; il suffit de monter sur l’orifice un clapet circulaire automatique, maintenu par des ressorts qui cèdent lorsque la pression intérieure, au niveau de l’appendice, dépasse la limite qu’on s’est fixée et qui, généralement, correspond à une colonne d’eau de 2 à 3 centimètres.

Il n’est pas douteux que cette méthode donne d’excellents résultats; toutefois, elle exige une surveillance attentive et un fonctionnement assuré du clapet. On conçoit donc que, pour des aérostats militaires, la simple manche toujours ouverte olïre une garantie qui n’est pas négligeable.

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