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WO — 2CO + 8H

calories :

calories :

Ges réactions, fortement endothermiques, exigent un apport de chaleur variant de :

^^ = 0,5 à ^^—6,83 calories,

pour la production d’un gramme d’hydrogène, minimum qui serait évidemment dépassé dans la pratique.

L’auteur du procédé basé sur faction réciproque de la vapeur d’eau et de l’hydrocarbure estime que i k.

FABRICATION DE L’HYDROGÈxNE

d’hydrocarbure permettrait d’obtenir pratiquement 3 m^ d’hydrogène avant toute épuration.

Toutefois il est possible, comme nous allons le voir, d’hydrocarburer d’une manière plus directe.

Procédé Rincker -Wolter . — Dans le procédé imaginé par MM. Rincker et Wolter, d’Amsterdam, la matière première est un hydrocarbure liquide particulièrement bon marché, au gaz-oil, résidu de la distillation du pétrole, ce qui a fait donner au gaz produit le nom de gaz de résidu.

En pulvérisant en pluie un mélange de gaz-oil et de goudron ^ur du coke incandescent, la décomposition est plus ou moins complète suivant la température de la réaction, et l’on obtient, soit un gaz encore chargé d’hydrocarbures et par suite éclairant, soit de l’hydrogène à peu près pur, contenant à peine 2 à 3 0/0 d’oxyde de carbone et. des traces d’oxygène. Il est inutile de parler de l’acide carbonique, dont il est toujours facile de se débarrasser.

Cette faculté de fabriquer à volonté du gaz d’éclairage ou de l’hydrogène aérostatique est particulièrement intéressante, parce que l’appareil pourrait être installé dans un grand nombre d’usines de gaz destinées à l’éclairage public, auquel cet appareil contribuerait au service courant, tout en pouvant éventuellement servir au gonflement des ballons.

Pour produire i m^ d’hydrogène, il faut :

Mélange de gaz-oil et de goudron. . . . 0^,6

Coke métallurgique 1^,5

Le gaz-oil ne coûte que 5 fr. 5o à 6 fr. les 100 k. à Amsterdam. Il est vrai que ce produit est grevé à

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son entrée en France d’un droit de g fr., d’autant plus exorbitant qu’il s’agit d’un déchet de fabrication, d’un résidu. Toutefois il serait possible de trouver, en Auvergne notamment, des naphtes susceptibles d’être employés au même usage.

L’usine comporte deux gazogènes ou fours verticaux remplis de coke qu’on met en jeu alternativement, car la fabrication est discontinue, comme d’ailleurs dans plusieurs des procédés précédents. Un ventilateur permet d’activer la combustion du coke pour l’amener à la température convenable. Un distributeur permet alors de projeter l’hydrocarbure liquide, dont la décomposition est d’autant plus complète que la température est plus élevée. La réaction refroidit rapidement la colonne de combustible, et l’on est obligé d’interrompre au bout de trois minutes, au bout desquelles on est obligé de réchauffer par un nouveau courant d’air; une injection de vapeur pendant i5 secondes nettoie le distributeur, tandis qu’on met en œuvre le deuxième gazogène.

Le gaz produit par ce procédé contient une certaine quantité d’oxyde de carbone. Les inventeurs, dès leurs premiers essais, étaient parvenus à éliminer cette impureté; mais l’application du procédé d’épuration Franck et Caro est venu très heureusement compléter la méthode, qui donne aujourd’hui un gaz très pur.

Épuration Franck et Caro. — On se débarrasse de l’oxyde de carbone en faisant passer le gaz sur de la chaux sodée à 20 0/0.

Consommation de réactifs (y compris chauffages des fourneaux à la chaux sodée) :

Houille • 1^,050

Charbon 0^,557 ^

Coke 0k,570

Chaux sodée à 20 0^,727

Eau litres. 37,4

En appliquant les prix allemands, le D’’ Mass, chargé des épreuves officielles, arrive au prix extrêmement modique de 244i4 pfennigs par mètre cube de gaz.

Usine sur rails. — Le procédé Rincker et Wolter ainsi complété a été appliqué pour constituer une usine sur rails, destinée à Tarmée allemande, pour les gonflements ou ravitaillements des dirigeables en campagne. L'usine étant garée sur une voie de service, où elle trouvera facilement l’eau nécessaire, il sera toujours possible d’amener un dirigeable par ses propres moyens jusque-là.

' L’installation comprend 2 wagons pesant chacun 3o tonnes environ, l’un portant le générateur, l’autre les appareils d’épuration. La force motrice est empruntée à la locomotive elle -même.

A la vérité, le train ne peut produire que loo m^ à l’heure , ce qui semble bien insuffisant pour justifier une organisation aussi formidable.

§ 7. — Protédés par décomposition de U eau par les métaux.

Les méthodes que nous venons d’exposer se prêtent surtout à l’organisation d’usines fixes ; mais dès la création du service aérostatique en France, en 1875, Charles Renard, alors capitaine, avait porté toute son attention sur la fabrication de l’hydrogène en cam-

pagne, et avait essayé au laboratoire les procédés les plus divers, explorant ainsi toutes les voies où les plus récentes recherches se sont orientées depuis.

En particulier, on sait que les métaux alcalins et alcalino- terreux décomposent beau, soit directement, soit avec l’adjonction d’un corps excitateur. Le zinc lui-même peut donner lieu à cette décomposition dans de certaines circonstances.

a) Emploi du zinc antimonié et du zinc cuivré. — C’est ainsi que l’eau bouillante se décompose au contact d’un alliage de zinc et de cuivre, ou d’un alliage de zinc et d’antimoine.

Dans ce dernier cas, l’oxydation donne lieu à la formation d’antimoniate de zinc, à raison de 3 k. par m^ d’hydrogène mis en liberté. On a donc ici un très faible poids de réactifs à transporter ; mais le dégagement est excessivement lent , ce qui conduirait à recourir à des appareils énormes et lourds.

h) Chaux et zinc. — Le procédé W. Majert et Richter^ est basé sur la propriété du zinc en poudre, quand il est chauffé avec certains corps hydratés (chaux, ciment, bauxite, alumine, etc.), de décomposer l’eau que ces corps renferment, pour donner de l’hydrogène et de l’oxyde de zinc. La réaction passe par deux phases, réalisées à deux températures différentes :

i"" Au rouge sombre :

2CaHO -j- 2Zn Ca^ HO

O +Zn + ZnO+2H HO

1 Joseph Stauber. — Moedebeck, 1.

2"" Au rouge vif :

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