CONCLUSIONS
I. La technique du pneumothorax artificiel, suivant la méthode de Forlanini, est simple. L’appareil de Forlanini, modifié par von Muralt et Dumarest, son aiguille et sa seringue de sûreté donnent d'excellents résultats. Pour la première ponction, il est prudent, surtout pour ceux qui n’ont pas une pratique suffisante de la méthode, d’employer l'instrument perforateur de P. Courmont ; on évitera ainsi sûrement, de blesser le poumon.
II. La radioscopie rend de grands services au cours des réinsufflations d’azote. Elle permet de se rendre compte surtout du déplacement du médiastin qui irait comprimer le poumon opposé, et de guider ainsi l'opérateur dans le traitement. ;
III. Les accidents signalés jusqu’à aujourd’hui — sauf l’éclampsie pleurale, l’'empyème aigü septique de la grande cavité et le pneumothorax à soupape secondaire, qui sont des raretés— sont évitables.
IV. Les indication du pneumothorax artificiel sont : les tuberculoses caséeuses unilatérales évolutives, à pronostic grave, ulcéreuses ou hémoptoïques, même avec une légère atteinte du poumon opposé ; les broncho-pneumonies caséeuses aiguës ; les hémoptysies graves, rebelles ; les cas de ramolissement extensif, malgré les traitements habituels, à pronostic mauvais, surtout à localisations
basilaires.
EEO E
Les contre-indications sont : les lésions bilatérales, quand le deuxième poumon est au moins infiltré ; la symphyse pleurale totale ; la tuberculose intestinale avancée ; [théoriquement, les maladies du cœur et des vaisseaux ; la splanchnoptose ; l’emphysème essentiel ; la tuberculose laryngée (peu contre-indiquée) | .
V. Le pneumothorax artificiel est bien supporté. Prudemment, il doit entrer dans la pratique courante. Jusqu'aujourd'hui les résultats cliniques lui sont favorables.
L'avenir, qui nous fera connaître les résultats éloignés, nous dira s’il faut encore étendre ses indications ou s’il faut le maintenir dans les limites que nous lui avons
tracées.