BOBINE D'INDUCTION
Une bobine d'induction ! est formée d’un noyau de fer doux sur lequel sont enroulés séparément un circuit inducteur et un circuit induit. Le circuit inducteur ou primaire est intérieur : c'est un gros fil de cuivre d'un petit nombre de spires, qui entoure directement le noyau ; on y fait passer le courant d’une pile P qu’un interrupteur ouvre et ferme périodiquement en à. L’interrupteur peut être automatique et fonctionner comme dans une sonnerie à palette tremblante. Le circuit induit ou secondaire, superposé au circuit primaire, est séparé de lui par un tube isolant en ébonite ; 1l est formé par un très grand nombre de spires d'un fil très fin, parallèles aux spires inductrices. L’addition des forces électromotrices qui sont induites dans les nombreuses spires du circuit secondaire donne une force électromotrice très élevée.
A la fermeture aussi bien qu’à l'ouverture d'un courant inducteur, une même quantité d'électricité est mise en. circulation par induction dans le fil induit; mais comme, en raison d'effets de self-induction, un courant met un temps notablement plus long à s'établir qu'à finir, la force
1. La figure 39 présente une bobine d’induction servant à produire les étincelles d'un éclateur dans un poste d'émission de télégraphie sans fl.
électromotrice qui est induite à la fermeture du courant inducteur est très inférieure à la force électromotrice induite à l'ouverture. L'expérience a montré que la force électromotrice d'ouverture est encore renforcée quand on introduit en dérivation, en i, de part et d'autre de l'interruption automatique, les armatures d'un condensateur, C, de capacité convenable.
Dans ces conditions d'établissement de la bobine d'induction, si les extrémités libres du fil secondaire sont convenablement écartées, il n'y a pas d’étincelle aux fermetures du circuit primaire, mais une étincelle éclate en E à chaque ouverture.
Les étincelles de la bobine d'induction ne livrent alors passage qu'aux courants induits d'ouverture, et, comme ces courants induits du circuit secondaire ont le même sens que le courant continu du circuit primaire, les bornes de l’éclateur ont un signe constant pour les courants qu’elles laissent passer ; elles sont ainsi semblables, pratiquement, aux pôles d'uné machine électrostatique. On peut donc parler d'un pôle positif et d’un pôle négatif aux bornes de l’éclateur du circuit secondaire d’une bobine d'induction. Une bobine d'induction a, facilement, un plus grand débit quune machine électrostatique et, avec un interrupteur rapide, ses étincelles se succèdent à des intervalles très courts.