ONDES ENTRETENUES DES MACHINES ALTERNATIVES
Quelle peut être une machine à courants alternatifs à employer directement pour des communications radiotélégraphiques par ondes entretenues ?
Dans les premières années de la télégraphie sans fil, l'idée n'avait pas pu venir de substituer des courants d'alternateurs aux courants alternatifs d'extrême fréquence, produits par des décharges de condensateurs. En effet, les courants des alternateurs industriels destinés à l'éclairage età la traction, ont une fréquence comprise entre 50 et 150, alors qu'un poste radiotélégraphique à antenne rectiligne de 75 mètres ou d'une longueur d'onde de 300 mètres exigerait des courants alternatifs d'une fréquence égale à un million.
On ne pouvait songer à construire à la facon ordinaire des alternateurs d'une fréquence aussi élevée. En effet, dans la construction usuelle, en face d’un enroulement induit fixe, on fait tourner uniformément, autour d’un axe qui passe par son centre, une couronne annulaire de pôles d'électroaimants, alternativement nord et sud, régulièrement espacés. La période de la force électromotrice induite est le temps qui sépare les passages de deux pôles consécutifs de l’inducteur devant un même point de l'enroulement induit. La fréquence du courant, qui est l'inverse de la période, croît ainsi avec le nombre des pôles de la couronne annulaire et avec la vitesse de rotation. Comme le diamètre de l'anneau augmente avec le nombre des pôles, les effets de la force centrifuge limitent, soit le nombre des pôles, soit la vitesse de rotation. L’accroissement du nombre
des pôles sur une circonférence donnée diminue l'étendue de chaque pôle et l'induction dans l'induit.
D'ingénieuses multiplications, indirectes, de la fréquence, ont, il est vrai, fait obtenir, avec des machines déjà puissantes, des oscillations entretenués dont la fréquence atteignait le nombre de 50.000.
Pour les très longues portées, on a dû, à la fois, mettre: en jeu des énergies très puissantes et donner aux antennes une énorme capacité, exigeant des hauteurs et des suriaces considérables. La capacité des condensateurs et des antennes correspondait, pour les radiations utilisées, à de très grandes longueurs d'onde. De la longueur d'onde de 6 kilomètres, adoptée pendant une dizaine d'années dans plusieurs grands postes, on est arrivé récemment à 20, puis à 30 kilomètres, ce qui fait tomber la fréquence à 10.000. L'emploi de puissantes machines à courants alternatifs, de 10.000 vibrations par seconde, sans multiplication, s'impose dans les grands postes.
Si, d'après les nombres précédents, la télégraphie par étincelles est destinée à disparaître pour les grands postes, ne pouvait-on pas supposer que, faute de mieux, elle se. maintiendrait pour les petits postes? Cela n'est plus pro-. bable, car, pour les postes à courte antenne, ou à petite: longueur d'onde, dont la portée ne dépasse pas quelques : centaines de kilomètres, un procédé nouveau, inattendu, : est venu s'imposer d'emblée. Ce procédé, d'origine américaine, qui a apporté des ressources exceptionnelles en radiotélégraphie, a eu pour point de départ l'introduc- : tion d’un redresseur spécial de courants oscillatoires : : la Hubert à deux électrodes,
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