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guerre. Nous décrirons le poste à étincelles rares (42 périodes), de 50 kilowatts, et le poste à étincelles musicales, de 150 kilowatts environ tels qu'ils existaient en 1914.

Le poste à étincelles rares est alimenté par le courant alternatif à 42 périodes, 220 volts, fourni par le secteur de la rive gauche. Le cireuit d'alimentation comprend, outre le primaire du transformateur, une self de réglage et le manipulateur, aux bornes duquel est intercalée une résistance. La self de réglage a pour but de provoquer la mise en résonance du circuit de charge du condensateur sur la période du courant

Fig. 171

d'alimentation: elle est divisée en deux parties, l’une à variation discontinue, l’autre à variation continue permettant d'obtenir toutes les valeurs comprises entre deux valeurs de la première. La première a une valeur maxima de 9 millihenrys, la deuxième d’un millihenry ; leur cuivre peut supporter 320 ampères. Le fer de la première est calculé pour 880 volts, celui de la seconde pour #40 volts. Il existe, en outre du réseau, un alternateur de secours à 42 périodes, 250 volts à vide. La manipulation se fait en court-circuitant une partie plus ou moins grande d’une résistance mise en série avec la self de réglage et le primaire du transformateur. Les manipulateurs sont actionnés par relais; ils sont de plusieurs sortes : Le premier est un manipulateur à turbine avec jet de mercure établi par le colonel Ferrié; le jet de mercure d’une petite turbine entraînée par un moteur asynchrone frappe sur une couronne de cuivre rouge; la tuyère par laquelle sort le jet est articulée, et peut être déviée par un électroaimant, actionné par un courant auxiliaire, de facon que le jet ne frappe plus la couronne de cuivre. Dans un autre modèle une pompe électromagnétique lance un jet de mercure, qui dure tant qu'on appuie sur le manipulateur, mais cesse dès que celui-ci revient à sa position de repos. Enfin, dans un troisième appareil le second manipulateur comporte un

électro-aimant dont l'armature soutient des cylindres de graphite. Ces. cylindres, groupés en série parallèle, constituent les plots du manipulateur. Quand le courant passe dans l’électro-aimant actionné par le petit manipu— lateur auxiliaire, les cylindres sont entraînés par l’armature et viennent buter, perpendiculairement à leur axe, contre des cylindres identiques: le circuit d'alimentation est alors fermé. Des ressorts amortissent les chocs des cylindres les uns contre les autres,

Les rhéostats de manipulation, d’une résistance de 2,8 ohms, sont constitués par des rubans de maillechort baignant dans l'huile refroidie Par une circulation d’eau. Un troisième rhéostat, qui permet de faire varier l’énergie employée à la transmission, reste en série avec le manipulateur; la valeur normale de la résistance laissée en série est 0,4 ohm. L’intensité du courant qui passe dans le primaire, manipulateur levé, est 270 ampères, et atteint 310 ampères quand le manipulateur est abaissé. Le transformateur est du type industriel sans fuites, immergé dans l'huile ; il est à quatre rapports de transformation 40, 50, 60, 65, obtenus par prises secondaires; il est calculé Pour une tension de 140 kilovolts ampères. L'intensité primaire peut atteindre 320 ampères, l'intensité secondaire 6 ampères. La tension primaire qui est de 220 volts efficaces croît, par suite de la résonance, à une valeur limite qui dépend des pertes dans le fer ou dans le cuivre. Le coefficient de surtension est de 5 environ en service normal,

Le secondaire du transformateur à basse fréquence alimente le circuit excitateur, qui comprend la batterie de condensateurs, l’éclateur, et le primaire du transformateur d’oscillations à haute fréquence. La batterie

ee ATEN de condensateur a une capacité de T0 microfarads ; elle comprend 7 éléments

LUE RAR Fe : Rx de 40 Microfarad, réunis en cercle autour du bâti ui supporte l’éclateur.

Ces éléments, constitués par des tubes Moscicki montés en cascade, Peuvent supporter 120 000 volts, mais travaillent normalement au régime de 80000 à 90 000 volts maximum. Au centre de la batterie, un bâti en chêne supporte l’éclateur du type tube-plateau, dont le tube à 20 centimètres de diamètre et 1 centimètre d'épaisseur, et le plateau à 65 centimètres de diamètre et 2 centimètres d'épaisseur. L’étincelle est soufflée Par un courant d'air envoyé dans le tube par un ventilateur de 2 chevaux. La longueur d’étincelle est 15 millimètres. Le transformateur d’oscillations est du type en dérivation: il est Composé d’un serpentin de tube de cuivre rouge, formé de 4 spires, d’un diamètre moyen de 60 centimètres, le diamètre du tube étant 10 centimètres et son épaisseur 3 millimètres. Les spires sont espacées de 10 centimètres; une fente de 1 millimètre est ménagée tout le long du serpentin, de façon à réduire les Courants de Foucault. Un palier servant à la prise de contact de la terre est situé à la partie inférieure du serpentin et une colonne centrale, avec pince et colliers de serrage, permet le réglage du circuit du condensateur sur le circuit antenne-terre.

Le poste musical est alimenté par un alternateur à 1 000 périodes, système Béthenod, 509 volts à vide, 600 ampères, monté sur le même arbre que la génératrice de secours à 42 périodes du poste à étincelles rares,

Fhomson-Honston de 400 chevaux, 5 000 volts, triphasé. Le circuit primaire du transformateur comprend l'alternateur, la self de réglage, du même genre que celle du poste à étincelles rares, et le primaire du transforma-

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