‹ La télégraphie sans filChapitre 19 sur 221 · VI. — Concziusrons · texte numérisé non relu

VI. — Concziusrons

45. 1° Les antennes d'émission et de réception doivent être considérées comme des circuits oscillants présentant, en

plus de leur résistance ohmique, une radiance, en vertu de laquelle elles rayonnent dans l’espace une certaine quantité d'énergie.

2° L'émission peut se faire, soit par oscillations libres de l’antenne d'émission, soit par oscillations entretenues. Dans ce dernier cas, l'énergie empruntée à la source est maxima dans le cas de la résonance, c’est-à-dire quand la fréquence de la force électromotrice appliquée est égale à celle des oscillations libres de l’antenne d'émission.

3° L'énergie utilisée dans l'antenne de réception est maxima quand la fréquence des oscillations libres de cette antenne est égale à celle des signaux à recevoir. On dit alors que les deux postes d'émission et de réception sont en syntonie. Si l'émission a lieu par oscillations libres de l'antenne de transmission, les deux antennes ont alors même fréquence d’oscillations libres.

4° La syntonie est d'autant plus aiguë que les amortissements des ondes émises et du système récepteur sont plus faibles.

5° Le rendement augmentant en général rapidement avec les hauteurs des antennes, il y a intérêt à faire celles-ci le plus élevées possible.

6° Il faudra, puisque le rendement est inversement proportionnel au carré de la longueur d'onde, employer de grandes fréquences pour les radiocommunications. Cette dernière conclusion, qui suppose la terre plane et parfaitement conductrice, et l'atmosphère parfaitement diélectrique, n'est évidemment qu'une première approximation. Nous allons voir maintenant dans quel sens la théorie et l'expérience nous conduisent à modifier les relations que nous venons d'obtenir.

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