Dans le cas où l’oscillation de haute fréquence
employée est l'oscillation libre de l'antenne, c’est-à-dire, où l'antenne, primitivement chargée à un potentiel V, se décharge
ensuite par oscillations (c’est, ainsi que nous le verrons plus loin, le cas des systèmes de télégraphie sans fil à étincelles ou àa ondes amorties), l'énergie emmagasinée dans l'antenne à chaque charge, ou à chaque étincelle, est, si C est la capacité de l'antenne
y a 5CV ;
C'est cette énergie qui se dissipe, ainsi que nous l'avons vu plus haut, en chaleur et en rayonnement ($ 75) pendant la décharge. a
S 1l y a » étincelles par seconde l'énergie mise en jeu pendant ce temps, ou puissance, est
À nCV?.
L'énergie mise en jeu est donc déterminée d’une part par le potentiel de la charge : celui-ci est limité par l'isolement; quant à la capacité, nous avons vu plus haut comment elle varie avec les différents types d'antennes.
Supposons par exemple qu'on charge, à un potentiel de
100 000 volts, une antenne de -=__ microfarad de capacité
ol 1000 000 000 V — 100 000
l'énergie emmagasinée par la charge est
UT ARR QUE RE 5 CV2— 5 1 000 000 000 De à 100 000“ — 5 watts-seconde
et s'il y a 500 étincelles par seconde, la puissance mise en jeu est
; nCV?= 5 XX 500 — 2 500 watts.
4° Rayonnement des antennes.
75. Antennes à grande capacité concentrée au sommet. — La théorie que nous avons donnée au chapitre 1, $ 24, au sujet du rayonnement d’un conducteur très court par rapport à la longueur d'onde de l’oscillation, s'applique exactement au cas des antennes à grande capacité terminale, puisque dans ce cas ($ 66) le courant est le même tout le long de l'antenne.
Celle-c1 rayonne autour d’elle par unité de temps une quantité