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CHAPITRE IV

La transmission des ondes électro-magnétiques.

78. Nous avons vu, dans les chapitres précédents, qu'il est nécessaire, pour rayonner de l'énergie, de provoquer dans les antennes des oscillations électriques de haute fréquence.

On peut y arriver de deux façons, soit en produisant directement dans l'antenne elle-même des courants de haute fréquence, amortis ou entretenus (cas de l'excitation directe), soit en accouplant l'antenne, par l'intermédiaire d’un transformateur, à un circuit oscillant (cas de l'excitation indirecte).

Le circuit oscillant, dans le dernier cas, ou l’antenne, dans le premier, doivent être réunis directement à une source de force électromotrice de haute fréquence, ou, être parcourus par des oscillations amorties. Nous étudierons en premier lieu le moyen de produire ces oscillations, amorties ou entretenues.

Nous nous occuperons ensuite de la question de l'excitation des antennes.

Enfin, les émissions ne sont pas continues : les Signaux émis consistent en séries d'oscillations, de durées variables, séparées par des intervalles sans émission. L'installation doit donc comporter un appareil permettant de provoquer ou d'interrompre à volonté l'émission des ondes électro-magnétiques. C'est le rôle du manipulateur.

A) Oscillations électriques amorties, obtenues par la décharge d'un condensateur dans un circuit à étincelle.

1° Tnéorre.

79. Circuit oscillant. — Considérons un circuit oscillant formé d'un condensateur C, une self L, et une résistance R (fig. 37).

Nous avons vu que, pour que ce système soit capable d’oscillations, il faut que les pertes d'énergie dans le circuit ne soient pas trop grandes.

80. Rôle de l’étincelle. — Il faut en outre que la liaison conductrice entre les deux armatures du condensateur soit rapidement établie, aussitôt le condensateur chargé. Reprenons en effet la comparaison du pendule, dont nous nous sommes déjà servis : si, la masse pesante ayant été préalablement écartée de la position d'équilibre, on la retenait pendant la descente, au lieu de l’abandonner à elle-même, elle n'oscillerait pas autour du point d'équilibre, mais s’arrêterait en arrivant à ce point. Il faut, de même, dans la décharge du condensateur, que le temps nécessaire pour cela soit une fraction très petite de la période du mouvement oscillant qui, en radiotélégraphie est, comme nous l'avons vu, 15000 au moins. On ne peut donc se servir d'interrupteurs ordinaires, formés par exemple d'une clé qu'on appuie à la main sur un plot, ou d'interrupteurs mécaniques. Pour se tirer d'affaire, on établit entre les corps À et B une différence de potentiel progressivement croissante. Ils se chargent d'électricité jusqu'à ce que, la différence de potentiel étant trop élevée, une étincelle éclate entre eux. La présence de l’étincelle rendant l'air conducteur, le condensateur se décharge, et comme la durée d'établissement de l’étincelle est très faible, la déchargeestoscillante.

Resistance déetincelle en Ohms

8 1. Différentes causes d’amortissement. — Fig. 36. — Courbes donnant la résistance de l'étincele Nous signalerons en par-

en fonction de sa longueur. ticulier.

1° La résistance du conducteur, d’ailleurs toujours très petite par rapport à celle de l’étincelle;

2° La résistance de l’étincelle.

Les circonstances qui influent sur la valeur de cette résistance sont encore mal connues, quoique la question ait fait l'objet de

5 cm.

3 & Longueur de 7 etrncelle

CS PR Le

nombreuses études. Il semble que la résistance de l'étincelle augmente avec la résistance ohmique du conducteur, diminue quand la capacité devient plus grande et dépende très peu de la self-induction du circuit oscillant. Pour de petites longueurs d'étincelle, la résistance est très grande; elle passe par un minimum pour une longueur comprise entre 3 et 6 millimètres suivant la capacité employée, puis croît quand la longueur d'étincelle augmente. Les courbes de la figure 36, dues à Rempp, montrent la variation de résistance d’étincelle avec la capacité et la longueur de l’étincelle.

3° La résistance de rayonnement, ou radiance.

4° L'amortissement par hystérésis magnétique ou diélectrique. Nous avons déjà étudié ces différentes causes

d'amortissement.

L E Éléments d’un circuit oscillant. — Un cireuit oscillant se composera d’un condensateur C, ds d'une self-induction L,, et d’un éclateur E, formé Fig. 27.

de deux pôles entre lesquels jullit l’étincelle

(fig. 37). Les pôles de la source qui sert à charger le condensateur aboutiront, soit aux armatures du condensateur, soit aux pôles de l’éclateur.

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